Acheter un terrain en Champagne-Ardennes

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Zoom sur le marché foncier en Champagne-Ardennes, une région où il est encore possible de trouver de grandes parcelles, entre 600 et 1.000 m2.

En matière de parcelles à bâtir, on voit souvent grand en Champagne-Ardenne. « La crise sanitaire a mis en évidence le besoin d’un espace extérieur. Cette tendance qui existait déjà dans la région s’est renforcée. Et on assiste à une demande importante de terrains en diffus de 600 à 1 000 m² que l’on peut trouver, par le biais notamment de divisions parcellaires », observe Ludovic Pannetier, manager commercial chez Hexaôm. Il est également possible de trouver des lotissements, ces parcelles prêtes à bâtir se plaçant dans le prolongement des villes et des villages.

Reste que cette parcelle, c’est bien plus qu’une affaire de surface. « Le terrain joue un rôle important, on l’aménage, on le décore, on y met une piscine, indique Xavier Dereeper. Aujourd’hui, nous vendons une maison sur trois avec piscine ou terrain piscinable. » Dans les Ardennes, il est possible de décrocher des terrains isolés de plus de 1.000 m², même en étant proche de Rethel ou de Sedan. Sur Bezannes, proche du golf de Reims et non loin de la gare TGV, quelques terrains de 1.000 m² sont disponibles. Côté lotissement, les parcelles restent assez grandes par rapport aux autres régions, rarement en dessous de 600 m².

En toute proximité des villes, le prix des terrains reste élevé. Aux portes de Reims, il faut compter environ 250 €/m² avec quelques pointes à 400 ou 500 €/m² sur de vastes parcelles très bien exposées accueillant de grandes maisons. En s’éloignant, les prix peuvent chuter à 115 €/m². Prix que l’on retrouve sur l’agglomération de Troyes, sauf dans le sud, mal desservi dans les transports où les valeurs descendent entre 60 et 75 €. Sur Saint-Dizier ou Charleville-Mézières, il faut tabler sur 110-120 €/m².

Dans tous les cas, avant de s’engager sur l’achat d’un terrain, mieux vaut s’assurer de sa nature pour savoir s’il faut renforcer les fondations. « Dans la Marne, le sol est argileux, se gonflant par fortes pluies et se rétrécissant en cas de grosses chaleurs. Dans l’Aube, le sol est crayeux, plus friable », indique Ludovic Pannetier. Dans les secteurs à fort risque argileux, le vendeur du terrain doit fournir une étude de sol à son acheteur. Mais il est conseillé de réaliser cette étude de sol dans tous les cas. De quoi choisir les fondations adaptées et chiffrer plus facilement leur prix donc celui de la maison.

Elisabeth Lelogeais