En achetant en commun, vous vous
placerez sous le régime de l'indivision.
L'indivision est de loin
la formule la plus simple. Elle prend naissance dès
lors que vous achetez en commun un bien. Vous
serez propriétaire à hauteur de votre contribution
financière, en fonction de la quote-part que vous
apportez.
Cette indivision peut être égalitaire
(50/50) ou inégalitaire (30/70). Mais dans tous les
cas, il est impératif de mentionner effectivement
la hauteur du financement de chacun dans l'acte
de vente. En effet, le concubin qui participe plus
en réalité que la part indivise qu'il déclare acheter
risque de s'attirer les foudres du fisc. Et de s'en
mordre les doigts en cas de séparation.
Le fonctionnement de l'indivision
Depuis le
1er janvier 2007, l'unanimité n'est plus systématiquement
requise pour prendre les décisions et la
majorité des deux tiers est suffisante pour accomplir
certains actes de gestion. Seule la vente du
bien demeure toujours soumise à l'unanimité. Mais
le plus souvent, les couples prennent d'un commun
accord les décisions concernant leur foyer.
En cas de mésentente
Si vous vous séparez
et que vous vous entendez, pas de problème. Vous
pouvez décider de vendre la propriété et vous
partager le prix en fonction de votre apport. Il se
peut aussi que l'un d'entre vous soit désireux de
garder le bien. Dans ce cas, il peut racheter la part
de l'autre. En cas de mésentente, la seule solution
qui vous soit offerte est la voie judiciaire. Rappelons
que la règle est l'unanimité. Ainsi, lorsque l'un
s'oppose à la vente, l'autre doit demander au juge
l'autorisation de mettre fin à l'indivision.
En cas de décès
Si rien n'est prévu, c'est souvent
un désastre juridique pour celui qui reste.
En effet, la loi ignore les concubins et le survivant
n'a aucun droit. Il ne fait pas partie des héritiers.
Le survivant se retrouve généralement en indivision
avec l'ensemble des héritiers du concubin
défunt, avec les risques de conflits que cela peut
engendrer. Les héritiers peuvent vouloir leur part
et demander le partage. D'où l'intérêt de prévoir
dans la convention d'indivision une clause selon
laquelle le survivant aura la possibilité d'acquérir
la part du concubin décédé. À charge pour lui
d'indemniser les héritiers.
À savoir : même si vous avez pris la précaution
d'établir un testament en faveur de votre compagnon
ou compagne, cette solution s'avère
coûteuse. Les droits de succession s'élèvent à
60 % après un abattement de 1 570 €. De plus, si
vous avez des enfants, ce legs ne doit pas les léser.
Ils doivent nécessairement recevoir une part de
votre héritage.
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