Les bonnes nouvelles du crédit

Les conditions d’emprunt s’améliorent au quatrième trimestre 2020. De quoi donner le sourire à tous ceux qui financent leur projet de construction avec un crédit. Analyse et conseils.

L’automne 2020 pourrait bien être la bonne saison pour emprunter. Plusieurs signes montrent en effet une nette éclaircie dans la météo du crédit immobilier. Les taux d’intérêt conservent des niveaux très proches de leurs planchers record de la fin 2019, les banques cherchent des emprunteurs, le taux de l’usure remonte, l’assurance crédit va se libéraliser et des formules de prêt un peu oubliées retrouvent de l’intérêt. Notre analyse, nos conseils et nos bons plans pour financer votre projet de construction dans de très bonnes conditions.

L’emprunt reste bon marché. Les taux immobiliers oscillent entre stabilité et légers reculs. Au résultat, ils restent très proches de leurs planchers historiques. Sur vingt ans, la moyenne actuelle tourne autour de 1,30% hors assurance, contre 1,10% lors du record absolu à la baisse de la fin 2019. L’autre bonne nouvelle, c’est que les taux ont toutes les chances de conserver ces niveaux très attractifs sans doute pendant toute l’année prochaine, voire davantage.

Les banques cherchent des clients. Après une année 2020 pour le moins bousculée, les banques préparent 2021. Elles cherchent des clients et pour atteindre cet objectif, elles se servent du crédit immobilier. Elles accordent des décotes à ceux qui leur présentent un bon dossier (de l’apport, de solides revenus, une capacité d’épargne résiduelle…). Rappelons toutefois que les emprunteurs standard bénéficient quand même de taux d’intérêt qui restent particulièrement attractifs.

Le taux de l’usure remonte. Le taux de l’usure, c’est le taux d’intérêt tout compris (il inclut l’assurance, les garanties, les frais de dossiers, etc.) qu’un prêt immobilier ne peut légalement pas dépasser. Au quatrième trimestre 2020, le taux de l’usure est à 2,68%, contre 2,57% auparavant. Une hausse qui signifie que davantage d’emprunteurs (les jeunes et les seniors notamment) se situeront en dessous de ce plafond. Du coup, ils obtiendront plus facilement leur crédit.

L’assurance de prêt bientôt moins chère. Fin septembre, les députés ont voté en commission la libéralisation de l’assurance-crédit. Si ce texte est définitivement adopté, les souscripteurs d’un prêt pourront changer d’assurance décès-invalidité à tout moment. Cette possibilité existe actuellement (loi Hamon), mais les banques traînent les pieds. La réforme, qui a de bonnes chances d’aboutir, va faciliter les choses et permettre aux emprunteurs de faire des économies.

Le PAS retrouve la cote. Certaines banques proposent le Prêt à l’Accession sociale (PAS) à un taux plus bas que les crédits du secteur libre. Logique : le PAS est moins risqué, la moitié du montant accordé étant garanti par l’Etat. En plus, les frais annexes sont réduits par rapport à un emprunt classique. Le PAS est attribué sous conditions de ressources, qui sont les mêmes que celles du PTZ (Prêt à taux 0%). Ces deux financements aidés sont d’ailleurs conçus pour fonctionner ensemble.

Action Logement dope son prêt. Le Prêt Accession proposé par Action Logement vient d’être nettement amélioré. Le montant est porté à 40 000 € maximum et le taux d’intérêt de ce crédit complémentaire passe de 1 à 0,5% hors assurance obligatoire. L’objectif : permettre aux ménages modestes de devenir propriétaire, notamment en maison neuve. Le Prêt Action Logement est réservé aux personnes qui travaillent dans une entreprise de plus de dix salariés.

Cinq conseils pour bien emprunter

  • Préparez-vous en amont. Informez-vous sur tous les aspects du crédit immobilier, du taux aux garanties en passant par l’assurance et les souplesses de remboursements (mensualités modulables et reportables).
  • Respectez les critères des banques. Votre mensualité ne peut pas dépasser le tiers de vos revenus et la durée du Prêt est plafonnée à 25 ans. Votre reste à vivre doit être suffisant pour ne pas déséquilibrer vos finances.
  • Soignez votre profil. Pas question de vous présenter avec un compte à découvert, des incidents de paiement ou des fichages Banque de France. Les banques prêtent aux fourmis, pas aux cigales !
  • Placez de l’apport personnel. Les banques vous demandent un minimum de fonds propres. Cet apport personnel doit compter pour au moins 10% du projet hors frais annexes (droits de mutation du terrain par exemple).
  • Gardez une marge de manœuvre. Vous devez disposer d’une capacité d’épargne après avoir payé votre mensualité de crédit. Avoir de l’argent de côté vous permettra de faire face aux imprévus.
Publié par
© construiresamaison.com -
Cliquez ici pour réaliser votre avant projet de maison sur mesure