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Les assurances

Lorsque vous empruntez, les banques conditionnent l'obtention de votre crédit à la souscription d'assurances qui varient en fonction de votre situation. Vous devez dans tous les cas souscrire une assurance décès-invalidité. En revanche, l'assurance perte d'emploi reste facultative.

L'assurance décès-invalidité

L'assurance décès-invalidité protège la banque mais aussi l'emprunteur et sa famille. En cas de décès ou d'invalidité, elle prend en charge le prêt. Les héritiers et la famille de l'emprunteur n'ont donc plus rien à payer. Si l'emprunteur ne peut plus exercer son activité, suite à une maladie ou un accident, l'assurance prend également en charge le remboursement du prêt.

Quelle assurance de prêt choisir ?

La banque propose d'office dans son offre de prêt son propre contrat d'assurances, c'est-à-dire celui de la compagnie d'assurances avec laquelle elle a passé un contrat de groupe. Mais l'emprunteur peut choisir le contrat d'un autre assureur, pour bénéficier de tarifs plus intéressants et/ou d'une meilleure garantie.

Le coût de l'assurance

La présentation, le calcul du prix de l'assurance et par conséquent le montant de la cotisation varient selon les établissements de crédits. Le plus souvent, le coût est constant pendant toute la durée du prêt. Il est exprimé en un pourcentage du montant emprunté, compris en moyenne entre 0,20 et 0,50 % du capital emprunté par an.

Certaines compagnies d'assurances proposent des tarifs dégressifs et annoncent un pourcentage du capital restant dû. Logique puisque, au fur et à mesure du remboursement du prêt, l'assurance couvre un montant de moins en moins élevé. Dans ce cas, le coût mensuel de l'assurance est dégressif.

Certaines assurances affichent un coût à raison de tant par an et pour 1 000 € empruntés, par exemple 4 € pour 1 000 € empruntés. Conseil : dès les premières simulations de prêt, faites préciser à votre banquier le coût global de l'assurance pour pouvoir comparer utilement les différents tarifs proposés.

Risques et garanties

Comme son nom l'indique, l'assurance décès-invalidité joue en cas de décès et d'invalidité. Ce qui recouvre des situations différentes :

  • l'invalidité absolue et définitive (ou permanente et absolue). Il s'agit d'une invalidité physique ou intellectuelle qui vous rend définitivement incapable d'exercer une activité rémunérée, et vous oblige à avoir l'assistance permanente d'une tierce personne pour les actes de la vie courante. Comme en cas de décès, l'assurance rembourse le capital restant dû du prêt ;
  • l'invalidité permanente totale ou partielle. Il s'agit d'une invalidité permanente de taux égal ou supérieur à 33 %, déterminée par une expertise médicale ;
  • l'incapacité temporaire totale de travail. Il s'agit de l'arrêt de travail constaté médicalement.

Dans ces deux derniers cas, l'assurance prend en charge la totalité ou une partie seulement de vos mensualités pendant la période d'incapacité ou d'invalidité. Votre choix sera guidé ici par votre situation familiale et professionnelle.

L'assurance perte d'emploi

La souscription d'une assurance chômage n'est jamais obligatoire mais de plus en plus conseillée aujourd'hui. Vous empruntez en effet sur une longue durée (quinze, vingt ans, voire plus) et vous pouvez être touché par une période de chômage pendant ce délai. Les contrats ne sont pas réglementés et varient selon les établissements. Il convient donc de bien examiner les modalités de l'assurance avant de vous décider.

Les conditions de l'assurance

Plusieurs conditions doivent être réunies pour que vous puissiez souscrire une assurance chômage :

  • vous devez être salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) et avoir un minimum d'ancienneté chez le même employeur (entre six et douze mois selon les contrats). Sont exclus les démissionnaires et les personnes en période d'essai ou en préavis de licenciement ;
  • vous devez pouvoir bénéficier des allocations d'assurance chômage en cas de perte d'emploi (Assedic ou assimilé) ;
  • des limites d'âge sont imposées par la plupart des assureurs. Ainsi, il est impossible de souscrire à l'assurance chômage passé l'âge de cinquante-cinq à soixante-trois ans selon les assureurs.

L'indemnisation

Le système d'indemnisation varie en fonction de l'établissement financier et de la durée de votre chômage. Ainsi, vous serez indemnisé entre dix-huit mois (cas le plus fréquent) et quarante-huit mois selon les assureurs.

Bien évidemment, dès que vous avez retrouvé du travail, l'indemnisation cesse. Si vous retombez au chômage après quelques mois d'activité (moins de six), vous n'avez généralement pas à subir une nouvelle période de franchise. Concernant le montant de l'indemnisation, peu de contrats payent la totalité de la mensualité. Le pourcentage varie de 50 à 100 %, avec parfois un plafond (par exemple 1 000 €).

Le coût de l'assurance chômage

Selon les compagnies d'assurances, le coût total se calcule soit sur le montant du capital emprunté (0,10 à 0,70 %), soit sur le montant des mensualités de remboursement du prêt (1 à 7 %).

V. Samsel © construiresamaison.com - 26 avr. 2010 - Contacter la rédaction

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