Les différents types de chaudières

Publié par -

La réglementation thermique ne pénalise pas les énergies fossiles. Se chauffer au fioul ou au gaz est un choix pertinent. A condition d'opter pour une chaudière à condensation.

Depuis le 1et janvier 2013 la Réglementation thermique 2012 s'applique à toutes les maisons neuves. Si elle met en avant l'usage des énergies renouvelables, les énergies fossiles traditionnelles comme le fioul ou le gaz restent d'actualité. La réglementation fixe un objectif de consommation moyenne de 50 kW/m2/an mais ne privilégie aucun matériel en particulier, ni aucune énergie. Reste que pour atteindre l'objectif de 50 kW/m2/an mieux vaut opter pour une chaudière à condensation.

Fioul ou gaz

Pour vous chauffer et produire tout ou partie de votre eau chaude sanitaire vous pouvez choisir le fioul ou le gaz. Contrairement à l'électricité, le gaz et le fioul ne sont pas pénalisés dans le moteur de calcul de la RT.

Coefficient de conversion des énergies
Pour prendre en compte les pertes énergétiques liées à la production, la transformation, le transport et le stockage, un coefficient de conversion est appliqué pour « traduire »  l'énergie finale consommée par l'utilisateur. L'électricité est pénalisée avec un coefficient de 2,58 alors qu'il n'est que de 1 pour le fioul  et le gaz et de 0,6 pour le bois.

 

Murales ou au sol

Les chaudières se déclinent en version murale ou au sol. Les modèles au fioul seront plutôt au sol. Les chaudières fonctionnant au gaz se déclinent dans les deux versions. 

Les chaudières murales sont les plus répandues. Compactes et puissantes elles trouvent facilement leur place dans une cuisine ou un cellier. Un atout lorsque les mètres carrés sont comptés. Si la place ne manque pas vous pouvez opter pour une chaudière au sol. Leurs performances sont équivalentes. Elles peuvent intégrer un mini-ballon de micro-accumulation ou être tout simplement couplées à un ballon ou délocalisées.

Pas de chaudière sans conduit de fumées ! Il permet d'évacuer les gaz de combustion mais il participe également aux performances du matériel. On estime qu'un bon conduit peut même améliorer de 15 % les performances globale de l'installation. Soumis à rude épreuve, il devra résister durant de nombreuses années à de multiples agressions : températures élevées, bistre, humidité, condensats agressifs, ramonage...  Il devra être résistant et surtout ne pas altérer l'étanchéité de la maison. Souvent réalisé en brique, vous pouvez également opter pour un conduit en acier inoxydable.

Dans une maison RT 2012, on ne peut pas installer une chaudière à tirage naturel. En effet ce type de matériel puise son air dans la pièce dans laquelle il est installé, ce qui nécessite une prise d'air extérieure qui altère l’étanchéité globale du bâti. Aujourd'hui, les chaudières fonctionnent majoritairement avec un conduit de fumées à ventouse. Ce système simplifie le raccordement tout en répondant aux exigences de la RT 2012. Les ventouses amènent simultanément l'air frais à l'intérieur tout en rejetant les gaz brûlés à l'extérieur.

Il existe deux types de conduits à ventouse : concentrique horizontal et concentrique vertical. Le montage d'une ventouse est tributaire d’une longueur maximale à ne pas dépasser en fonction du modèle de la chaudière.La solution la plus simple et la moins chère consiste à sortir la ventouse sur le mur extérieur le plus proche de la chaudière. Il faudra néanmoins veiller à ne pas être trop près d'une aération ou d'une fenêtre à cause des fumées de combustion. La solution verticale avec une sortie en toiture ou en tête de cheminée est la plus contraignante et aussi la plus chère.

  Précédent