5 conseils pour la qualité de l’air intérieur

Anabelle Martinat
Mis à jour par
le 8 août 2018
Journaliste chez PAP.fr

De nombreux polluants à la nocivité avérée saturent l'atmosphère intérieure de nos maisons lors de l’aménagement. La solution pour s’en prémunir ? Adopter les bons gestes et privilégier des matériaux qui n’altèrent pas la santé des habitants et qui œuvrent à améliorer la qualité de l’air.

© Pixel-Shot/Shutterstock

 

Une récente étude menée à l’initiative du groupe IGC en partenariat avec l’institut Harris Interactive fait état d’une piètre qualité de l’air que nous respirons dans nos logements. Les deux grandes sources de polluants présents dans la maison, les particules et les COV (Composés Organiques Volatils) apparaissent au moment de l’aménagement avec le ponçage des murs, la peinture, la décoration et l'ameublement. Une problématique d’autant plus préoccupante, que le renforcement de l'isolation accentue le confinement de l'atmosphère. Nos conseils pour conserver un air  sain.

Renouveler l’air. La priorité numéro 1 consiste à choisir une ventilation efficace. La VMC (ventilation mécanique contrôlée) joue un rôle essentiel pour éliminer les polluants. On vous conseille d’opter pour une VMC double flux. Contrairement au simple flux, ce modèle ne fait pas qu’extraire l’air vicié des pièces humides, il insuffle également un air neuf préchauffé en provenance de l’extérieur. Mais avant d’être diffusé dans les pièces à vivre (salon et chambres), il est expurgé de ses polluants via des filtres.

Opter pour des solutions connectées. Certains équipements vont encore plus loin en proposant des solutions de purification d’air centralisées et connectées qui filtrent l’air entrant et le renouvelle en permanence éliminant les polluants, les allergènes mais aussi les virus. Et comme elles sont connectées, vous pourrez agir instantanément sur la qualité de l’air de votre maison. Pensez également à installer un système automatique d’ouverture des ouvrants permettant à la maison de profiter d’une ventilation naturelle.

Concilier bien être et décoration. Privilégier des produits reconnus pour leur moindre toxicité sur leurs occupants (peinture allégée en solvants, enduit naturel, papier peint écologique, fibres végétales ou dallages naturels) ou leurs propriétés « dépolluantes » (capables de capter la majeure partie des composés semi-volatils nocifs présents dans une pièce).

Se fier aux  innovations technologiques. Marginales pour certaines, elles semblent néanmoins vouées à un futur prometteur. Des plaques de plâtres absorbent jusqu' à 80 % des formaldéhydes d’une pièce, un modèle de toile de verre promet de capter jusqu'à 70 % des Cov présents dans l'air.  Des peintures et enduits intègrent un photocatalyser leur permettant d’améliorer l’air ambiant (odeurs, fumées et polluants organiques atmosphériques sont considérablement réduits). Pour le sol, il existe même un carrelage bactéricide.

 

Veiller au bâti. Outre les matériaux couramment utilisés aux performances sanitaires éprouvées tels la brique ou le bloc béton, des petits nouveaux ont fait leur apparition. Certains intègrent des isolants biosourcés ou d’origine minérale, recyclables (une obligation réglementaire) et totalement inertes sans aucun impact sur la qualité de l’air intérieur, ils n'émettent ni Composés organo-volatils ni fibres irritantes. D’autres encore font valoir leur capacité à absorber les ondes radios. Utilisés de façon plus confidentielle, les « éco matériaux » ont également de réels atouts à faire valoir. C’est le cas de la brique de chanvre, du béton de lin, du bloc de miscanthus

Les COV l'ennemi invisible.
Aux polluants de toujours s’ajoutent de nouvelles substances, héritage de l'introduction massive des produits de synthèse, présentes dans les colles, les vernis, les solvants.  Concernant le niveau de COV, les tests de l’étude révèlent que les maisons à la livraison sont saines (avec un niveau de COV inférieur à 350 μg/m3), mais après une semaine de mise en situation, les échantillons d’air témoignent de leur explosion.  Le taux de CO2 est lui aussi régulièrement supérieur à 1 200 ppm dans les pièces de jour (entre 1 500 et 1 700).


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