Les matériaux de construction

Nos constructions génèrent aujourd'hui jusqu'à 25% des gaz à effet de serre. Mais il est possible de réduire l'impact des maisons sur l'environnement, en optant pour des matériaux qui le respectent le plus possible.

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Les matériaux sont rarement tout bons ou tout mauvais. D'un point de vue environnemental, le matériau idéal totalement neutre n'existe pas. Le bloc béton, la brique puis le béton cellulaire sont les principaux matériaux utilisés dans la filière humide.

Le bloc béton.

Aujourd'hui, plus de 70 % des maisons construites sont bâties en parpaing. Même si son aspect et sa couleur ne plaident pas en sa faveur, c'est néanmoins un matériau dont l'impact sur l'environnement est relativement faible. C'est un agglomérat de granulats (gravillons naturels, sables naturels), de ciment et d'eau.

Si le ciment est loin d'être naturel et nécessite beaucoup d'énergie pour le produire (les fours fonctionnent souvent comme des incinérateurs comme pour les farines animales), cette dépense d'énergie est pondérée par un maillage dense de producteurs qui limite les transports routiers. Son séchage quant à lui est naturel. Côté environnemental, le bloc béton est relativement performant avec notamment un bilan écologique (cuisson, émission CO², transport…) global satisfaisant.

La brique

La brique a entamé sa révolution depuis déjà quelques années et gagne régulièrement des parts de marché. Force est de constater que les nouvelles briques de type Monomur® n'ont plus grand-chose à voir avec celles que nous connaissions, leur composition mise à part. La brique est une véritable barrière hygrométrique puisqu'elle ne garde pas l'humidité contenue dans l'air. Les problèmes de moisissure sont éradiqués ainsi que les différents types d'allergies qui leur sont liés.

Autre atout, le procédé de joint mince utilisé pour l'assemblage des blocs limite considérablement les consommations d'eau, ce qui est également bon pour l'environnement. La fabrication quant à elle ne fait appel qu'à de l'argile mais nécessite une cuisson qui impacte le bilan écologique du matériau.

Le béton cellulaire

Plus ancien qu'on ne le pense (sa création remonte en 1927), le béton cellulaire aussi appelé Thermopierre est couramment utilisé. On estime, à l'échelle européenne, que 600.000 maisons individuelles sont construites chaque année en Thermopierre.

C'est un mélange de sable siliceux broyé fin, de ciment portland, de chaux de haute qualité, d'eau et de poudre d'aluminium (0,10 %). La pâte obtenue est coulée dans des moules. Grâce à la poudre d'aluminium, l'ensemble prend du volume, ce qui permet la formation des milliards de bulles d'air piégées dans la masse. Le matériau devient ainsi un bon isolant thermique.

Commence alors la phase de durcissement. À ce stade, on coupe les blocs, puis ils sont cuits (entre 170/190°) sous une pression de 8 à 10 bars. Aucun solvant, aucune fibre, aucun COV (Composé organique volatil) ne sont émis par la suite dans l'air. La mise en oeuvre utilise la technique du joint mince qui supprime une dizaine de tonnes de mortier !

Le bois

Le bois est une alternative qui séduit les acquéreurs. Il ne représente que 4 à 5 % du marché. Retour aux sources, besoin d'un matériau sain et naturel, préservation de l'environnement motivent souvent ce choix. Dans un contexte de préservation de l'environnement et d'habitat sain, le développement de la construction à structure bois constitue un enjeu fondamental pour la sauvegarde de notre planète.

En effet, le bois, matériau de construction renouvelable, nécessite peu d'énergie pour sa transformation. Par ailleurs, la maison bois, parfaitement isolée, autorise d'importantes économies d'énergie pour son chauffage. Le comportement du matériau est globalement bon.

Mais si vous êtes soucieux de l'environnement, il faut veiller à ce que les bois utilisés pour la construction de votre future maison soient issus de cultures raisonnées sous nos latitudes et non pas d'essences exotiques importées dans des conditions dévastatrices pour l'environnement (label FSC ou la marque PEFC). D'autant plus que leur bilan écologique sera particulièrement mauvais en raison notamment de leur transport. Dernier point important dans une démarche respectueuse de l'environnement, les traitements nécessaires à la protection doivent être sélectionnés en fonction de leur impact environnemental car ils sont souvent très agressifs.

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