Acheter un terrain en Pays de la Loire

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La première étape de la construction commence par la recherche de terrains à bâtir qu’il s’agit de dénicher dans un périmètre en rapport avec son mode de vie, qu’il soit citadin, périurbain ou campagnard.

Pour lancer son projet, encore faut-il trouver le bon terrain, bien orienté pour optimiser notamment les performances thermiques de la maison et son confort de vie, mais aussi prendre en compte en amont les différentes taxes (aménagement, raccordement, etc.) afférentes. « En première couronne nantaise, il faut prévoir au minimum 6.000 € de supplément pour ces postes », évalue Frédéric Belliard, directeur commercial de Design Habitat.

Les divisions parcellaires. Ce sont de grands terrains que leurs propriétaires coupent en deux pour en revendre une partie. « Pour eux qui cèdent une partie de leur parcelle, c’est une bonne solution pour financer une rénovation thermique sur l’existant ou un projet de construction lorsque l’on cède la partie déjà bâtie », explique-t-on chez Tradilignes (une marque Morel Constructions, Groupe Hexaôm). Il faut aussi tenir compte de la réglementation parasismique, qui induit un surcoût de 3.000 à 5.000 € pour renforcer le bâti.

À noter : plus on se situe en milieu urbain, plus la taille des terrains descend, parfois à 200 ou 300 m², ce qui conduit à construire des maisons avec un étage. Ainsi près de Nantes, « la surface des parcelles diminue sensiblement », confirme Patricia Rochedereux, chez les Constructions de l’Erdre, un professionnel intervenant sur Pornic, Nort-sur-Erdre, La Chapelle-sur-Erdre et les alentours. « Il est plutôt rare de trouver des parcelles de 1 000 m², celles-ci oscillent plutôt entre 400 et 700 m². »

Le prix des terrains

Le prix des parcelles n’est pas négligeable, sachant que plus l’on se situe en zone tendue ou plus on se rapproche de l’océan, plus il grimpe. Grosso modo, il tourne autour de 30 % du coût total du projet selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), une proportion qui peut atteindre 50 % sur les secteurs prisés du littoral ou dans les grandes agglomérations.

Des critères bien particuliers. La valeur d'une parcelle tient à son adresse, à son orientation, à ses qualités techniques et, bien sûr, à sa surface. La moyenne démarre à 38.000 € dans le nord de la Loire-Atlantique. Elle s’établit à 44.000 € dans l’agglomération lavalloise. La barre des 50.000 € est franchie sur Cholet. Le Mans passe à 56.000 € toujours en moyenne. L’agglomération angevine frôle les 70.000 €. La presqu’île de Guérande passe à 85.000 €. Enfin, Nantes Métropole crève les plafonds, avec un prix moyen de l’ordre de 140.000 €.

Des différences par département. La Loire-Atlantique en donne un bon exemple : 270 €/m² à Saint-Nazaire ou 370 €/m² à Nantes, 100 €/m² dans le bassin d'Arthon-en-Retz ou 150 €/m² dans le secteur littoral Sud Loire. Mais la moyenne descend à 30 €/m² dans le bassin de Châteaubriant ou de Guémené-Penfao. Sur la côte vendéenne, les prix oscillent de 480 à 540 €/m² aux Sables-d’Olonne, contre une fourchette de 120 à 250 €/m² à Saint-Jean-de-Monts. Dans le Maine-et-Loire, à Angers ou Bouchemaine, il faut compter entre 200 et 280 €/m² contre 100 à 120 €/m² à Saint-Jean-de-Lignières ou Saint-Léger-des-Bois.

Louise Granger