La maison a toujours la cote en Auvergne et en Limousin

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Dans ces deux régions rurales, les amateurs d’espaces, de nature et plus encore de maisons neuves peuvent s’en donner à cœur joie. Quels que soient leurs désirs et leur budget, les constructeurs locaux peuvent leur apporter des réponses accompagnées de garanties solides et pérennes.

En Auvergne comme en Limousin, la maison est plébiscitée. Plus de huit familles auvergnates sur dix vivent dans ce type d’habitat. En Limousin, la proportion frôle même les 90 %. Bref, dans ces deux régions, être propriétaire, c’est avant tout détenir une villa ou un pavillon. Un bien qui offre confort, liberté de se sentir vraiment chez soi, agrément du jardin mais aussi patrimoine durable.

Si l’envie de construire est bel et bien là, reste à passer à l’acte. Concrètement, il faut trouver un terrain, choisir une architecture, concevoir les plans, sélectionner les équipements et les prestations. Il faut aussi effectuer de nombreuses démarches et autres formalités, du permis de construire aux attestations d’engagement à respecter la réglementation thermique, la RT 2012. Enfin, il faut trouver le bon constructeur, c’est-à-dire celui qui offre le meilleur rapport qualité/prix/service/sécurité.

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Des coûts de construction compétitifs

Le coût de la construction d’une maison suit cette tendance. Il est sensiblement plus élevé à proximité de Clermont-Ferrand et de Limoges que dans les autres départements plus ruraux des deux régions. En Auvergne, le prix moyen du mètre carré habitable est de 1.300 à 1.350 €. « On propose des maisons à 127.000 € pour des surfaces habitables de 90 à 110 m2 », expose-t-on chez Maison et Jardin. Mieux, le constructeur Ekla offre « des prix de maisons dans l’Allier à partir de 100.000 € », selon les Maisons Ekla.

Mais le prix de base d’une maison pour primo-accédants peut toutefois être plus élevé. Chez Maisons Elan, positionné dans le moyen de gamme, « il démarre à 200.000 € ». « Il faut compter en moyenne un coût global maison plus terrain de 180.000 € », estime-t-on chez Logivelay, coopérative HLM qui commercialise des maisons individuelles sous la marque Maison d’en France.

Dans le Limousin, les projets de maison de 95 à 100 m2 pour primo-accédants se situent à environ 120.000/130.000 €, montant auquel il faut ajouter 50.000 € pour le terrain. « Sous notre marque d’entrée de gamme Maisons Novea, on propose même un prix de 85 000 € pour de petites maisons de lotissement de 75 m2 », souligne-t-on chez Maisons Limousines positionné sur le moyen-haut de gamme.

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Respect de l’architecture traditionnelle

En matière architecturale, la tradition reste en général de mise. Que ce soit en Auvergne ou dans le Limousin, les professionnels de la construction sont soumis aux Plans locaux d’urbanisme (Plu) et aux exigences des architectes des Bâtiments de France (ABF). « Il faut s’adapter aux préconisations des communes qui nous demandent de respecter l’architecture traditionnelle », expose Jean-Luc Lachard.

Une tendance encore plus forte à proximité du parc régional de la chaîne des Puys, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ici, les ABF sont particulièrement exigeants sur l’architecture traditionnelle : le contemporain est tout simplement interdit. Pas de toit-terrasse, pas de menuiseries en PVC, pas de volets roulants, et un cahier des charges à respecter à la lettre sur la couleur des crépis, des volets, des tuiles.

Dans l’Allier, les pentes de toit doivent avoir une inclinaison importante de 35°, alors que dans le Puy-de-Dôme, elle est plus faible à 22°. « En Auvergne, le bâti doit être en bloc béton, en béton cellulaire ou en brique, avec des enduits traditionnels de blanc cassé ou ocre, le gris anthracite est proscrit », révèle-ton chez Maisons Elan. La couleur des crépis est d’un « ton pierre » et les menuiseries sont souvent en bois, avec volets battants également en bois.

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Les toits sont constitués de tuiles noires ou rouge brique en terre cuite ou en béton. « Dans certaines zones, on peut néanmoins apporter une touche de modernité avec les menuiseries en PVC ou en aluminium et avec des couleurs gris clair ou beige », relativise Christian Gaufreteau. « Pour les budgets plus aisés de secondo-accédants ou de professions libérales, la tendance est à la maison plus contemporaine avec toit-terrasse et menuiseries anthracite », glisse-t-on chez Maisons Ekla.

En Limousin, les professionnels doivent aussi respecter les recommandations des communes et des ABF. Les toitures noires fait de tuiles plates ou ondulées et le bâti en briques ou en béton cellulaire dominent. Les toits ont des inclinaisons fortes dans la Creuse et la Corrèze, de 36 à 45 °, alors qu’en Haute-Vienne et à Limoges, la pente des toits est moins accentuée. « On assiste à un retour à l’architecture traditionnelle, avec des couleurs plus authentiques et un bâti en parpaing de béton, notamment sur plusieurs communes autour de Limoges », analyse-t-on chez Maisons Limousines.

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Plans ouverts et volumes lumineux

Le plus souvent, les familles optent pour des maisons de plain-pied. Sans étage donc sans escalier, elles se révèlent plus pratiques à vivre et s’adaptent mieux au vieillissement. Mais avec des terrains plus petits et/ou en pente, cette option n’est pas toujours possible. Dès lors, les familles s’orientent vers une maison à étage. « Dans ce cas, les acquéreurs prévoient très souvent un bureau au rez-de-chaussée qui plus tard sera reconverti en chambre avec sa salle d’eau et sa douche à l’italienne », observe-t-on chez Maisons Batidur.

Toujours dans cette logique de vie facilitée, les familles choisissent des plans ouverts, avec une grande pièce à vivre qui accueille le salon et la salle à manger. Cette dernière est séparée de la cuisine par un bar. « L’autre grande tendance est la forte demande des acquéreurs d’installer une verrière entre le séjour/salon et la cuisine », relève-t-on chez Maisons Limousines. Un élément qui pourra s’ouvrir pour dévoiler un électroménager dernier cri.

Côté chambres, les choix restent classiques. Les enfants ont chacun la leur, avec assez d’espace pour installer un bureau et ils se partagent une salle de bains avec baignoire. La chambre parentale se compose d’un dressing et d’une salle d’eau avec douche à l’italienne. Dans le Limousin, la particularité est de séparer les chambres des enfants d’un côté et la chambre parentale de l’autre. Les maisons comportent souvent un cellier, qui s’installe entre le garage et les pièces de vie. « On y installe le chauffage, le chauffe-eau, les compteurs électriques, les équipements de suivi des consommations d’énergie… », note-t-on chez Maison et Jardin.

Une proposition bien dans son époque. Avec son étage, elle optimise sa surface pour s'installer sur un petit terrain. www.logivelay.com

Maisons bioclimatiques et bien isolées

En Auvergne comme en Limousin, les maisons misent sur l’efficacité énergétique. À tel point qu’elles sont plus performantes que ne l’impose la réglementation thermique actuelle, la RT 2012. De récentes études montrent par exemple qu’elles affichent une consommation d’énergie inférieure aux plafonds réglementaires. Une villa neuve d’une centaine de mètres carrés consomme en moyenne 400 à 500 € par an, soit trois à cinq fois moins que l’ancien !

Ce haut niveau technique est une nécessité dans des régions où il peut faire froid et humide en hiver. Mais justement : comment font-ils ? Tout commence par la conception bioclimatique. L’idée, c’est d’orienter la maison de manière à optimiser les apports naturels. De grandes baies vitrées au sud récupéreront les calories du soleil pour économiser le chauffage, par exemple.

Installée dans le Cantal, cette maison va à l'essentiel tout en combinant confort et qualité de vie. www.maisonspartout.fr

Les professionnels apportent un soin particulier à la construction. Ils soignent l’isolation, qui le plus souvent est réalisée par l’intérieur. Une solution simple à mettre en œuvre et surtout très efficace. Les ponts thermiques sont spécialement traités pour éviter que le froid ne s’infiltre en hiver dans la maison. Autre priorité : l’étanchéité à l’air, de manière à éviter les déperditions thermiques. Un travail d’orfèvre, qui repose sur un partenariat étroit entre le constructeur, le bureau d’études, les industriels du bâtiment et les équipes de pose.

Les maisons s’adaptent aussi aux étés plus chauds. On retrouve la conception bioclimatique avec des casquettes, des brise-soleil et des stores qui freinent les ardeurs de l’astre du jour. Avec des systèmes d’aération automatisés, une baie du rez-de-chaussée et une fenêtre de toit s’entrouvrent la nuit. L’air intérieur chaud est chassé par effet de tirage et remplacé par de l’air extérieur plus frais. Dernière tendance : le géocooling. « L’eau du réseau de chauffage central est injectée dans le sol, dont la température est constamment à 10/12 C°, puis elle revient dans la maison, ce qui crée une boucle de fraîcheur », souligne-t-on chez Maisons Ekla.

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Une belle performance énergétique

Les solutions de chauffage les plus courantes sont la chaudière à gaz et la pompe à chaleur. Bien que plus chère à l’achat, la pompe à chaleur double fonction qui chauffe à la fois l’eau sanitaire et les planchers ou les radiateurs, a le vent en poupe. « Elle a l’avantage de moins consommer d’énergie que la chaudière à gaz, mais son investissement est plus approprié à des maisons d’une certaine superficie. La chaudière à gaz raccordée au réseau du gaz de ville reste une bonne solution de confort thermique », assure-t-on chez Maison et Jardin.

Dans le Limousin, les acquéreurs plébiscitent la pompe à chaleur double service (chauffage plus eau chaude). « On remarque une certaine désaffection de la chaudière à gaz pourtant solution idéale pour des maisons de lotissement qui sont raccordées au réseau de ville. C’est un phénomène nouveau », s’étonne-t-on chez Maisons Limousines. À noter : les chaudières à gaz double service peuvent être associées à un appoint photovoltaïque pour satisfaire à l’obligation d’installer des énergies vertes dans les maisons neuves.

L’habitat connecté, quant à lui, n’est pas vraiment une priorité. Notamment chez les primo-accédants, essentiellement pour des raisons de coût. Pourtant, une solution gagne du terrain : « On propose une domotique de base qui se restreint au pilotage de l’éclairage et des ouvrants (porte de garage…) par application mobile sur smartphone », révèle-t-on chez Maisons Ekla. Pour des secondo-accédants plus aisés, elle peut aller jusqu’au pilotage des volets roulants et la gestion du chauffage en plus.

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Un bon accompagnement des professionnels

Le plus souvent, les acquéreurs en général et les primo-accédants en particulier bénéficient d’un bon accompagnement de la part des constructeurs. Ils les aident à trouver leur terrain et leur crédit ou encore proposent des opérations terrain plus maison. Une formule qui permet d’accélérer le projet tout en optimisant les prix.

Les constructeurs vont même plus loin. « Nous prenons en charge toutes les formalités, qu’il s’agisse des attestations à fournir dans le cadre de la RT 2012, du permis de construire, des attestations ou encore de la mise en route du gaz et de l’électricité une fois la maison livrée », explique-t-on chez Maisons Elan. Cela vaut pour les professionnels sérieux qui travaillent en Contrat de construction de maison individuelle (CCMI-loi de 1990). « C’est le seul cadre juridique à offrir autant de protections à l’acquéreur », explique-ton chez Tradimaisons. « Entres autres exemples, il fixe un prix global, forfaitaire et définitif et surtout, il garantit la livraison de la maison au prix et dans les délais convenus lors de la signature ».

Le CCMI offre un autre avantage. Avec lui, le constructeur est juridiquement tenu de livrer une maison conforme à la RT 2012. Alors qu’avec d’autres cadres juridiques, comme le contrat de maîtrise d’œuvre, il faudra, en cas de non-conformité, prouver la faute du professionnel pour engager sa responsabilité. Une procédure longue, complexe, voire impossible à mener si l’entreprise fautive a fermé boutique.

Les constructeurs n'oublient pas les jeunes familles à petit budget et leur proposent des solutions de grande qualité à prix étudiés. www.batidur.fr

Souvent, les constructeurs intègrent dans leur contrat l’assurance dommages-ouvrage, qui est fournie à un prix attractif. Dans ce cas, elle est trois à quatre fois moins chère que si elle est souscrite à titre individuel. Rappelons que cette assurance, qui facilite la mise en œuvre de la garantie décennale, est toujours obligatoire, comme le précise l’article L 242-1 du Code des assurances.

En Auvergne et en Limousin, les acheteurs doivent faire très attention aux pseudo-professionnels de la construction qui y fourmillent. « Ces derniers cassent les prix sans apporter aucune garantie. Ils détournent la réglementation des CCMI », prévient-t-on chez Maisons Limousines. « Les clients ne doivent pas être aveuglés par le prix trop compétitif proposé par ces maîtres d’œuvre au risque d’en payer un coût très élevé au bout du compte », ajoute-t-on chez Maisons Ekla.

Modèles de maisons

Bruno Mouly

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