La résistance de l'architecture traditionnelle

Laurence Mertz
Mis à jour par
le 13 juin 2017
Journaliste chez PAP.fr

D’une part parce que les maîtres d’ouvrage pensent à la revente et ne veulent pas se lancer dans un projet de construction trop atypique. « Les acquéreurs ne sont pas nécessairement attirés par des architectures traditionnelles mais la maison demeure avant tout un investissement patrimonial. Ils favorisent des projets assez sages, bien que le contemporain soit à la mode », estime François Balthazard, président de Chênes Construction.

D’autre part parce que les clients disposent souvent d’un budget limité qu’ils utilisent de façon pragmatique. Ils se préoccupent plus de la superficie et des performances en matière de chauffage et d’isolation que d’architecture. Or « c’est l’architecture qui fait monter le ratio au mètre carré. Une maison de faible superficie n’est pas forcément moins chère : que la maison soit petite ou grande, la pompe à chaleur par exemple coûtera le même prix », détaille Marguerite Lasalle. Une maison sur mesure est abordable même pour les primo-accédants dès 100 000 € pour trois chambres. En moyenne comptez 250 000/300 000 € pour une belle demeure personnalisée.

Une maison France Confort qui joue les contrastes de couleurs pour accentuer sa personnalité. www.maisons-france-confort.fr © Maisons France Confort, Groupe HEXAOM

Enfin parce que les Architectes des Bâtiments de France sont très présents en Bourgogne. Comme les mairies, ils favorisent tous les éléments qui s’intègrent sans heurts esthétiques au bâti déjà existant. Les villages sont souvent classés car les clochers, les cheminées sarrasines… sont nombreux. Et les ABF sont exigeants. « Ils imposent des pentes de toit, des couleurs de tuile par exemple », rappelle Mélinda Saunier, assistante commerciale des Maisons de Bourgogne.

Enfin parce que les Architectes des Bâtiments de France sont très présents en Bourgogne. Comme les mairies, ils favorisent tous les éléments qui s’intègrent sans heurts esthétiques au bâti déjà existant. Les villages sont souvent classés car les clochers, les cheminées sarrasines… sont nombreux. Et les ABF sont exigeants. « Ils imposent des pentes de toits, des couleurs de tuile par exemple », rappelle Mélinda Saunier, assistante commerciale des Maisons de Bourgogne.

Une demeure contemporaine aux lignes très épurées qui plaira aux Bourguignons amateurs de modernité. Une création de Val-de-Saône Bâtiment. www.valdesaone-batiment.fr © Val de Saône Batiment

La solution ? Trouver des accords avec les ABF en réfléchissant à l’architecture de la maison dès le départ. Mais à Dijon, où se construisent des maisons bourgeoises très traditionnelles, hautes, avec des chiens-assis, et très peu de débords de toiture, il est « inutile d’espérer faire construire une maison contemporaine, cubique, avec toit-terrasse dans le cœur de Dijon ! », avertit Gregory Georges, directeur commercial maisons individuelles des Maisons Moyse.

Pour cette villa chic, les Compagnons constructeurs ont misé sur les jeux de volumes et des coloris contemporains. compagnons-constructeurs.fr © Les Compagnons Constructeurs

Architecture classique mais unique

Les maisons bourguignonnes respectent les disparités architecturales de la région. En Côte-d’Or par exemple, « les pentes de toiture sont plus accentuées dans le Nord que dans le Sud qui aime un style plus "médiéval". C’est une habitude culturelle », analyse Maxime Cherpin. L’architecture dépend aussi du climat. Par exemple « entre Châlons et Mâcon, c’est à cause de la différence des précipitations de neige que le degré d’inclinaison des toitures n’est pas le même », explique Marguerite Lasalle.

Les maisons bourguignonnes aiment les enduits traditionnels, le style empierrement ou des bardages en bois composite de couleurs. Si c’est autorisé par les Architectes des Bâtiments de France, elles adoptent des coloris tranchés qui « cassent » le côté trop uniforme et adoptent des ocres, des rouges, des jaunes, des verts. La couleur est aussi au rendez-vous avec les toitures de terre cuite rouge bourguignon pour les maisons classiques.

Signée Maisons Arlogis, une demeure de plain-pied aux couleurs douces rehaussées par des menuiseries anthracites. www.arlogis.com © Maisons Arlogis

« Les acquéreurs qui font construire en traditionnel aiment ajouter une pointe de modernité, un toit couleur ardoise par exemple », estime Mélinda Saunier, assistante commerciale des Maisons de Bourgogne. Plus étonnant pour qui ne connaît pas la région, les acquéreurs apprécient les maisons à trois ou quatre pans, avec des arches cintrées qui ont déjà une allure méridionale.

Une allure méridionale pour cette grande villa réalisée par Babeau-Seguin au coeur du vignoble. www.babeau-seguin.fr © Babeau-Seguin

Les maisons bourguignonnes aiment les enduits traditionnels, le style empierrement ou des bardages en bois composite de couleurs.

© Maisons Moyse (Groupe Moyse)

Si c’est autorisé par les Architectes des bâtiments de France, elles adoptent des coloris tranchés qui « casse » le côté trop uniforme et adoptent des ocres, des rouges, des jaunes, des verts. La couleur est aussi au rendez-vous avec les toitures de terre cuite rouge bourguignon pour les maisons classiques

La Bourgogne aime les couleurs pleines de personnalité qui tranchent sur le paysage. Cette villa France Confort s'est parée d'un beau jaune soutenu. www.maisons-france-confort.fr © Maisons France Confort, Groupe HEXAOM

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