Une récente étude menée à linitiative du groupe IGC en partenariat avec linstitut Harris Interactive fait état dune piètre qualité de lair que nous respirons dans nos logements. Les deux grandes sources de polluants présents dans la maison, les particules et les COV (Composés Organiques Volatils) apparaissent au moment de laménagement avec le ponçage des murs, la peinture, la décoration et l'ameublement. Une problématique dautant plus préoccupante, que le renforcement de l'isolation accentue le confinement de l'atmosphère. Nos conseils pour conserver un air sain.
Renouveler lair. La priorité numéro 1 consiste à choisir une ventilation efficace. La VMC (ventilation mécanique contrôlée) joue un rôle essentiel pour éliminer les polluants. On vous conseille dopter pour une VMC double flux. Contrairement au simple flux, ce modèle ne fait pas quextraire lair vicié des pièces humides, il insuffle également un air neuf préchauffé en provenance de lextérieur. Mais avant dêtre diffusé dans les pièces à vivre (salon et chambres), il est expurgé de ses polluants via des filtres.
Opter pour des solutions connectées. Certains équipements vont encore plus loin en proposant des solutions de purification dair centralisées et connectées qui filtrent lair entrant et le renouvelle en permanence éliminant les polluants, les allergènes mais aussi les virus. Et comme elles sont connectées, vous pourrez agir instantanément sur la qualité de lair de votre maison. Pensez également à installer un système automatique douverture des ouvrants permettant à la maison de profiter dune ventilation naturelle.
Concilier bien être et décoration. Privilégier des produits reconnus pour leur moindre toxicité sur leurs occupants (peinture allégée en solvants, enduit naturel, papier peint écologique, fibres végétales ou dallages naturels) ou leurs propriétés « dépolluantes » (capables de capter la majeure partie des composés semi-volatils nocifs présents dans une pièce).
Se fier aux innovations technologiques. Marginales pour certaines, elles semblent néanmoins vouées à un futur prometteur. Des plaques de plâtres absorbent jusqu' à 80 % des formaldéhydes dune pièce, un modèle de toile de verre promet de capter jusqu'à 70 % des Cov présents dans l'air. Des peintures et enduits intègrent un photocatalyser leur permettant daméliorer lair ambiant (odeurs, fumées et polluants organiques atmosphériques sont considérablement réduits). Pour le sol, il existe même un carrelage bactéricide.
Veiller au bâti. Outre les matériaux couramment utilisés aux performances sanitaires éprouvées tels la brique ou le bloc béton, des petits nouveaux ont fait leur apparition. Certains intègrent des isolants biosourcés ou dorigine minérale, recyclables (une obligation réglementaire) et totalement inertes sans aucun impact sur la qualité de lair intérieur, ils n'émettent ni Composés organo-volatils ni fibres irritantes. Dautres encore font valoir leur capacité à absorber les ondes radios. Utilisés de façon plus confidentielle, les « éco matériaux » ont également de réels atouts à faire valoir. Cest le cas de la brique de chanvre, du béton de lin, du bloc de miscanthus
Les COV l'ennemi invisible.
Aux polluants de toujours sajoutent de nouvelles substances, héritage de l'introduction massive des produits de synthèse, présentes dans les colles, les vernis, les solvants. Concernant le niveau de COV, les tests de létude révèlent que les maisons à la livraison sont saines (avec un niveau de COV inférieur à 350 μg/m3), mais après une semaine de mise en situation, les échantillons dair témoignent de leur explosion. Le taux de CO2 est lui aussi régulièrement supérieur à 1 200 ppm dans les pièces de jour (entre 1 500 et 1 700).
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