On ne construit pas de la même façon à Lille et à Marseille ! Si les régions peuvent se targuer de quelques singularités architecturales, elles se distinguent aussi par les solutions techniques mises en uvre sur leur territoire. Et depuis la Réglementation thermique 2012, la France est découpée en huit zones climatiques distinctes qui influencent directement les modes constructifs (un partage inchangé dans le cadre de la Réglementation environnementale E 2020, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2022). À partir dun échantillon de 168 000 maisons observées par cinq grands bureaux d'atudes, le pôle Habitat de la FFB fait le point sur les dernières tendances.
Le parpaing règne en maître. Un constat, on construit majoritairement en bloc béton. Quelle que soit la région, le matériau représente entre 45 et 70 % des maisons, voire 100 % dans la zone H1b dans le nord-est de la France. Cest actuellement le système le plus répandu sur le marché de la construction de maisons individuelles. Parfaitement maîtrisé, il permet de réaliser des maisons très efficaces énergétiquement. La brique arrive en seconde position avec des scores très honorables compris entre 14 et 46 %. A lexception notable de la zone H2D (Drôme, Ardèche, Vaucluse) où 91 % des maisons font appel à la terre cuite. Enfin le bois, le béton cellulaire et le béton restent marginaux dans la construction. A noter quavec la RE 2020, et lobligation faite de recourir aux matériaux biosourcés, le bois a toutes les chances de voir ses parts de marché augmenter.
La pompe à chaleur simpose. Depuis la Réglementation thermique 2012, la pompe à chaleur sest imposée dans la maison neuve. Au point déquiper près de 80 % des nouvelles constructions. Si la pompe à chaleur air/eau domine largement le marché, la Pac air/air est majoritaire dans les régions réputées chaudes du sud de la France. Rien détonnant à cela, puisque les besoins en chauffage sont bien moins importants que dans le Nord. Surtout la pompe à chaleur air/air peut également être utilisée comme système de climatisation lors dépisodes de fortes chaleurs.
Leau chaude sanitaire. LEau chaude sanitaire (ECS) est aujourdhui un poste de consommation majeur dans la maison neuve. Il peut représenter jusquà 50 % des besoins énergétiques. Les solutions thermodynamiques sont donc à lordre du jour. Que ce soient les pompes à chaleur double service (chauffage et eau chaude sanitaire) ou les ballons thermodynamiques, les particuliers séquipent entre 78 et 90 % dune solution aérothermique. Sauf lorsque le gaz passe dans leur rue. Une alternative qui disparaît néanmoins avec la RE 2020 puisquelle bannit les énergies fossiles.
La VMC reste simple flux. La ventilation mécanique contrôlée reste le parent pauvre de la maison. Pourtant elle est essentielle car elle assure le renouvellement et la qualité de lair intérieur. Les particuliers optent à 99 % % pour la solution technique la plus simple : la VMC simple flux classique qui extrait lair vicié des pièces humides. La double flux, pourtant plus efficace, puisquen plus dextraire lair vicié, elle réchauffe et filtre lair entrant, ne séduit quune petite partie des acquéreurs (1 %). Une faible part de marché qui sexplique par un coût très élevé. Une simple flux vaut dans les 500 à 700 € fournie posée, la double flux dépassant souvent les 3 000 €.
Construire en secteur dense : les constructeurs montrent l'exemple
Une rénovation globale pour gagner 5 classes au DPE d'une maison
« Nous devrions atteindre entre 75 000 et 80 000 ventes de maisons en 2026 »
Maisons : 55 % du territoire français exposé aux risques de fissures