5 bonnes raisons d’acheter un petit terrain

Moins chers, mieux situés, plus rassurants pour la banque, plus pratiques pour les acquéreurs et bien plus écolos, les petits terrains à bâtir sont de plus en plus recherchés par les familles qui font construire. On vous dit pourquoi.

Les Français achètent des terrains plus petits. C’est une très sérieuse enquête du Commissariat général au développement durable qui le dit. Selon ce document, qui passe au crible tous les permis de construire pour maison individuelle, la parcelle moyenne fait actuellement 934 m² contre 1.098 m² en 2010. Le terrain en lotissement moyen, lui, est passé de 800 m² en 2006 à un peu moins de 500 m² douze  ans plus tard.

Ces moyennes cachent de vraies évolution. « Aujourd’hui, il n’est pas rare de réaliser des maisons sur des terrains de 300 m² », signale Thierry Hubert, qui dirige les maisons Batidur, dans le Limousin. Dans les lotissements, les parcelles font le plus souvent moins de 700 m² et certaines opérations proposent des lots de 250 m², voire moins !

Un petit terrain, c’est moins cher

Evident : plus un terrain est petit, plus il est économique. Une question qui prend toute son importance lorsque l’on réfléchit en terme d’emplacement. L’enquête du Commissariat général au développement durable constate que les ventes de terrains en zones rurales baissent de 7 % en trois ans, alors qu’elles progressent de 4 % dans les unités urbaines de plus de 200.000 habitants.

Sur ces derniers secteurs, le mètre carré est plus cher puisque le foncier y est plus rare. Donc, pour boucler leur budget, les familles achètent plus petit. « Pour faire passer le plan de financement chez les familles à revenus modestes, le terrain ne doit pas coûter plus de 40.000 € », explique Pascal Navaud, président du réseau la Maison Abordable, qui a pour vocation de proposer un habitat financièrement accessible aux ménages à petit budget.

Un petit terrain, c’est mieux situé

Les petits terrains sont le plus souvent proches des centres-villes ou, à tout le moins, des moyens de communication et des services. Ils sont donc plus agréables à vivre. Les centres commerciaux, les médecins, les hôpitaux ne sont qu’à quelques minutes de voiture. Souvent, un arrêt de bus ou de tram est à deux pas de la maison.

« Mieux placés que les parcelles situées dans les secteurs ruraux, ces petits terrains urbains sont moins sensibles aux aléas de la conjoncture immobilière : ils se valorisent davantage en cas de hausse des prix et résistent mieux à une baisse », indique Jean-Michel Bournerias, qui dirige Terres et Demeures. « Surtout, ils se revendent plus facilement à meilleur prix. Et ça, les acquéreurs le savent ! »

Un petit terrain, c’est plus pratique

« De plus en plus, les familles apprécient les petites parcelles parce qu’elles ne veulent plus passer des heures à entretenir un vaste jardin », explique Fabrice Tréguer, directeur marketing et commercial de Trecobat. De fait, le terrain est fréquemment vu comme une terrasse de plein air, comme une grande pièce d’agrément. On aime y recevoir des amis, on peut y installer un barbecue, un trampoline pour les enfants. Même les piscines s’adaptent, comme le montre la vogue croissante des petits bassins et des couloirs de nage.

Les piscines ont su s'adapter aux petits terrains.

Un petit terrain, c’est plus facilement finançable

Les banques ont horreur du risque. Surtout en matière d’immobilier. « Il ne faut pas oublier que la maison et son terrain servent de garantie au prêt immobilier », note Sylvain Massonneau, directeur général de Tradi-Maisons. « Or les biens les plus éloignés des villes sont les plus exposés à une baisse des prix. Si l’acquéreur est victime d’un gros problème financier, les banques ne récupéreront pas leur mise en cas de revente… » 

Autre point important : les banques se basent sur le reste à vivre (la somme qu’il reste à la famille une fois la mensualité de crédit payée) pour accorder le prêt. Donc, plus un terrain est bien situé, plus les temps de transport sont courts, plus le reste à vivre est élevé, moins le prêt est risqué. Vous l’aurez donc compris : un petit terrain se finance plus facilement qu’un grand s’il bénéficie d’un bon emplacement.

Un petit terrain, c’est plus écologique

« Aujourd’hui, les collectivités locales cherchent à rationaliser leur urbanisation en densifiant leur habitat donc en privilégiant les petits terrains », explique Marc Loÿs, dirigeant des Maisons Elian. Leurs objectifs : préserver les zones naturelles, limiter l’étalement urbain, protéger l’agriculture, économiser sur les transports, les réseaux d’assainissement, etc. Bref, avec une petite parcelle, vous réduisez votre empreinte écologique et vous préservez l’environnement.

Reste à savoir ce que l’on peut bâtir sur ces terrains. « Toutes les architectures sont possibles, même les conceptions bioclimatiques », indique Pierre Laude, directeur associé d’Arteco. « C’est d’autant plus vrai que la réglementation thermique, la RT 2012, privilégie les formes compactes, qui trouvent plus facilement leur place sur des espaces restreints. » Seul bémol : il faut bien préparer le projet. « Il s’agit de concevoir des plans intelligents pour proposer des volumes spacieux, confortables, tout près des maisons voisines, avec possibilité de parties mitoyennes et en orientant les ouvertures pour éviter les vis-à-vis », conclut Pierre Laude.

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