Le parquet

Le parquet présente de nombreuses qualités : longue durée de vie, résistance, aspect chaleureux. Il se trouve en différentes essences de bois et peut être posé selon plusieurs procédés. Il peut être écologique, remplacé par du stratifié ou être en liège.

Longévité, résistance, aspect chaleureux, le parquet est un revêtement de sol dont les qualités compensent le prix de départ relativement élevé.

La durée de vie d’un parquet traditionnel est estimée jusqu’à soixante-dix ans. Elle dépend de l’essence de bois retenue, de l’épaisseur de la couche d’usure, de l’usage qui en est fait et de son entretien. Globalement le bois résiste à l’écrasement et au poinçonnement (en fonction de l’essence choisie). Un parquet épais (15 mm), massif ou non, s’abîmera moins.

Le parquet offre une couche d’usure (le dessus) en bois noble, entre 2 et 4 mm. Plus cette couche d’usure est épaisse, plus le produit sera résistant et plus il pourra être rénové par ponçage. On pourra prendre un parquet de l’épaisseur de son choix. Mais 8/10 mm, par exemple, suffiront dans la plupart des cas. La lame du parquet massif est composée d’une seule essence de bois. Si le parquet est en contrecollé, la lame comporte plusieurs couches de bois. Les parquets peuvent être vitrifiés, vernis, huilés ou cirés.

 Autres atouts du parquet : il participe à l’isolation phonique lorsqu’il est associé aux sous-couches appropriées. Il contribue à l’équilibre hygrothermique de la pièce (humidité constante dans l’air nécessaire au bien-être de ses occupants).

Ce produit exige de l’entretien. Lorsqu’il est vitrifié ou vernis, le parquet est non seulement moins fragile mais aussi plus facile à entretenir. Plusieurs couches de vitrificateur ou d’un vernis spécifique doivent être appliquées. Le bois est alors protégé. Il ne craint plus ni l’eau ni les taches. Il suffira de passer la serpillière pour le nettoyer. Les parquets vitrifiés se déclinent en finitions brillantes, mates ou satinées. Ces finitions conféreront une plus grande résistance au bois.

La grande majorité des parquets est en chêne. Cette essence se décline dans une infinité de finitions et de teintes. Des essences moins robustes, telles que le châtaignier, le bouleau, le merisier ou le pin, sont plus fragiles.

Le bambou est apprécié pour sa résistance et ses qualités de durabilité. Il ne craint ni l'humidité ni la moisissure. Il s’invite dans les pièces d’eau, comme la cuisine ou la salle de bains, de même que les bois exotiques comme le teck, l’iroko ou le merbeau.

Un parquet en bambou tressé caramel verni mat. www.pointp.fr

Peu connu, le parquet en liège est utilisé depuis le début du siècle dernier. L’écorce du liège qui le constitue est récoltée sur le chêne-liège sans que l’arbre soit endommagé. La densité des parquets en liège est suffisamment élevée pour tolérer une circulation importante et le poids des meubles.

La caractéristique la plus étonnante du liège ? Il a une « mémoire » qui lui permet de reprendre sa forme après une compression. Une finition de surface lui offre une protection supplémentaire. Cette matière peut être teinte dans une vaste gamme de couleurs. Il existe en parquet flottant ou en parquet à coller.

Ce matériau est durable, antistatique, antiallergique. Résistant à l’eau, il est idéal pour les pièces humides. C’est un excellent isolant thermique et phonique. Pour l'entretien, il faut passer la serpillière régulièrement pour éviter que des particules s’accumulent et aient un effet « papier de verre » qui endommagerait la finition du parquet.

Il existe trois techniques de pose. Les parquets traditionnels massifs sont le plus souvent cloués sur des solives ou des lambourdes. Ils sont scellés au sol. La pose flottante consiste, elle, à assembler les lames entre elles. Elles sont soit collées soit clipsées, mais elles ne sont pas solidaires du support.

Un parquet de la gamme Diva en chêne Zenitude finition huile grise sans solvant. Panaget. www.panaget.com

Troisième possibilité : la technique dite collée qui consiste à coller les lames directement sur le sol existant. C’est la technique la plus souvent adoptée dans les pièces humides ou dans celles équipées d’un système de chauffage par le sol.

Un parquet de la gamme Diva en chêne Zenitude finition huile grise sans solvant. Panaget. www.panaget.com

En matière de motifs, il y a l’embarras du choix : à la française, à l’anglaise, en point de Hongrie, à bâtons rompus, Versailles, Chantilly…

Le parquet sera écologique si vous optez pour du bois massif. Il n'aura en effet subi aucun collage en usine. Choisissez le produit dans des forêts durablement gérées et labellisées FSC ou PEFC. La majorité des parquets sont livrés avec une finition, vous devrez vous assurer que le produit sélectionné ne contienne aucun solvant.

Sinon, préférez du bois brut. Vous le traiterez après la pose en utilisant une huile ou un vernis bio. Vous préférerez des produits non nocifs qui laissent le bois respirer. Clous et colles naturelles seront parfaits pour la pose.

Le bois va se patiner avec le temps, c’est ce qui contribue à son authenticité.

Epais de 6 à 12 mm, le stratifié est un revêtement de sol qui se compose au minimum de trois couches.
La première couche est l’overlay, ou couche d’usure, c’est-à-dire la surface, qui est une pellicule en résines protectrices. Elle recouvre une photo ou un papier décor qui reproduit l’aspect du bois ou de tout autre matériau.
La seconde couche est le support, ou âme, qui peut être en bois ou fabriqué dans un matériau composite en panneaux de fibres moyenne ou haute densité.
La troisième couche est le contre-parement, ou contre-balancement. Il consiste en une feuille collée sur l'envers pour assurer la stabilité du revêtement. 
Parce que le stratifié a tendance à résonner, une sous-couche est indispensable pour limiter la transmission du bruit. Certaines marques proposent des stratifiés avec sous-couche acoustique intégrée qui font jusqu'à 3 mm d'épaisseur. Seule la pose flottante est possible.

Un sol en stratifié Easylife Acess chêne grenier. www.saint-maclou.com

Le sol stratifié, qui n’est jamais en bois noble, se décompose en deux catégories.

Le bois orienté est composé de fines lamelles de bois de résineux, de bouleau et même parfois de peuplier, qui sont collées les unes sur les autres. Ce stratifié est réputé plus résistant que le parquet, il peut être verni, lazuré et teinté et nécessite un ponçage. Le bois orienté ne craint pas l’eau est moins cher que le parquet véritable, mais sensiblement plus cher que le bois aggloméré.
Le bois aggloméré est composé, comme son nom l'indique, de bois aggloméré à l'aide d’un mélange d’essence de résineux et de bouleau. Il ne peut être que vitrifié. Economique, il est plus fragile que le parquet et craint l’humidité.

Ce revêtement est stable, hydrofuge et durable. Les meilleures qualités sont assorties d'une garantie longue durée de 20 à 30 ans, voire d'une garantie à vie. Seule la pose flottante est possible. Mais s'il subit un impact, il faut le remplacer, le ponçage est impossible. Facile à entretenir, ce revêtement se décline dans de larges gammes de coloris et d’aspects.

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