La cote des terrains en Poitou-Charentes

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En Poitou-Charentes, le foncier est cher et les acquéreurs se tournent de plus en plus vers des terrains plus petits.

Le nerf de la guerre de la maison individuelle, c’est le terrain. Si les candidats à la maison neuve peuvent chercher leur parcelle par leurs propres moyens, elles peuvent aussi se tourner vers les constructeurs. Ces professionnels ont mis en place des services d’aide à la recherche de foncier très appréciés. Notamment aux abords des grandes villes, là où la demande est la plus pressante. Les familles privilégient ces adresses bien desservies et bien équipées, pourvues en services, en transports et en établissements scolaires.

Dans cette logique, les lotissements, autrement dit les terrains groupés, offrent nombre d’avantages. Proches des villes, donc des transports et des services, ils sont surtout livrés prêts à bâtir. Toujours constructibles, bornés, viabilisés, ils permettent aux particuliers qui les choisissent de se libérer de nombreuses démarches et autres formalités. À noter : sur ces parcelles, les règles peuvent être plus strictes que celles du Plan local d’urbanisme (Plu) de la commune, mais pour les familles, c’est l’assurance d’une meilleure intégration dans l’environnement.

Sur les premiers mois de 2021, les mises en vente de terrains en lotissement ont beaucoup augmenté, notamment sur l’agglomération rochelaise. Sur ce secteur, 286 lots ont été lancés sur le marché, soit 45 % du marché en Nouvelle-Aquitaine, contre seulement huit terrains l’an dernier à la même époque selon l’Observatoire immobilier du Sud-Ouest (Oiso). Les acquéreurs ont répondu présent. Au premier trimestre 2021, 378 parcelles en lotissement ont été vendues toujours sur La Rochelle et les communes alentour, contre 170 sur la même période de 2020. L’offre compte pour environ 350 parcelles, ce qui ne représente que cinq mois de fonctionnement du marché. D’ailleurs, les professionnels locaux de l’aménagement n’hésitent pas à parler de pénurie.

Côté prix 

Sur La Rochelle, où la demande est soutenue et l’offre contenue, le seuil des 1 000 €/m² est souvent atteint, voire dépassé. En première couronne, les valeurs oscillent le plus souvent entre 500 et 700 €/m². En seconde couronne, dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de La Rochelle, elles tournent autour de 200 à 300 €/m². En lotissement, la parcelle moyenne s’affiche à 80 000 € en moyenne pour une surface de 450 m².

Dans la Vienne, autour de Poitiers ou dans les Deux-Sèvres autour de Niort, les prix se situent davantage entre 130 et 160 €/m² et parfois à moins de 80 €/m² dans les secteurs ruraux. Dans les îles, les prix remontent, notamment à Ré, fortement plébiscitée par les Rochelais et les Parisiens malgré des prix qui dépassent les 1 000 €/m² et peuvent atteindre des prix bien supérieurs sur des communes très prisées comme Les Portes ou Saint-Martin. Sur Oléron, moins médiatisée, les valeurs fléchissent légèrement.

Elisabeth Lelogeais