Acheter un terrain en Pays-de-la-Loire

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La première étape de la construction commence par la recherche de terrains à bâtir qu’il s’agit de dénicher dans un périmètre en rapport avec son mode de vie, qu’il soit citadin, périurbain ou campagnard.

Première étape du projet : la parcelle. Des arpents de terre à bâtir pas forcément faciles à dénicher. Notamment dans les métropoles. Sur Nantes intra-muros, c’est un exploit que de trouver son bonheur. Mais l’opportunité s’est présentée en plein centre, au pied du cours Sully, sur un jardin d’une ancienne demeure où deux maisons mitoyennes se sont construites avec chacune 254 m² de terrain.

Mieux vaut prospecter en périphérie des villes. « Nous construisons en diffus sur Nantes et en première couronne et davantage en lotissement sur la seconde couronne. Parfois en Zone d’aménagement concerté comme à Carquefou », note Baptiste David, directeur général des Constructions de l’Erdre. Ces lotissements, ces Zac, offre de solides avantages : les terrains qui y sont commercialisés sont bornés, équipés, viabilisés, bref, ils sont livrés prêts à bâtir.

Mais sur ces secteurs, la pression de la demande est forte. « Même les terrains de troisième couronne, à 30 km, qui ne trouvaient pas preneur, il y a encore quelques années sont aujourd’hui recherchés », ajoute Jérôme Blain, gérant de la société du même nom. Ces parcelles peuvent même se retrouver parfois en concurrence avec celles de la seconde couronne de la métropole angevine. Sur la côte, la loi littoral interdit le plus souvent toute nouvelle construction. Dans le secteur protégé de Guérande et dans celui des marais de la Brière, le terrain constructible reste une denrée rare. Et en Brière, il faudra opter pour des fondations spécifiques qui feront grimper les coûts.

Côté prix, justement : la tendance est à la hausse compte tenu de la forte demande. Le mètre carré peut atteindre 400 à 500 €/m² sur Nantes et sa proche périphérie telles La Chapelle-sur-Erdre, Rezé ou Orvault tout comme sur Guérande. Sur Saint-Nazaire, les 350 €/m² sont atteints. En Maine-et-Loire, les valeurs sont moindres. Il faut compter 250 €/m² environ en première couronne d’Angers, sur Avrillé, Murs-Erigné et entre 140 et 170 €/m² sur Saint-Barthélémy-d’Anjou. En s’éloignant, sur Mazé ou Beaufort-en-Vallée, les prix chutent à 75 à 80 €/m², se rapprochant de ceux du Saumurois. Dans le Choletais, le prix oscille entre 70 et 115 €/m².

Maisons et jardins

L’espace extérieur joue un rôle important dans la maison. Les acquéreurs acceptent de s’éloigner des secteurs très urbanisés pour avoir un jardin et en profiter avec leurs familles et leurs amis. Selon les constructeurs, ces acquéreurs en quête de verdure ne perdent pas de vue la nécessaire proximité des écoles, des commerces et des services, mais aussi de la desserte. Pas question de s’exiler au fond des bois et de rouler des heures pour une baguette de pain !

Les ménages qui font construire se tournent souvent vers des parcelles plus petites, qui rentrent plus facilement dans leur budget. De quoi garder de l’argent pour le jardin. « Même pour les budgets les plus serrés, on note une vraie sensibilité à l’aménagement extérieur. Le jardin est devenu une seconde pièce de vie », remarque Olivier Pocholle, président du groupe Bernard Jambert (Groupe Hexaôm). Il fait ainsi partie intégrante de la maison. « De plus en plus, il est aménagé de manière à ce qu’il n’y ait pas de rupture entre l’intérieur et l’extérieur », précise Nicolas Descombes, dirigeant du groupe Berthelot.

Certains acquéreurs y ajoutent un jacuzzi ou une piscine lorsque le terrain le permet. « Dans l’hypothèse d’installer une piscine, mieux vaut intégrer le projet dès la construction de la maison, même si la piscine sera construite plus tard », prévient Jérôme Blain. Les constructeurs apporteront leurs conseils pour bien positionner cet équipement très prisé. Certains d’entre eux ont ainsi conclu des partenariats avec des piscinistes pour faciliter le projet et proposer des prix plus abordables.

Elisabeth Lelogeais