Imprimer l'article

Cheminées : pleins feux sur la modernité

Décorative et conviviale, la cheminée traditionnelle possède toutes les qualités. Sauf une : elle n'est pas assez puissante pour être utilisée comme mode de chauffage à part entière.

La cheminée traditionnelle

© Tifon 7300

La cheminée à foyer ouvert existe depuis la nuit des temps. Et l'on n'a rien inventé de mieux pour profiter du spectacle des flammes, du crépitement des bûches et de l'odeur du feu. Revers de la médaille, elle ne chauffe pas bien, ou mal. Près de 90 % de la chaleur produite est perdue dans le conduit d'évacuation. Ce qui ne permet pas de l'utiliser comme mode de chauffage. D'ailleurs, elle n'est pas concernée par le crédit d'impôts de l'État. Son rôle se limite donc à des critères purement décoratifs.

Un effet décoratif garanti !

Classique ou design, petite ou grande, centrale ou encastrée au mur, elle crée à elle seule l'ambiance dans un séjour. Quant à son bon fonctionnement, il dépend du conduit. Bien qu'invisible, celui-ci détermine le tirage. C'est-à-dire la capacité à évacuer les gaz de combustion tout en apportant de l'air extérieur neuf. L'architecture du conduit influe sur le tirage, ses dimensions aussi. Ces dernières doivent être proportionnelles à la taille de la cheminée. La section minimale imposée par la loi est de 20 cm x 20 cm. Mais l'usage veut que le volume du conduit soit 1,5 à 2 fois supérieur au volume du foyer pour les petites cheminées et 1 à 1,5 fois supérieur pour les grandes cheminées.

Enfin, n'oubliez pas qu'un conduit se surveille et s'entretient au moins une fois par an. C'est l'unique façon de limiter les risques d'intoxication au monoxyde de carbone. Invisible et inodore, ce gaz de combustion est très nocif lorsqu'il est mal évacué. Chaque année, il est à l'origine d'accidents mortels.

Et pourquoi pas une cheminée sans bois ?

Il existe plusieurs alternatives au bois.

La cheminée au bioéthanol. C'est une tendance forte depuis deux ans. Dans les hôtels, les restaurants, les appartements design... On la retrouve partout où les designers et les architectes veulent faire de l'effet. Normal : elle est particulièrement esthétique et elle s'installe n'importe où car elle ne nécessite pas de conduit. En outre, elle peut prendre toutes les formes possibles et imaginables. Revers de la médaille, elle ne chauffe pas et n'ouvre pas droit au crédit d'impôts. Comment ça marche ? Le bioéthanol, aussi appelé écoéthanol, est un produit liquide réalisé à partir de betteraves ou de céréales distillées. Versé dans le réservoir de la cheminée, il est utilisé comme combustible. Pas d'odeur, pas de suie, pas de fumée, un prix d'achat attractif (à partir de 500 €)... Les avantages sont nombreux. Reste le coût du carburant qui est assez élevé. Comptez en moyenne 2 € le litre. Ce qui revient beaucoup plus cher que le bois !

Les cheminées au gaz. Elles imitent à la perfection les cheminées traditionnelles au bois. Mais à la différence des systèmes au bioéthanol, elles chauffent bien. Elles se présentent sous la forme de foyers que l'on raccorde (ou non) à un conduit de fumée. Elles sont alimentées soit par le gaz naturel si la maison est reliée au gaz de ville, soit par des bouteilles de gaz liquide. Propres, design, faciles à installer, peu onéreuses (à partir de 1 000 €), elles n'offrent pourtant pas le même plaisir du feu qu'une cheminée traditionnelle et n'ouvrent pas droit au crédit d'impôts.

Les modèles électriques. Sans risques d'incendie, ils chauffent comme un radiateur électrique. Mais ils ne donnent pas l'occasion de voir danser les flammes dans le foyer.

T. Bibas © construiresamaison.com - 1 nov. 2009 - Contacter la rédaction

A lire également

Communiqué

Pellets © Poujoulat

Cheminées Poujoulat
Installer une cheminée, un insert, une chaudière ou un poêle à granulés bois...

  Pour accéder à votre compte, identifiez-vous