Quel budget pour votre chauffage ?

Les maisons neuves sont aujourd'hui tellement bien isolées que le chauffage devient presque accessoire. Toutes les solutions proposées assurent une haut de niveau de confort. Désormais le choix est plus dicté par le montant de l'investissement que par le prix du kiloWatt.

Choisir son chauffage n'est pas facile. Quel que soit le choix final, avec les nouvelles techniques de construction qui combinent isolation renforcée et étanchéité à l'air, se chauffer devient une dépense secondaire dans les consommations énergétiques. Du coup, les puissances demandées pour toute une maison sont très faibles et ne nécessitent plus de grosses installations.

Dans les maisons neuves trois énergies dominent le marché : le gaz, le bois (bûches ou pellets) et l'électricité (effet Joule et pompes à chaleur). Si le fioul reste toujours envisageable, notamment dans les secteurs reculés, il est devenu de plus en plus marginal au fil des ans.

La chasse au CO2 est ouverte

Le label Energie carbone E+C- vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie du bâtiment (réduction prévue de 50% des émissions à l’horizon 2030 et 87% en 2050). Le chauffage est en première ligne.

Le bois émet peu de CO2 lors de sa combustion. Il ne dégage que 33 g CO2/kWh pour une chaudière à bûches ou plaquettes et 41 à 42 g CO2/kWh pour un poêle à bûches ou à granulés.

Les énergies fossiles sont plus émettrices de CO2, avec 234 g CO2/kWh pour le gaz naturel, 300 g CO2/kWh pour le fioul et 274 g CO2/kWh pour le gaz propane.

Dans ce classement, l'électricité n'est pas bien placée même si à l'usage un chauffage de type effet Joule n'émet pourtant pas de CO2. Mais pour obtenir 1 kWh d'électricité (énergie finale), il faut fournir en moyenne 2,5 kWh d'énergie primaire dans une centrale (nucléaire, gaz, charbon ...). Ce qui explique la pénalité de 2,6 qui est infligée à l'électricité par la RT 2012. Or l'hiver le réseau est très sollicité lors des pics de consommation. Le chauffage électrique peut être ponctuellement fortement carboné (de l’ordre de 500 à 600 g CO2/kWh) lorsqu'il il faut mobiliser tous les moyens de production, notamment ceux utilisant des énergies fossiles. En dehors de ces périodes de forte demande, son contenu en carbone se situe autour de 210 g CO2/kWh (valeur utilisée pour le calcul de l’approche carbone).

Nouveau rapport
Aujourd'hui parler de coût du kilowatt pour le chauffage dans des maisons très économes perd de son sens. Si cette notion est essentielle dans une maison dite « passoire thermique », elle l'est beaucoup moins dans une maison conforme à RT 2012, bien isolée. Mieux vaut replacer la réflexion sur le rapport prix investissement/coût chauffage.

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