Maison neuve : les cinq clés de l’isolation

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Si les maisons neuves d’aujourd’hui vous permettent de faire des économies d’énergie, c’est grâce à leur isolation performante. Mais comment ça marche ? Quelles normes respecter ? Quels matériaux choisir ? Comment les mettre en œuvre ? Quels sont les pièges à éviter ?

Jamais les maisons neuves n’ont été aussi performantes. Ce haut niveau d’efficacité, elles le doivent à des règles de construction très strictes, qui imposent notamment une isolation de haut niveau. Cette dernière concerne tous les points de la maison, qu'il s'agisse des murs, des planchers bas et intermédiaires, des toitures, des baies vitrées, des portes, etc. La pose obéit à une très grande rigueur. Elle est d'ailleurs réglementée et les artisans doivent être spécialement formés. Pour suivre ces règles rigoureuses et vous permettre de marier confort et économies d’énergie en toute saison, autrement dit d'avoir chaud en hiver et garder de la fraîcheur en été, constructeurs et fabricants proposent une kyrielle de solutions techniques. Reste à choisir la bonne…

Maison neuve : l'isolation en bref

  • La réglementation environnementale 2020 (RE 2020), qui encadre la construction, impose aux maisons neuves d’avoir un bâti très performant, ce qui passe par une très bonne isolation. Si la RE 2020 ne privilégie pas de solution technique particulière, elle impose aux matériaux, donc aux isolants, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • Tous les matériaux isolants permettent d’atteindre les objectifs de la RE 2020, qu'ils soient classiques ou biosourcés. Les solutions techniques sont choisies au stade de l’étude thermique et environnementale, lors de la conception de la maison. Le résultat dépend de la qualité de la mise en œuvre.
  • Laine de verre ou de roche, polystyrène expansé, polyuréthane, matériaux biosourcés comme la fibre de bois ou la ouate de cellulose, les matériaux isolants sont très nombreux sur le marché. Les constructeurs emploient des solutions certifiées, porteuses de labels de qualité. La pose est elle aussi encadrée par des normes.
  • Dans la majorité des cas, les maisons sont isolées par l’intérieur. Cette solution présente le meilleur rapport performance/facilité de mise en œuvre/prix. Autres options : l’isolation répartie, l’isolation par l’extérieur et l’isolation mixte (par l’intérieur et par l’extérieur), souvent rencontrée dans les maisons à ossature bois ou métal.
  • Pour une efficacité maximale, tous les points de la maison sont isolés (planchers bas et intermédiaires, murs, plafonds, etc.). Les ponts thermiques sont spécialement traités, comme l'impose la RE 2020. Les menuiseries (baies, fenêtres, portes, etc.) sont elles aussi isolantes.

1- Isolation : que dit la réglementation ?

La réglementation environnementale 2020, le texte qui régit la construction depuis janvier 2022, n’impose ni matériau, ni mode constructif particuliers. Vous pouvez parfaitement bâtir une maison en brique, en bois ou en bloc béton, l’isoler par l’intérieur ou par l’extérieur. Logique : « la principale exigence de la RE 2020, c’est une obligation de résultats », indiquent Lara Laugar et Dimitri Molle, du bureau d’études Senova dans leur livre qui décortique la réglementation (Editions Eyrolles). En clair : tous les moyens sont bons pour respecter les plafonds de consommation d'énergie fixés par la RE 2020. Avec elle, pas question de dépasser 75 kWh/m²/an, un seuil modulable en fonction de la localisation et de l'altitude de la maison. 

Commet atteindre ces objectifs ? Le bureau d'études énergétiques et environnementales du constructeur commence par entrer dans son logiciel dédié les coordonnées de la maison, ainsi que ses caractéristiques architecturales (il tient notamment compte des contraintes d'urbanisme). Il obtient son besoin en chauffage et en rafraîchissement sous la forme d'un coefficient dit Bbio exprimé en points. Plus précisément, le besoin bioclimatique Bbio de la maison doit toujours être inférieur à un plafond maximal défini par la réglementation, le Bbiomax. Une maison dont le Bbio dépasse le Bbiomax n'est pas conforme.

Tous ces chiffres, tous ces éléments figurent dans l'étude énergétique et environnementale de la maison que le bureau d'études fournit au constructeur. Ce même bureau d'études va aussi donner ses recommandations et ses conseils pour que la règle du Bbio soit respectée. Il va par exemple recommander tel type d’isolation, en tenant compte de son efficacité, de sa facilité de mise en œuvre, de son bilan carbone (la RE 2020 réduit l'empreinte environnementale de la maison) et de son coût. « L’objectif du constructeur est certes de bâtir une maison performante et conforme à la réglementation, mais aussi de maîtriser ses prix pour préserver le pouvoir d’achat de ses clients », explique Serge Nauges, P-DG des Maisons Serge Olivier, en Occitanie.

Isolation : confort en toute saison
La RE 2020 apporte une grande nouveauté par rapport aux précédentes réglementations : elle insiste sur le confort d'été, les maisons neuves devant rester vivables lors d'épisodes de canicule appelés à se multiplier. Si la conception bioclimatique est utile (ombrages apportés par des brise-soleil ou des volets roulants automatisés par exemple), l'isolation a aussi un grand rôle à jouer. Plus elle est efficace, plus elle sera à même de garder la fraîcheur à l'intérieur. L'idée, c'est de marier inertie thermique et temps de déphasage. Lors des nuits d'été, la structure de la maison va stocker la fraîcheur pour la restituer progressivement le jour, participant ainsi au confort des habitants. C'est notamment pour cette raison que les matériaux classiques comme la brique et le béton ont encore un avenir. D'autant que les industriels qui les fabriquent réduisent leur empreinte carbone.

Réalisation d’un plancher bas. Pour satisfaire aux objectifs de la RT 2012, il doit offrir une très bonne résistance thermique.

2- Isolants : quelles performances ?

Deux indicateurs permettent de mesurer précisément les performances des matériaux d’isolation. Le lambda mesure la conductivité thermique. Plus il est bas, meilleures sont les capacités d’isolation du matériau. Le coefficient R, lui, donne la résistance thermique. Plus il est élevé, plus le matériau est performant. Attention : ce sont les performances de l’enveloppe (ensemble gros œuvre/isolation) qui sont prises en compte et pas seulement celles de l’isolant.

Selon le bureau d’études Senova, une maison, pour rester dans les clous de la RE 2020, doit afficher les coefficients R suivants, sachant que les chiffres les plus bas se rencontrent dans les régions les plus chaudes de l'Hexagone :
- 3,8 à 6 pour les murs donnant sur l’extérieur (l'équivalent de 10 à 20 cm d'épaisseur d'isolant selon les solutions choisies) ;
- 7,5 à 12 pour les rampants (parties les plus inclinées de la toiture), soit 28 à 45 cm d'épaisseur d'isolant ;
- 5,5 à 8 pour les toits plats, ce qui compte pour 12 à 18 cm d'épaisseur d'isolant ;
- 3,7 à 5,6 pour les planchers bas sur vide sanitaire (80 % des maisons neuves), soit 10 à 15 cm d'épaisseur.

La RE 2020 a pour but de renforcer les performances des maisons neuves pour limiter leur consommation. Mais pas que. Elle s'attaque aussi à la réduction de leur empreinte environnementale. Les matériaux doivent ainsi respecter des plafonds d'émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre. Chaque matériau, y compris les isolants, s'accompagne d'une Fiche de déclaration environnementale et sanitaire qui dresse notamment leur bilan carbone. Là encore, ces infos sont moulinées par le logiciel du bureau d'études pour déterminer les solutions les plus efficaces en termes de performance comme d'empreinte environnementale. 

Pose de blocs avec isolant incorporé. Une solution qui va permettre de réduire la couche d’isolation rapportée.

3- Isolation : quel est le meilleur matériau ?

Laine de verre, laine de roche, polystyrène expansé ou PSE, ouate de cellulose, fibre de bois : dans le monde de l’isolation, ce ne sont pas les matériaux qui manquent. Tous permettent d’atteindre le niveau exigé par la  RE 2020, pour peu qu’ils soient associés à un gros œuvre efficace, mais aussi décarboné et que les deux soient mis en œuvre dans les règles de l’art. Les matériaux industriels (laine de verre, de roche, PSE, perlite, etc.) sont les plus employés. Abondants,  ce sont les moins chers. Leur mise en œuvre est facile et rapide. On les trouve par exemple sous forme de panneaux clipsables sur les murs, ce qui permet de laisser passer les fils électriques tout en assurant de très bonnes performances.

C’est la performance du matériau et de l’isolant qui est prise en compte pour bâtir une maison économe en énergie.

Les laines minérales sont sensibles à l’humidité. C’est pourquoi un pare-vapeur leur est toujours associé. Sous la toiture, elles s’accompagnent d’un pare-pluie. Le polyuréthane est particulièrement performant et n’est pas sensible à l’eau. Tous ces matériaux sont peu écolos puisque leur fabrication nécessite beaucoup d’énergie grise. Mais les fabricants réduisent leur empreinte carbone grâce au recyclage ou à une production et un approvisionnement en circuit court. Certaines laines minérales intègrent un liant biosourcé, ce qui les rend plus écologiques.

Les isolants biosourcés d'origine végétale sont a priori les plus vertueux  Laine de chanvre, fibre de bois ou ouate de cellulose sont des produits naturels. Leurs performances sont élevées tant en termes de résistance thermique que de déphasage (temps que mettent les calories à traverser le mur pour entrer dans la maison). Ils ne sont pas 100 % bios (sauf le liège) puisqu’ils reçoivent des liants et des matériaux synthétiques qui augmentent leur résistance au feu, aux moisissures et aux insectes. Le liège présente un mauvais bilan carbone : les panneaux sont en effet constitués de particules qui doivent être cuites en autoclave pour assurer leur cohésion, ce qui émet du CO2. Autre point qui compte : les produits biosourcés sont plus chers que les isolants classiques. La différence peut aller du simple au quintuple !

Quel que soit l’isolant employé, veillez à ce qu’il soit certifié. Le marquage CE, les certifications NF, CSTbat et Acermi sont indispensables. Ils garantissent les performances en termes de résistance thermique, de réaction au feu, de comportement mécanique, de stabilité, de résistance à l’eau, etc. Les produits qui ne sont pas encore certifiés doivent faire l’objet d’un avis technique du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Enfin, leur mise en œuvre doit obéir à des règles précises, stipulées dans des documents techniques unifiés (DTU). L'empreinte carbone, un critère pris en compte par la RE 2020, est précisée dans la Fiche de déclaration environnementale et sanitaire (FDES).

Quel prix pour l'isolation ?
Les solutions les moins chères : la laine de verre (dans les 5 €/m² HT pour un coefficient R de 5), suivie par la laine de roche (environ 8 €/m²) et la ouate de cellulose (10 €/m²). Fibre de bois, laine de chanvre ou encore composites lin/chanvre tournent autour de 20 €/m². Le polyuréthane monte à 25 €/m². Le plus cher : le liège expansé, qui dépasse les 80 €/m² (source : Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement ou Cerema). Ces données sont à relativiser. Des volumes de production élevés avec des matériaux chers permettent de faire baisser les coûts. Certains constructeurs proposent des maisons à des prix très attractifs en utilisant le polyuréthane, par exemple.

Les solutions en matière d’isolation sont très nombreuses. Ici, on pose de la laine de verre avec un liant qui préserve la qualité de l’air intérieur sur un mur de briques.

4- Isoler par l'intérieur où par l'extérieur ?

Dans la plupart des cas, les maisons neuves conformes à la RE 2020 sont isolées par l’intérieur. « C’est un procédé très efficace, simple à poser, qui correspond aux habitudes des entreprises de construction », explique un consultant spécialisé dans l’étude de la maison individuelle. Les solutions les plus courantes : des murs en brique ou en bloc béton rectifié (ils se posent sur joint mince grâce à un mortier-colle pour associer solidité et étanchéité) accompagnés d’un isolant par l’intérieur pour les murs, des planchers bas sur hourdis isolant (ce sont de gros blocs de polystyrène notamment), des panneaux isolants sous les toitures. La condensation ainsi que l’effet de paroi froide disparaissent, ce qui offre beaucoup de confort. Autre avantage : un coût très abordable. Côté inconvénients, la surface intérieure de la maison diminue un peu, les prises de courant et les menuiseries doivent être montées avec soin pour éviter les ponts thermiques.

Moins de 1 % des maisons neuves sont isolées par l’extérieur. Très efficace, cette solution consiste, en quelque sorte, à placer des panneaux d'isolant sur l'extérieur des murs, un peu comme si l'on enfilait un pull sur la maison. De quoi supprimer les ponts thermiques, même s’il faut apporter un soin particulier aux ouvertures, aux points de jonction avec la charpente et aux parties basses des murs extérieurs. Il n’y a pas de pertes de surface pour les pièces intérieures. L’étanchéité doit être très étudiée pour éviter les remontées d’eau par capillarité. Ce système demande une main-d’œuvre spécialement formée et rompue à ce procédé. Le coût est plus élevé que celui de l'isolation par l'intérieur.

Plus chère et plus délicate à mettre en œuvre, l’isolation par l’extérieur reste peu employée dans la maison neuve.

Autre solution : l’isolation mixte, à la fois par l’extérieur et par l’intérieur. Elle est souvent rencontrée dans les maisons à ossature bois ou métal. Comment ça marche ? L’ossature est garnie avec un isolant et l’on rajoute, sur l’extérieur du mur, une autre couche d’isolant. Le système est associé à un pare-vapeur et le tout est recouvert de bardage ou d’enduit. Industrialisée, cette solution est aussi économique que performante et son niveau de qualité est constant. La main  d’œuvre doit être spécialement formée pour une pose dans les règles de l’art. Autre atout : des temps de montage très courts, peu de déchets de chantier et moins de pénibilité pour les équipes de pose.

Certaines maisons font appel à l’isolation répartie. L’idée : c’est le matériau de construction qui assure une bonne partie de l’isolation. Les blocs béton ou les briques sont garnis d'un isolant (laine minérale, mousse de ciment), qui leur donne de très hautes performances tout en assurant la solidité de la maison. Cette solution nécessite l'ajout d'un isolant, le plus souvent posé par l'intérieur. En revanche, les monomatériaux  (blocs très épais et alvéolés faits de béton, de brique ou de béton cellulaire) sont moins employés. Fragiles, ils augmentent la pénibilité sur les chantiers et coûtent plus cher. D'autres industriels misent sur le bloc coffrant. Comment ça marche ? On construit un mur fait de deux parois de PSE (l'autre nom du polystyrène) séparées par un vide, lequel est comblé par du béton. Résultat : une isolation par l'extérieur ET par l'intérieur !

Isolation par l’extérieur réalisée en panneaux de liège. Très efficace et très écologique, ce procédé reste cher.

 5- Isolation : ce qu'il faut traiter dans la maison

Toute la maison doit être bien isolée. À commencer par les murs. « Pour les maisons en plaine, la brique collée de 20 cm d’épaisseur associée à un isolant performant est suffisante », explique un constructeur auvergnat. « En altitude, nous préférons le bloc pierre ponce, qui fait montre de meilleures vertus thermiques, même si là encore nous lui ajoutons un isolant. » Et Pierre Jude, P-DG de Maisons Pierre d'ajouter : « nous employons des blocs béton à forte résistance thermique et nous leur ajoutons un isolant réflecteur alvéolaire plus un isolant en polyuréthane », indique Pierre Jude, P-DG de Maisons Pierre.

Le plancher bas, lui aussi, doit faire l’objet de toutes les attentions. Pour les constructions sur vide sanitaire, on pose des poutrelles en béton avec des entrevous en polystyrène et de plus en plus en matériaux recyclés. Ces gros blocs qui s'emboîtent les uns dans les autres permettent d'obtenir une isolation de très haut niveau. « Outre ses vertus isolantes, cette solution permet de lutter contre les remontées d'humidité et évite les dommages liés au tassement des sols », indique un constructeur francilien.

Pour les constructions sur terre-plein, le dallage est coulé sur un isolant rigide à l’aide d’un béton autoplaçant. Ce dernier est plus facile et plus rapide à mettre en œuvre. Il est également possible d’installer une chape flottante au rez-de-chaussée. Une fois le béton coulé, on installe un isolant puis une deuxième dalle, plus mince et désolidarisée du gros œuvre, est posée. Pour les constructions à étage, les planchers hauts reçoivent eux aussi des poutrelles avec une isolation sur entrevous et des rupteurs de ponts thermiques (un élément essentiel). Planchers hauts ou bas, tout est prévu pour accueillir le chauffage par le sol dans les meilleures conditions d'étanchéité. Si, bien sûr, c'est cette solution qui est retenue.

La toiture n’est pas oubliée. Avec des combles perdus, on souffle de la laine minérale en flocons ou de la ouate de cellulose. Il est également possible de poser des panneaux isolants ou des rouleaux. Une solution qui peut aussi s’appliquer aux combles aménageables. Certaines toitures sont isolées par l’extérieur. Des chevrons enserrent de la laine de roche, le tout étant recouvert d’une plaque de plâtre. Résultat : une isolation continue du bas de la toiture jusqu’au faîtage. Ces caissons accueillent les matériaux de couverture. A l’intérieur, la plaque de plâtre sera enduite puis peinte ou recouverte de papier peint.

Entre autres exigences, la RT 2012 mise sur une isolation performante. Mais elle n’impose pas de procédé particulier. Knauf Insulation.

Et les menuiseries ? Le plus souvent, vos fenêtres seront munies de doubles vitrages à faible émissivité. Entre les deux vitres se trouve une lame de gaz neutre (de l’argon le plus souvent), qui renforce les capacités d’isolation. L’une des vitres est recouverte d’une couche d’oxyde métallique, qui retient les rayons du soleil à l’intérieur, ce qui optimise les économies d’énergie. Côté matériau, toutes les fenêtres, qu’elles soient en PVC, en bois ou en alu, permettent d’atteindre les objectifs fixés par la réglementation. Vous pouvez même vous offrir des baies à galandage (elles s’ouvrent en rentrant dans le mur).

La réglementation impose de traiter les ponts thermiques, ces points de la maison qui présentent une moindre résistance thermique (jonction plancher/mur,  par exemple). Des rupteurs seront ainsi placés sur les planchers bas, autour des fenêtres, au niveau des prises de courant, des prises d’air de la ventilation, etc. L’objectif : offrir à la maison une isolation continue, donc efficace. Cette question fait l'objet d'un soin tout particulier avec notamment le respect de coefficients imposés par la RE 2020. « S’ils ne sont pas traités, les ponts thermiques peuvent représenter jusqu’à 40 % des consommations de chauffage dans une construction de niveau RE », avertissent Lara Laugar et Dimitri Molle chez Senova.

La RT 2012 impose de traiter les ponts thermiques. Ici, le système Jackodur de chez Jackon.

Isolation : quelles garanties ?
Partie intégrante du gros œuvre de la maison, l'isolation est d'abord couverte par la garantie de parfait achèvement, laquelle a pour but de réparer les désordres survenus lors de la réception et dans l'année qui suit cette formalité. Elle est aussi protégée par la garantie décennale. D'une durée de dix ans, cette dernière entre en jeu pour remédier aux désordres qui compromettent la solidité de la maison ou qui la rendent inhabitable. Pour faire jouer la décennale, vous souscrivez une assurance dommages-ouvrage (elle est obligatoire comme le précise l'article L 241-1 du Code des assurances. En cas de problème et après expertise, l'assureur en dommages-ouvrage vous indemnise et se retourne ensuite contre les entreprises fautives. Une solution pratique et sécurisante !