Construction : le retour de la pierre

Belle, pérenne, écologique, saine… la pierre mérite que l’on s’y intéresse à l’heure de sélectionner le matériau de construction de sa maison.

Lorsque l’on décide de faire bâtir sa maison, il faut se décider pour tel ou tel matériau de construction. Aujourd’hui l’acquéreur a plus que l’embarras du choix : brique, parpaing, bois massif, ossature métallique ou ossature bois et même paille, voire terre crue… Pour autant, on pense moins souvent à la pierre qui est pourtant utilisée depuis toujours.

Un matériau plein d’atouts ? Sans aucun doute. Non seulement la pierre est extrêmement solide mais elle est aussi incombustible. Lorsqu’elle est apparente, elle offre un équilibre hygrométrique qui participe au confort intérieur. Grâce à son inertie thermique, elle protège l’habitation des écarts de température excessifs. L'été, par exemple, elle stocke la fraîcheur de la nuit pour participer, le jour, au rafraîchissement naturel de la maison.

Un matériau écologique ? Oui. Sa production nécessite très peu d’énergie. La boue et l’eau utilisées lors de son extraction sont retraitées. La France possède de nombreuses carrières de pierre et des usines de transformation. Les constructeurs et les architectes peuvent donc aisément se fournir près de leurs chantiers, des circuits courts qui participent au bon bilan carbone de la maison. Grâce à sa durabilité, la pierre peut être recyclée en étant réutilisée pour d’autres constructions.

Un matériau sain ? Absolument. A l’heure où l’on se préoccupe de plus en plus de la qualité de l’air à l’intérieur des maisons, la pierre affiche de sérieux atouts. Elle ne nécessite aucun adjuvant ni produit chimique pour sa production comme pour son emploi comme matériau de construction. C'est donc un matériau sain.

Question d'architecture. La pierre s'adapte à tous les styles. Elle peut servir à bâtir des demeures traditionnelles comme des maisons contemporaines. Dans certains secteurs sauvegardés, elle est même obligatoire, soit massive, soit sous sa forme de parements. Dans certains villages savoyards, par exemple, on impose la règle un tiers de soubassement de pierre, deux tiers de construction bois.

Quels autres emplois ? Dallages, corniches, appuis de fenêtres, lucarnes, cheminées, piliers, murs de clôture, parements... peuvent être en pierre. Les carrières offrent de la pierre calcaire, du granit, du grès, du marbre... tous dans un immense panel de couleurs. Ces différents types de pierre permettent tous les usages ou presque.

Un matériau isolant ? Non, c’est son point faible. C’est le choix de l’isolant et de son épaisseur qui détermineront si la résistance thermique de l’enveloppe est suffisante pour que la consommation énergétique soit conforme aux exigences de la RT 2012 (la norme qui régit la construction). Une question qui sera tranchée par l'étude thermique (elle est obligatoire en construction neuve). A noter : certains fabricants proposent des solutions aussi innovantes qu'efficaces. Leur mur est composé de deux parois de pierre entre lesquelles ils placent un isolant. Résultat : des performances dignes du bâtiment passif (coefficient de résistance thermique de l'ordre de 7 pour les spécialistes).

A quel prix ? Pour les murs hors isolation et hors étanchéité, comptez un prix moyen de 400 € le mètre carré, mise en œuvre comprise. Il faut également tenir compte de l’approvisionnement et du lieu de livraison puisque, de par son poids, la pierre est coûteuse à transporter.

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