La maison a toujours la cote en Auvergne et en Limousin

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Dans ces deux régions rurales, les amateurs d’espaces, de nature et plus encore de maisons neuves peuvent s’en donner à cœur joie. Quels que soient leurs désirs et leur budget, les constructeurs locaux peuvent leur apporter des réponses accompagnées de garanties solides et pérennes.

La région fait partie des moins denses au niveau de la population. Clermont-Ferrand, au centre du Massif central et de l’Auvergne, est la seule ville à atteindre 147 000 habitants. Limoges, l’autre cité importante, frôle les 133 000 âmes. Ce qui laisse entrevoir de grands espaces, des bourgs, des villes moyennes. Le côté rural et naturel attire les citadins en quête d’espace et de qualité de vie. À titre d’exemple, Aurillac, préfecture du Cantal, et ses 26 000 habitants, est classée septième ville de France où il fait bon vivre, selon l’Insee, dans la catégorie des villes de 20 000 à 50 000 habitants.

D’autres facteurs incitent à faire construire une maison comme l’explique Thierry Hubert, président de Batidur et vice-président du pôle Habitat FFB pour la Nouvelle Aquitaine : « Le foncier reste encore abordable dans la région et les taux de crédit, malgré leur remontée, demeurent attractifs par rapport à l’inflation. Les très faibles consommations d’énergie des maisons neuves préservent le pouvoir d’achat et sécurisent le budget de l’acquéreur ». Emilie Dias, directrice commerciale des Maisons Elan, de confirmer : « en termes d’économies d’énergie, les particuliers qui font construire sont de plus en plus sensibles au retour sur investissement rapide offert par les maisons neuves ».

Une grande contemporaine qui oriente ses volumes et ses ouvertures vers le soleil... www.maisons-elan.com© Maisons ELAN

Architecture : une touche de modernité

Terres de tradition, l’Auvergne comme le Limousin restent très attachées au patrimoine rural avec ses toitures multipans aux tuiles rouges ou noires selon les secteurs. Les architectes des Bâtiments de France (ABF) y veillent soigneusement dès lors que la construction va se trouver dans un périmètre protégé et sauvegardé. Les communes, via le Plan local d’urbanisme (Plu) ou les intercommunalités via le Plan local d’urbanisme intercommunal (Plui) dictent également certaines réglementations par rapport à la hauteur des toits, la largeur des fenêtres, la couleur des menuiseries et des enduits…

Conscients de cette réalité, les constructeurs anticipent. « Dans tous les cas, nous connaissons les demandes des collectivités comme celles des ABF et nous travaillons, très en amont, le projet de construction. Ce qui évite de perdre du temps et refaire maintes fois les plans ! », relève Emilie Dias. À titre d’exemple, au sud d’Aurillac, la pente de toit est faible, entre 35 et 40 %, et les tuiles en terre cuite sont rouges, alors que dans la ville ou plus au nord, la pente est forte et la tuile noire. Et toujours dans ce même secteur, en périmètre protégé, les fenêtres sont plus hautes que larges.

Du côté de Limoges ou de Brive, la pente de la toiture s’incline, respectivement, à 50 et 60 %. Et les tuiles en terre cuite sont parfois remplacées par de la tuile minérale. « Les toitures-terrasses sont anecdotiques dans le Puy-de-Dôme car, outre les contraintes
réglementaires, elles exigent un budget conséquent lié à une étanchéité renforcée », ajoute Emilie Dias. Toutefois, note Fabrice Raynaud, directeur des Maisons Arlogis Limoges, « nous sommes sur une architecture plus élaborée qu’il y a quelques années avec des toitures multipans, des jeux de volumes, des décalages avec le garage… ». Au final, et malgré les diverses réglementations thermiques et environnementales qui pénalisent les décrochés de façade, les chiens-assis, les lucarnes (ils créent des ponts thermiques et exigent une isolation renforcée), les maisons neuves allient bien souvent les codes de l’architecture traditionnelle avec ceux de styles plus contemporains.

Avec ses nombreuses ouvertures, cette grande demeure installée sur un terrain compliqué offre une grande luminosité à ses espaces intérieurs. www.ekla-maison-individuelle.com© Maisons Ekla

Plans intérieurs : espace, lumière et rangements

Le vrai luxe offert par la maison neuve, c’est l’espace pour circuler, recevoir, mais aussi s’isoler. C’est aussi la lumière naturelle offerte par de grandes baies, de portes vitrées… Et d’ailleurs, petite ou grande qu’est la maison, « on y crée plus d’habitabilité aujourd’hui qu’avant », relève Thierry Hubert. En effet, le plus souvent, la maison est de plain-pied, sans entrée et sans escalier. Ce qui permet de gagner des mètres carrés. « La pièce de vie est d’un seul tenant avec une grande cuisine qui sert de plus en plus d’espace repas, un salon spacieux, parfois un coin pour s’isoler, pour lire, télétravailler… », rappelle Yoann Canet, président des Maisons Partout (groupe Hexaôm).

La cheminée massive comme les poêles aux formes très épurées dans le plus pur style scandinave ne sont plus tendance, les constructeurs n’ayant que très peu de demandes de pose de conduits. Et pour ce type d’équipement, il faut aussi tenir compte de la Réglementation environnementale 2020 (RE 2020) qui renforce l‘étanchéité à l’air des maisons neuves. Si l’installation d’un poêle à bois ne pose guère de problème, ce n’est pas le cas de la grande cheminée, d’autant que cette dernière réduit les espaces intérieurs.

La suite parentale avec douche privée existe toujours, mais le dressing attenant prend davantage la forme d’un placard coulissant aux belles dimensions. Grands placards aussi dans chaque chambre d’enfant, dans la salle de bains. Lorsque la surface le permet,
on crée une pièce polyvalente tenant lieu de bureau, de chambre d’amis, de lieu de stockage… Dans les maisons haut de gamme, la salle de bains « commune » dispose d’une baignoire centrale, d’une douche à effet de pluie, de double vasque contemporaine…

Cette maison neuve est baignée de lumière grâce à son orientation, ses larges baies vitrées, ses velux de toit, ses puits de lumière… Bien évidemment, elle est connectée pour piloter à distance diverses tâches : ouvrir et fermer les volets et la porte du garage, allumer ou éteindre le chauffage, actionner l’alarme, mettre en route le four pour dîner à l’heure… Un vrai nid dans lequel toute la famille, classique ou recomposée, peut s’épanouir. Ce bien-être se prolonge aux beaux jours dans le jardin autour d’un barbecue, d’une aire de jeux pour les jeunes bambins et à l’abri de quelques arbres pour l’ombre et pourquoi pas d’un petit jardin potager pour la consommation familiale.

Des ouvertures très travaillées, mais aussi un grand soin apporté au confort d'été pour cette familiale de caractère. www.maisons-jb.fr© Maisons JB

Chauffage en hiver, rafraîchissement en été

Du côté d’Aurillac, de Guéret, du Puy-en-Velay ou de Saint-Flour, il peut geler à pierre fendre ou faire une chaleur étouffante. Si la maison ancienne avec ses murs épais propices à garder la fraîcheur en été, mais difficile à chauffer lors d’hivers rigoureux ou humides, la maison neuve offre un confort constant, quelle que soit la température. Un bien-être que l’on doit à la RE 2020, mais aussi aux industriels du bâtiment, comme le résume Thierry Hubert : « avec une très forte isolation, une ventilation efficace, des pompes à chaleur qui assurent chauffage en hiver et rafraîchissement en été, la maison neuve offre un confort quatre saisons ».

Le confort d’été est d’ailleurs particulièrement soigné. « L’idéal, c’est de créer des pièces traversantes qui permettent de réaliser des courants d’air, de choisir des débords de toiture qui apportent un ombrage bienvenu aux beaux jours, de planter des arbres à feuilles
caduques devant les pièces à vivre, ces derniers ombrageant la maison aux beaux jours », explique Yohann Canet. Encore faut-il que la parcelle, mais aussi le budget de l’acquéreur le permettent, les débords de toiture, par exemple, faisant monter les prix.

Pour garder de la fraîcheur en été, les maisons neuves sont équipées de volets roulants motorisés raccordés à des capteurs et pilotables via une application sur smartphone. Le matin, avant que la température ne monte, ces volets roulants se ferment pour éviter de laisser entrer la chaleur. Et pour évacuer cette dernière la nuit, des courants d’air sont créés par deux fenêtres entrouvertes, renouvelant l’air intérieur par effet de tirage. Reste que la région possède un vrai atout en termes de confort. Habiter en moyenne altitude auvergnate ou limousine où la température d’été, plus froide la nuit, suffit à rafraîchir la maison. La RE 2020 impose aussi une réduction de l’empreinte carbone des maisons neuves. Dans la région, de nombreux éléments proviennent de sources locales : Legrand à Limoges et tout l’équipement électrique d’une maison, des menuiseries locales, des fabricants de sanitaires… les briques viennent de la région de Toulouse, les tuiles de Charente. Des circuits courts, mais concernant la tuile, celle-ci pourrait bien être remplacée par une tuile minérale, l’augmentation du prix du gaz couplée à la forte demande de tuiles en terre cuite générant une forte hausse des coûts. Par ailleurs, les constructeurs emploient des éléments biosourcés comme les isolants en ouate de cellulose ou des produits recyclables comme les laines minérales et les isolants réflecteurs alvéolaires.

Un projet bien dans son époque, avec notamment une architecture contemporaine faite pour optimiser les apports naturels. www.logivelay.com© Maisons d'en France Logivelay

Combien coûte la maison ?

En Auvergne-Limousin, comme dans les autres régions de France, « le coût de la maison augmente sous l’effet de la hausse des prix des matériaux de construction qui ne cessent de progresser pour diverses raisons comme la hausse du gaz, de l’électricité, des transports… Mais, du fait des diverses normes d’isolation, le coût de fonctionnement lié au chauffage est réduit à la portion congrue tandis que le confort est préservé », martèle Thierry Hubert. énorme avantage actuellement quand on sait que la facture va fortement grimper dans les prochains mois.

Le prix de la maison prend en compte sa surface et ses prestations hors du contrat de construction de maison individuelle (CCMI) comme des sanitaires ou des robinets spécifiques, des carrelages dans des dimensions non contractuelles, un escalier design non prévu dans le contrat. Hormis ses spécificités qui ne viennent que de l’acquéreur et hors de son contrat standard, il faut compter aujourd’hui entre 1 700 et 2 000 €/m². « À ce tarif, il faut ajouter la peinture des murs que les acquéreurs se réservent pour mettre la main à la pâte mais aussi pour éviter des frais supplémentaires », note Emilie Dias. Car si la teinte de peinture reste abordable, la main d’œuvre peut plomber un budget tiré.

Dans tous les cas, il ne faut pas tergiverser sur le contrat signé avec le constructeur. Ce contrat, dit contrat de construction de maison individuelle (CCMI), protège l’acquéreur dès la signature en lui accordant un certain nombre de protections. Le prix est ainsi global, forfaitaire et définitif. Si une dépense imprévue (fondations spéciales par exemple) apparaît après la signature, le surcoût est à la charge du constructeur. Surtout, le CCMI intègre toujours une garantie de livraison à prix et délais convenus. Avec elle, la maison est forcément livrée dans les temps et sans dépenses supplémentaires. Comme quoi, les maisons neuves savent allier confort, performance et sécurité ! 

par Elisabeth Lelogeais 

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