DPE : quels travaux font la différence ?

Manuel Apruzzese
Publié par
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Journaliste chez PAP.fr

Le DPE est un classement décisif pour fixer la valeur ou la mise en location d’un logement. Pour améliorer la note et réduire ses factures, encore faut-il engager les bons travaux, dans le bon ordre. Isolation, chauffage, ventilation : tour d’horizon des leviers vraiment efficaces.

Une bonne isolation de la toiture est essentielle. Elle limite les déperditions de chaleur. © Westend61-Getty Images

Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) est devenu en quelques années un critère central pour juger du confort et de la valeur d’un logement. Il mesure :

  • le niveau d'isolation,
  • la consommation d’énergie,
  • les émissions de CO₂ dans un classement de A à G.

👉Les logements F et G, qualifiés de passoires thermiques, sont désormais dans le viseur des pouvoirs publics, avec des restrictions à la location. Sans compter la moins-value en cas de revente. Améliorer son DPE permet :

  • de valoriser son bien (c'est la valeur verte) ;
  • de réduire ses factures d’énergie ;
  • d’améliorer le confort tout au long l'année.

Par où votre maison perd-elle le plus de chaleur ?

Les points faibles du logement Pertes estimées
Toiture 25 à 30 %
Murs 20 à 25 %
Air renouvelé 20 à 25 %
Fenêtres 10 à 15 %
Plancher bas 7 à 10 %
Ponts thermiques 5 à 10 %

L’isolation, la priorité numéro 1

L'isolation des combles et celle des murs d'enveloppe réduiront jusqu'à 30 % les déperditions thermiques. Pour une habitation de 120 m², un budget d'isolation de 2 000 € diminue généralement la facture énergétique de 15 à 25 %, avec un amortissement inférieur à 8 ans.

👉L'isolation des murs

Les murs sont responsables d'environ 25 % des déperditions. L'isolation peut se faire par :

  • l'intérieur (solution économique). 5 à 10 % d’économies à la clé : l’isolation des planchers améliore immédiatement le confort ;
  • l'extérieur (solution plus performante). Cette dernière technique peut améliorer le DPE d'une à deux classes. Mais attention au prix !

👉L'isolation des fenêtres

Le double vitrage constitue un minimum. Bien que les économies soient modestes, leur impact sur le confort est considérable.

Faire construire votre maison

Le chauffage, priorité numéro 2

Les solutions les plus performantes sont désormais :

  • la pompe à chaleur air/eau ou air/air ;
  • la chaudière gaz à condensation ;
  • le poêle à granulés.

Une pompe à chaleur peut diviser la facture de chauffage par deux, avec un retour sur investissement de 6 à 10 ans selon les aides. Autre levier simple : le thermostat programmable. Baisser la température de 1°C permet d’économiser jusqu’à 10 % d’énergie, pour un investissement limité.

L'eau chaude et la ventilation, à ne pas oublier

L’eau chaude sanitaire représente jusqu’à 15 % de la consommation. Un chauffe-eau thermodynamique permet de réduire fortement la facture.

Lorsqu’un logement est mieux isolé, l’air circule moins et l’humidité peut s’accumuler. La VMC permet alors d’évacuer l’air vicié et de limiter les risques de condensation et de moisissures. En rénovation, négliger la VMC peut annuler une partie des gains obtenus par l’isolation.

  • La VMC simple flux est souvent privilégiée en rénovation pour sa facilité d’installation.
  • La VMC double flux, plus performante, est adaptée aux rénovations globales. Elle récupère les calories de l’air extrait et améliore le confort thermique de la maison.

MaPrimeRénov' en 2026

MaPrimeRénov’ 2026 privilégie les rénovations globales, avec au moins deux travaux d’isolation et un gain minimal de deux classes au DPE. Certains travaux ne sont plus financés seuls et doivent s’inscrire dans un projet d’ensemble.

👉Les aides, modulées selon les revenus, restent plus avantageuses pour les ménages modestes. Un artisan certifié RGE est obligatoire pour en bénéficier.


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