Une VMC incontournable

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La ventilation mécanique contrôlée est indispensable à votre confort. Car elle renouvelle l’air en permanence. De la simple flux aux filtrations en temps réel : focus sur ces technologies qui peuvent changer votre quotidien.

Les Français commenceraient-ils à s’intéresser à la qualité de leur air intérieur ? Si la tendance est loin de s’affirmer, quelques changements sont cependant perceptibles. C’est en tout cas le constat que fait Marc Brévière, directeur stratégie, communication et expérience client chez Aldes : « Les particuliers sont demandeurs de solutions car ils ont pris conscience de la pollution de l’air intérieur. La pandémie qui a obligé les particuliers à rester chez eux a également renforcé le besoin d’air pur dans le logement ».

Le règne de la VMC simple flux

Un air à renouveler. Pour renouveler l’air intérieur des maisons, les constructeurs doivent installer une ventilation mécanique contrôlée, dite simple flux hygro B. Cette dernière extrait l’air ambiant pollué par l’humidité, les mauvaises odeurs via des bouches situées dans les pièces humides : cuisine, salle de bains, toilettes. L’extraction est assurée par un moteur situé dans les combles de la maison. Le débit d’air extrait varie selon la teneur en humidité détectée par les bouches. Plus le taux d’hygrométrie est élevé – signe d’une activité humaine –, plus le débit augmente. Inversement en cas d’absence, le débit diminue sans pour autant s’arrêter car il faut renouveler l’air en permanence. L’air vicié est rejeté à l’extérieur par la toiture. L’air neuf est quant à lui diffusé dans l’habitation via des ouïes localisées en partie supérieure des menuiseries, implantées dans le salon, le séjour et les chambres. Le débit de l’air entrant est modulé selon le taux d’humidité de la pièce.

Cette bouche d'extraction extraplate se fera très discrète dans votre cuisine. www.solerpalau.fr

Une installation en question. La VMC simple flux s’est imposée dans l’habitat individuel neuf équipant environ 98 % des habitations selon les industriels. « C’est une technologie mature et efficace », analyse Marc Brévière. À condition que la conception de la VMC et sa réalisation se fassent dans les règles de l’art. Ce qui est loin d’être le cas ! Une enquête de Qualitel avait mis en lumière que les débits d’air n’étaient pas respectés dans 60 % des maisons neuves.

Pourquoi ? Les causes de ces dysfonctionnements sont multiples. La VMC n’est pas correctement dimensionnée. Les longueurs de gaines reliant les bouches d’extraction au moteur ne sont pas respectées. Trop longues, elles génèrent un débit d’extraction insuffisant. « Les installateurs méconnaissent également l’importance d’utiliser des gaines semi-rigides ou rigides pour installer la VMC », constate Marc Brévière. « Si elles sont plus coûteuses que des gaines souples, elles sont en revanche plus efficaces. » Ces produits sont en effet étanches à l’air et ne risquent pas d’être écrasés ou percés accidentellement, ce qui est souvent le cas pour les conduits souples, très utilisés par les électriciens, chargés de la pose de la VMC.

Les conduits rigides contribuent au bon fonctionnement de la VMC car ils sont étanches à l'air et ne risquent pas d'être percés. www.renson.eu/fr-fr

Une étude préalable conseillée

Performance assurée. Pour améliorer la qualité des installations, la solution est pourtant à portée de main des acteurs du bâtiment. Car il suffit de réaliser une étude aéraulique qui dimensionnera précisément la VMC, une étude qui, hélas, n’est pas obligatoire. « Tout bon professionnel réalisera une étude aéraulique car c’est le seul moyen d’atteindre une bonne performance », explique le dirigeant d’Aldes. L’artisan pourra s’appuyer sur un logiciel spécifique qui concevra l’installation en définissant le diamètre et la longueur des gaines. La liste du matériel est même indiquée. « Si l’artisan respecte l’étude aéraulique, il est sûr de respecter la réglementation concernant les débits d’air extrait. C’est une assurance qualité ! »

L’alternative de la VMI. Autre dispositif plus sophistiqué que la VMC simple flux hygroréglable : la ventilation mécanique par insufflation, appelée VMI. Le principe ? L’air neuf est filtré avant d’être insufflé dans la maison via des bouches. La circulation d’air génère une légère surpression dans les pièces évacuant l’air pollué grâce à des ouïes localisées en partie haute des menuiseries des pièces de vie. Des capteurs détectant l’humidité et les Cov permettent d’ajuster le débit d’air extrait selon les besoins.

La VMC par insuflation diffuse un air frais tout en évacuant les polluants comme les Cov et l'humidité contenus dans l'air grâce à des capteurs. vmi-technologies.com

La double flux snobée

L’air pur de la double flux. Marginale dans la maison neuve, excepté pour les maisons dites passives*, la VMC double flux possède pourtant de sérieux atouts. Elle récupère, via un échangeur, la chaleur de l’air vicié qui sera extrait pour réchauffer l’air entrant. À la clé des économies d’énergie car l’air extérieur dont la température atteint 15 °C peut transmettre des calories à l’air intérieur qui sera diffusé à 19 °C. Ce qui limitera l’usage du système de chauffage. L’air entrant est par ailleurs filtré des pollens et autres bactéries, un argument qui fait mouche auprès des particuliers soucieux de leur santé et notamment les personnes souffrant d’allergies.     

Cette VMC double flux retient jusqu'à 99 % des pollens, des particules fines et des bactéries. www.aldes.fr

Un air traité en temps réel. Cinq fois plus coûteuse qu’une simple flux, la VMC double flux a évolué depuis quelques années. Les échangeurs de chaleur sont devenus plus performants récupérant 70 % des calories de l’air vicié contre 30 % auparavant. Les moteurs sont aussi devenus plus silencieux et la VMC est désormais pilotable. À l’aide de son smartphone, l’utilisateur peut enclencher le mode boost pour augmenter le débit d’air extrait si l’air ambiant est fortement pollué. Les VMC double flux sont aussi devenues plus efficaces. L’industriel Aldes a associé des capteurs mesurant le CO2, les Cov, l’humidité ainsi que les particules fines, à sa VMC double flux. En cas de dégradation de la qualité de l’air, le débit de la ventilation augmente automatiquement. « La qualité de l’air intérieur est 30 % meilleure que celle assurée par une double flux classique », indique Marc Brévière.

Ce système de ventilation augmentera son débit d'extraction automatiquement selon la quantité de polluants détectés dans l'air. www.rensonfrance.fr

Une installation autocontrôlée. Renson a développé, lui aussi, un système de ventilation détectant en permanence la qualité de l’air. Chaque pièce humide est traitée par le groupe d’extraction. Un capteur mesure ainsi les Cov détectés dans les toilettes quand un autre évalue l’humidité dans la cuisine, la buanderie et la salle de bains. En cas de dégradation de la qualité de l’air, le système de ventilation se déclenche immédiatement. Ce produit en pilotage automatique supprime aussi les risques de dysfonctionnements consécutifs à une mauvaise installation. « Notre distributeur programme les débits d’air de chaque VMC aux spécificités de la maison comme le nombre de chambres, de salle de bains », explique Cédric Guiart, responsable prescription résidentiel chez Renson Ventilation. « Si lors de l’installation de l’appareil par le technicien, la VMC ne parvient pas à atteindre le débit d’air programmé, elle ne démarrera pas. Généralement, ça n’arrive qu’une fois au technicien car il devra trouver l’erreur ! »

La vérification de la VMC obligatoire avec la RE 2020
Les acquéreurs qui se feront construire une maison conforme à la réglementation environnementale, la RE 2020, devraient respirer un air de meilleure qualité. Ce texte qui s’appliquera le 1er janvier 2022 rendra en effet obligatoire la vérification de l’installation et du fonctionnement de la ventilation mécanique contrôlée (VMC). Le constructeur devra rappelle-t-on au ministère de la Transition écologique, s’engager sur le bon fonctionnement de cette installation. Cette mesure réclamée de longue date par les industriels figurait parmi les propositions d’un livre blanc sur la qualité de l’air intérieur remis par la filière. Certains constructeurs n’ont pas attendu cette loi pour se soucier de la VMC. Certains demandent déjà à l’installateur de la VMC de la contrôler systématiquement avant que la maison soit livrée au client.     

Combien ça coûte ?
VMC simple flux : 1.000 €
VMI : 1.800 €
VMC double flux : 5.000 € 

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