Normandie : trouver et acheter son terrain

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En matière de terrains à bâtir, la Normandie ne manque pas d'opportunités de qualité. Reste à savoir où les trouver… et combien elles coûtent.

La première étape dans l’acquisition d’une maison commence par la recherche et l’achat du terrain. Et souvent par un choix d’habiter dans un lotissement péri-urbain. Question de mode de vie et de prix. En bordure des grandes métropoles normandes comme Caen, Cherbourg, Le Havre ou Rouen ainsi que près de villes moyennes comme Alençon, Bernay, Lisieux, Saint-Lô, le lotissement privé ou communal prospère, répondant à une demande d’acquéreurs voulant être proches d’un bassin d’emplois, de commodités urbaines, de transports en commun.

La parcelle, selon les départements, évolue entre 380 et 500 m². « La superficie des terrains diminue depuis quelques années, observe Etienne Requin, président du groupe Extraco et trésorier du Pôle Habitat FFB. D’une part, pour des raisons de densification et de préservation de l’environnement, les communes proposent des parcelles plus petites. D’autre part, les acquéreurs d’un terrain réduit minimisent le coût d’achat mais aussi la taxe foncière et l’entretien. »

Le terrain en diffus, vendu par un particulier, compte néanmoins ses adeptes avec des surfaces de 700 à 1 000 m², notamment dans la Manche ou dans l’Eure. Sur le littoral, les côtes des départements de la Manche et du Calvados sont très convoitées. Sur la Côte Fleurie, de Honfleur à Cabourg, la vue mer est plébiscitée mais le terrain rarissime. « Seule opportunité, racheter une vieille villa, démolir et reconstruire », souligne Thierry Usaï, directeur commercial Hexaôm Basse Normandie. Même scénario dans la Manche, du côté de Granville, Barneville-Carterets ou Saint-Vaast. Toutefois, même dans ce cas de figure, le plan de prévention des risques naturels peut exiger des travaux supplémentaires pour pallier les inondations ou les glissements de terrain. Il peut aussi tout simplement interdire le projet si le secteur est classé submersible.

Les prix jouent le grand écart allant de 35 €/m² dans la campagne profonde et 800 €/m² voire plus les pieds dans l’eau. Mais au-delà de ces valeurs extrêmes, il faut compter, en lotissement, autour de 300 €/m² en lisière de Caen, de 200 €/m² près du Havre ou de Granville, de 150 €/m² près de Cherbourg, de 100 €/m² près d’Avranches… Toutefois, même à l’intérieur d’un lotissement, les prix varient en fonction de l’emplacement et de l’orientation. En rase campagne, hors pays d’Auge, les prix chutent fortement, à moins de 40 €/m², mais il faudra rajouter la viabilisation du sol, le raccordement EDF, eaux usées…

Elisabeth Lelogeais