Pays-de-la-Loire : maison, douce maison...

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Des styles plus contemporains, de nouvelles façons d’optimiser le terrain, toujours plus de confort pour de nombreuses solutions constructives : les Pays de la Loire se mettent en quatre pour satisfaire les candidats à la construction !

Demeures en pierre de tuffeau dans les riches plaines fluviales du Maine-et-Loire, longères de briques, de tuiles et d‘ardoise dans les bocages de la Sarthe et de la Mayenne, villas de style balnéaire sur le littoral, maisons de ville aux volumes sages en secteur urbanisé… En Pays de la Loire, l’habitat individuel offre de multiples facettes et s’affirme comme particulièrement séducteur. Dans une région caractérisée par un art de vivre empreint d’une douceur proverbiale et à un dynamisme économique avéré, il remporte un vrai succès. Et sa cote flambe. Une maison ancienne en première couronne de Nantes se vend entre 300 000 et 380 000 €. Il faudra ajouter à cette somme rondelette une coûteuse rénovation pour lui donner du confort et de l'efficacité énergétique.

La construction de maison, elle, tire son épingle du jeu de l’agrément de vie. Confortable, lumineuse, elle est aussi performante et décarbonée. La nouvelle Réglementation environnementale 2020, en vigueur depuis le 1er janvier 2022, lui impose de baisser ses consommations d’énergie, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et de soigner son confort en toutes saisons et plus particulièrement en été. Les constructeurs locaux, le plus souvent des sociétés à taille humaine, vont plus loin en collant aux demandes et au budget de familles aux désirs bien affirmés. Ils proposent ainsi des modèles a minima personnalisés et de plus en plus des villas intégralement conçues sur mesure.

Mais justement : qui fait construire en Pays de la Loire ? « La demande émane notamment d’acquéreurs qui délaissent des appartements en ville pour se tourner vers les espaces, le confort et le jardin offerts par la maison individuelle », répond Stéphane Landemaine, président du Pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment des Pays de la Loire et directeur général du groupe Logémaine en Maine-et-Loire. « Les familles recomposées sont également très présentes, tout comme ces ménages dont les enfants ont quitté le foyer et qui veulent vivre dans une maison certes plus petite, mais au faîte du confort et de la performance. » Et puis il y a ces citadins venus des grandes métropoles extérieures à la région, qui eux aussi apprécient la maison neuve.

Une familiale empreinte de modernité, qui tourne ses baies vitrées vers le soleil... www.maisons-drean.fr, www.trabeco.fr © Maisons Dréan

Architecture : la variété au programme

Plusieurs facteurs vont impacter l’architecture de la maison. La réglementation de la commune au travers du Plan local d’urbanisme (Plu) ou du Plan local d’urbanisme intercommunal (Plui) pour les métropoles va indiquer la hauteur de la maison, la pente des toitures, la possibilité de faire ou non une toiture-terrasse, la couleur des enduits… Dans les secteurs protégés, nombreux du côté d’Angers ou de Saumur, l’architecte des Bâtiments de France aura son mot à dire sur le style de la maison et pourra imposer tel type de couverture, tel type d’enduit… Jean Marie Gaudin de rassurer : « nos équipes connaissent bien leur secteur, discutent très en amont avec le futur acquéreur, expliquent les règles d’urbanisme et concilient ses envies avec les règles d’urbanisme ».

La tendance actuelle est orientée sur la maison de style contemporain, avec des formes plutôt compactes. La réglementation environnementale (RE 2020), le texte technique qui encadre la construction, augmente la performance des maisons neuves. Or, plus la maison est cubique, moins il a de mètres carrés de paroi en contact avec l’extérieur, ce qui améliore l’efficacité énergétique. Autre atout de cette volumétrie : l’implantation sur la parcelle, mais aussi la conception bioclimatique sont plus faciles.

Cependant, note Stéphane Landemaine, « à côté d’une architecture sobre et sans décrochement et donc moins cher, il est tout à fait possible de se faire plaisir avec des toitures-terrasses, des parements en pierre, des décrochés, des baies plus importantes ». À condition de disposer d’un budget plus conséquent pour être en adéquation avec les contraintes réglementaires. Car plus l’architecture sera sophistiquée, plus il faudra isoler pour cadrer avec les objectifs de sobriété énergétique de la RE 2020.

Un classique indémodable de la région, qui offre un excellent rapport qualité/prix. www.hexaom.fr © Hexaôm

Des adresses affichent leurs spécificités. « Dans certains secteurs de Loire-Atlantique, l’enduit couleur terra cota ou vert d’eau sur une partie de la construction, menuiseries blanche ou gris clair et non anthracite, parements bois ou pierre s’invitent dans l’architecture de la maison », observe Anthony Bordier, directeur commercial de Proprihome. Côté toiture, hormis en cas de toiture-terrasse, il semble que l’ardoise, de plus en plus en fibrociment alors qu’elle provenait autrefois des gisements de schiste de Trélazé, près d’Angers soit préconisée au nord de la Loire et la tuile au sud.

À noter : la chaumière, avec son toit de chaume et sa façade en enduit taloché, n’a pas dit son dernier mot. « C’est un micromarché que l’on peut trouver en Brière sur des communes comme Saint-Lyphard, mais qui exige un budget conséquent, les chaumistes étant rares », prévient Rozenn Le Bullenger, présidente des Maisons Bouvier. En outre, les impositions de la RE 2020 feront monter les coûts. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que ce savoir-faire reste bien présent, ce qui permet de préserver un patrimoine de charme, qu’il s’agisse de construction comme de rénovation.

Une maison qui reprend en douceur les canons des villas balnéaires du littoral... www.maisons-drean.fr, www.trabeco.fr © Maisons Dréan/TRABECO

Espaces intérieurs : nouvelles tendances

À l’intérieur, l’objectif reste de coller aux attentes des acquéreurs dans le cadre d’un budget davantage contraint par la hausse du prix des matériaux et les surcoûts induits par la RE 2020. Du coup, les constructeurs locaux développent des approches très personnalisées. « Nous ne sommes pas dans une démarche de nombre de pièces mais dans un concept de comment souhaitent vivre nos acquéreurs, ce qui nécessite une grande qualité d’écoute et beaucoup d’agilité », explique Anthony Bordier.

Il s’agit par exemple de faire cohabiter les habitants tout en leur permettant de garder leur intimité. La pièce principale dans laquelle familles et amis se réunissent doit offrir suffisamment d’espace, quitte à rogner sur les chambres. « Sur une maison de 100 m² environ, la pièce de vie tourne autour de 40 m² avec cuisine ouverte et coin télétravail en mezzanine au-dessus du séjour par exemple. La fibre fait désormais partie des demandes prioritaires », remarque Cyril Bocquel, dirigeant des Maisons Arlogis. Parfois, une des chambres fait office de bureau pour télétravail, de chambre d’amis ou de parents…

La suite parentale avec sa salle d’eau reste un incontournable. La salle de bains pour enfants tout comme pour le w.c. indépendant dans la maison aussi. Il faut toutefois tenir compte des impositions de la RE 2020. Elle considère que les bouches de VMC, obligatoirement présente dans les pièces humides, sont source de déperditions thermiques. Pour éviter d’ajouter de l’isolant, ce qui fait monter les coûts, mieux vaut rationaliser ces espaces en limitant le nombre de pièces humides.

Ces exigences réglementaires ont d’autres conséquences. Comme l’explique un commercial du constructeur Tradilignes, « on évite de faire un garage intégré car il représente une paroi froide de la maison et occasionne des déperditions thermiques ». Du coup, les maisons se dotent d’un carport, cet abri qui accueille la voiture à l’extérieur. Quand le budget et la surface du terrain le permettent, le garage sera séparé de la construction. Dans ce cas, il pourra aussi accueillir un espace rangement ou bricolage.  

Un style moderne, de la lumière mais aussi une architecture qui, en été, apporte un ombrage bienvenu aux espaces intérieurs. www.constructions-erdre.fr © Construction de l'Erdre

Confort : on n’arrête pas le progrès !

Si le poêle à bois garde des adeptes, la très grande majorité des maisons neuves des Pays de la Loire est équipée d’une pompe à chaleur (Pac). Le plus souvent, elle est dite air/eau : elle est connectée à un plancher hydraulique (la boucle d’eau chaude du bon veux chauffage central) et se pilote au doigt et à l’œil grâce à des applications dédiées. Autre atout : elle rafraîchit la maison en été en faisant circuler de l’eau froide dans le plancher hydraulique. On peut aussi installer un plafond chauffant rafraîchissant. « Par rapport à un plancher rafraichissant, le plafond induit moins d’inertie et donc un meilleur confort », souligne Anthony Bordier.

Un autre équipement gagne du terrain, la pompe à chaleur air/air. Ici, c’est de l’air chaud qui circule dans des gaines et qui est distribué dans la maison via des bouches spécifiques, les splits, installés dans chaque pièce. L’été, la Pac air/air rafraîchit la maison en aspirant l’air intérieur trop chaud pour le rejeter à l’extérieur. Cette solution offre une grande réactivité, pour un pilotage fin du confort. Attention toutefois : la Pac air/air, contrairement aux Pac air/eau, ne produit pas l’eau chaude. Cette dernière sera alors secondée par un ballon thermodynamique.

Les automatismes contribuent grandement au confort d’été. Les maisons sont équipées de volets roulants automatisés qui se ferment dès les premières chaleurs pour laisser l’intérieur à l’ombre. « Dans des sites où les volets en bois sont exigés, il est tout à fait possible de les motoriser et de les automatiser pour assurer le confort d’été », indique Jean-Marie Gaudin, responsable des agences Maisons d’en France Atlantique. Autre solution, complémentaire de la première : la surventilation nocturne. Lors des nuits d’été, une fenêtre de toit et une baise vitrée s’entrouvrent, créant un effet de tirage qui chasse l’air intérieur trop chaud pour le remplacer par un air extérieur plus frais. Et l’on voit aussi revenir les brasseurs d’air, le nouveau nom des bons vieux ventilateurs.

Un sens du détail qui illustre le savoir-faire des constructeurs régionaux. www.constructions-erdre.fr © Construction de l'Erdre

Reste que les constructeurs ne misent pas que sur les solutions technologiques pour assurer le confort de leurs maisons. Lorsque le terrain le permet, ce qui est le plus souvent le cas, ils misent sur la conception bioclimatique. Les ouvertures suivent la course du soleil, les grandes baies vitrées étant placées de préférence au sud ou mieux encore au sud-ouest. De quoi récupérer un maximum de calories gratuites et ainsi faire baisser la facture de chauffage en hiver. Des caquettes, des brise-soleil apportent de l’ombre en été, même si les volets roulants automatisés restent très efficaces.

Autre point important : la RE 2020 impose aux maisons de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Et les constructeurs locaux relèvent le défi. Ils misent sur les circuits courts pour s’approvisionner ne matériaux et en équipements. Ils sont de plus en plus nombreux à employer des solutions biosourcées ou recyclées. Les bétons à teneur réduite en carbone gagnent du terrain tandis que la brique, elle aussi, limite son
empreinte environnementale. Certains constructeurs comme Maisons d’en France Atlantique ou Logémaine sont certifiés NF HQE, assurant entre autres le retraitement des déchets sur les chantiers, mais aussi une performance énergétique et environnementale supérieure aux exigences de la RE 2020.

Reste une question : combien coûte une maison neuve dans les Pays de la Loire ? Compte tenu de l’augmentation du coût des matériaux et de celle occasionnée par la RE 2020, il faut tabler actuellement sur une fourchette de prix de 1 800 à 2 100 €/m², hors option et hors terrain. Un prix très compétitif. Si l’on ajoute la parcelle et les frais annexes, un projet de construction tourne autour de 350 000 €. C’est le prix d’un appartement neuf de 70 à 80 m², avec balcon, mais sans jardin. Et tous les chiffres prouvent que retaper une maison ancienne pour lui donner le même confort que le neuf coûte plus cher que la construction d’une maison. C’est encore plus vrai lorsque cette dernière opération est menée dans le cadre du Contrat de construction – loi de 1990, un cadre très protecteur qui garantit la livraison de la maison à prix et délais convenus ! 

par Elisabeth Lelogeais

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