Acheter un terrain dans les Hauts-de-France

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Dans les Hauts-de-France, le prix des terrains fait le grand écart suivant leur emplacement !

Le terrain est la base de la maison. Selon l'enquête sur le prix des terrains à bâtir du ministère de la Transition écologique, la superficie moyenne du terrain s’élève à 890 m², elle peut s’avérer plus grande dans la Somme ou l’Aisne et tourner autour de 921 m² mais se contracter dans le Nord et le Pas-de-Calais autour de 875 m². Et cette surface diffère encore selon la nature du terrain, en lotissement urbain ou périurbain ou en secteur isolé (secteur diffus, autrement dit terrains vendus par des particuliers).

Lotissement ou diffus ? En secteur périurbain, près de Lille, Amiens, Dunkerque ou Boulogne sur mer ou sur des communes plus petites comme Gamaches, Oisemon, le lotissement domine alors qu’en zone rurale, le diffus l’emporte. Mais au-delà de cette constatation, c’est un choix de vie qui se dessine pour les familles. « Les acheteurs se positionnent surtout sur des terrains en lotissements dans des communes où il y a des écoles, des commerces de proximité, un médecin, des transports urbains… Et ils n’hésitent plus à aller en seconde couronne de la métropole lilloise ou dunkerquoise, par exemple », reconnaît Jean-Luc Roeckel, directeur de la région Nord chez Géoxia.

Lorsque le terrain le permet, les acquéreurs optent souvent pour les maisons de plain-pied, pratiques et faciles à vivre. www.maisons-du-nord.fr

Nouveaux modes de vie. Certes en secteur urbain ou périurbain, la parcelle sera plus petite. « Sur ces secteurs, les parcelles varient entre 400 et 500 m² dans les communes des métropoles, entre 600 et 700 m² dans les villes moyennes, les lotisseurs devant faire face à la pénurie de foncier à bâtir et à la densification de la construction imposée par certains plans locaux d’urbanisme », ajoute Philippe Weill, codirigeant d’Arlogis. « Il s'agit aussi et surtout du budget du futur propriétaire, sans oublier que celui-ci ne veut plus passer son temps libre à jardiner, tondre… »

Cap sur la campagne. Pour les amateurs de paysage rural, il est possible de décrocher des terrains isolés de 900 à 1 200 m² et même au-delà. Plus difficile en revanche va être de débusquer un terrain les pieds dans l’eau sur la Côte d’Opale et en baie de Somme. La loi Littoral interdit de construire en bord de mer et le plan de prévention des risques naturels classe certains secteurs submersibles. Seule opportunité : acheter une vieille villa, la démolir et construire. A défaut, et pour une vue sur la Manche ou sur la mer du Nord dans certaines stations balnéaires, quelques lotissements sortent non loin de la mer.

Des prix globalement stables. Entre le prix d’un terrain en pleine terre picarde, et ceux des communes de la métropole lilloise, dunkerquoise ou amiennoise, les prix font le grand écart. « Le coût du foncier varie fortement en fonction des secteurs, suivant le marché de l’offre et de la demande. La valeur reste globalement stable excepté dans les secteurs où la forte demande fait pression », note Dominique Cavro, directeur des ventes Artois Hainaut chez Constructions Piraino. En périphérie de Lille et sur les communes les plus cotées et les plus recherchées comme Marcq-en-Barœul ou Wasquehal, le mètre carré peut grimper jusqu’à 400 €. En s’éloignant vers la seconde couronne lilloise, les prix tournent davantage entre 180 et 220 €/m². Des valeurs qui se retrouvent en proche banlieue d’Amiens, d’Abbeville, d’Arras, de Boulogne-sur-Mer pour chuter à 100 €/m², voire en deçà autour des villes moyennes. En rase campagne, le prix peut descendre à 50 €/m² pour un terrain non viabilisé.

Elisabeth Lelogeais