Acheter un terrain à bâtir en Ile-de-France

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En Ile-de-France, les terrains sont chers, parfois même plus chers que la maison, et de petite taille. Par ailleurs, ils nécessitent souvent des adaptations qui entraînent des frais supplémentaires.

Une étude réalisée par le ministère de la Transition écologique indique qu’en Ile-de- France, la surface moyenne du terrain se situe à 600 m² pour un prix moyen de 149.700 €, soit près de 250 €/m². Mais cette moyenne reflète de grandes disparités, sachant que, selon l’Institut Paris Région, 57 % des communes de l’Ile-de-France sont rurales et occupent 64 % de ce territoire.

Aux portes de Paris, où la densité urbaine est forte, dans les Hauts-de-Seine, la Seine- Saint-Denis et le Val-de-Marne, le terrain se fait plus rare et les parcelles sont plus petites, entre 200 et 400 m². Car les prix grimpent : selon la notoriété de la commune, son emplacement et les transports en commun, ils fluctuent entre 200.000 et 250.000 €. Avec des pics à 350.000 ou 400.000 € sur des sites de premier plan.

En Île-de-France, les terrains sont de plus en plus petits.

En seconde couronne, et au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans la campagne de l’Essonne ou de la Seine-et-Marne, la taille de la parcelle augmente jusqu’à 600 m², les prix fléchissant pour osciller entre 120. 000 et 150.000 €, permettant d’acheter plus grand. Excepté dans certaines communes des Yvelines comme Chatou ou Croissy… où les prix peuvent atteindre une fortune, dépassant largement les 1.200 €/m².

Conséquence : « dans quelques villes très recherchées où l’offre est extrêmement réduite, le prix du terrain peut représenter les deux tiers du coût de l’opération », observe Miguel Gomes, gérant de Maisons Yvelines Traditions. C’est encore plus vrai dans certaines communes élitistes, qui ne veulent pas densifier leur urbanisme et qui imposent des terrains de grande taille qui accueilleront une vaste maison, au prix conséquent.

Batir a Paris, mission impossible ?
Faire construire dans la capitale relève de la gageure. Les terrains se vendent au compte-gouttes et peuvent dépasser le million d’euros. Et puis ils filent souvent dans l’escarcelle des promoteurs. Ensuite, c’est un défi technique et urbanistique. Les règles sont strictes, le sous-sol est un gruyère parcouru de réseaux divers et les permis de construire font systématiquement l’objet de recours. Résultat : à Paris, les constructions de maisons neuves se comptent chaque année sur les doigts de la main…

Elisabeth Lelogeais