Maison RT 2012 : comment ça marche

Toutes les maisons neuves doivent être conforme à la réglementation thermique, la RT 2012. Une norme qui permet de créer un habitat de grande qualité, très économe en énergie. Comment fonctionne-elle ? Comment les villas sont-elles conçues et bâties ? Combien ça coûte ?

La RT 2012 ? Vous n’y échapperez pas ! Depuis le 1er janvier 2013, toutes les maisons neuves doivent être conformes à cette réglementation thermique. Une révolution pour le bâtiment en général et la maison individuelle en particulier. « Pour la première fois, une réglementation impose une exigence de résultat en termes d’efficacité énergétique globale », explique Patrick Vandromme, président de LCA-FFB, la principale organisation de professionnels du logement neuf.

Le principe de la réglementation. La RT 2012 généralise la prise en compte des besoins bioclimatiques des bâtiments. L’idée : privilégier les apports naturels et les performances de l’enveloppe (ensemble gros œuvre/isolation). La consommation d’énergie est plafonnée. C’est le fameux seuil des 50 kWh par mètre carré et par an. Autre changement : la conformité des maisons à la RT 2012 est dûment contrôlée de façon indépendante.

Nouvelles façons de construire. Ces exigences bouleversent les méthodes des constructeurs. « Nous devons travailler plus étroitement avec les bureaux d’études thermique, insister davantage sur la conception des maisons, mettre en œuvre de nouveaux systèmes constructifs et de nouvelles solutions en matière d’énergie, tandis que le suivi des chantiers doit être encore plus rigoureux » signale Alban Boyé, directeur général de Trecobat.

RT 2012 et maison neuve : les fondamentaux

La RT 2012 reprend l’adage selon lequel l’énergie la moins chère, c’est celle que l’on ne consomme pas. Elle insiste sur l’optimisation des apports naturels et privilégie une enveloppe (ensemble gros œuvre/isolation) très performante.

Un bâti efficace. Tout commence par le calcul des besoins bioclimatiques de la maison. Pour ce faire, la nouvelle réglementation instaure un coefficient dit Bbio. « Il mesure la capacité d’un bâti à limiter simultanément les besoins en énergie pour le chauffage, le refroidissement et l’éclairage et ce indépendamment des systèmes énergétiques et des équipements choisis », précisent D. Molle et P.-E. Patry, fondateurs du bureau d’études Senova.

Besoins bioclimatiques. Le Bbio se calcule en points, en fonction de la localisation de la maison, de son altitude et de sa surface. Ces données sont moulinées dans un moteur de calcul informatique élaboré par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et intégré dans les logiciels des bureaux d’études thermiques. Le résultat doit être inférieur à une valeur maximale, le BbioMax. Si, pour un projet donnée, le BbioMax est de 90, le Bbio de la maison devra forcément être inférieur à cette valeur. Pour déterminer ces coefficients, une étude thermique doit toujours être réalisée par un bureau d’études spécialisé.

Le coefficient Bbio détermine le besoin bioclimatique de la maison. Avec lui, les apports naturels doivent être optimisés et l’enveloppe (ensemble gros œuvre/isolation) très performant. Ici, l’une des premières maisons RT 2012, une réalisation Trecobat.

Energie : consommation plafonnée. La RT 2012 introduit la notion de plafond de consommation via le coefficient Cep (consommation d’énergie primaire). Ce dernier ne doit pas dépasser 50 kWh par mètre carré et par an sur cinq usages : chauffage, production d’eau chaude, refroidissement, éclairage et auxiliaires (pompes par exemple). La réglementation tient compte des différences climatiques. Le plafond est fixé à 40 kWh sur l’arc méditerranéen ou encore à 65 kWh dans l’est de la France. Résultat : par rapport à la précédente réglementation, la RT 2005, la consommation d’énergie est divisée par trois.

Energie primaire : la base de calcul de la RT 2012
L’énergie primaire, c’est celle qui est produite dans la maison. La réglementation lui applique ce qu’elle nomme un coefficient de conversion. Pour le bois, le solaire, le gaz ou les pompes à chaleur, il est égal à 1. L’électricité n’est pas une énergie primaire puisqu’elle provient de l’extérieur (-elle est fabriquée dans des centrales). Son coefficient de conversion monte à 2,58. Conséquence : une maison RT 2012 équipée d’un chauffage électrique à effet joule (panneaux ou plancher rayonnants par exemple) devra avoir un bâti 2,58 fois plus efficace qu’une villa chauffée avec un poêle à bois ou une chaudière à condensation.

Eviter les surchauffes. Une maison ultra performante, notamment en termes d’isolation, peut devenir une fournaise aux beaux jours. Pour obtenir un bon confort d’été sans climatiser, la RT 2012 instaure une température intérieure de confort (TIC) qui s’exprime en degrés. Elle est définie par l’étude thermique. « La réglementation impose que la température la plus élevée atteinte dans la maison au cours d'une séquence de cinq jours très chauds d'été soit inférieure à la TIC », explique-t-on chez Trecobat.

Etanchéité renforcée. Avec la RT 2012, le débit de fuites d’air vers l’extérieur ne doit pas dépasser 0,6 m3 par m² et par heure. « La RT 2005 autorisait une perméabilité à l’air équivalente à un trou dans le mur de la taille d’un ballon de handball. Avec la RT 2012, la déperdition de chaleur ne dépasse pas la circonférence d’une balle de tennis », explique Pascal Mazouat, qui dirige Maisons Aquitaine. Cette étanchéité est vérifiée par un test réalisé lorsque la maison est terminée. Une procédure obligatoire.

Agrément perméabilité : la RT 2012 respectée par principe
Certains constructeurs ont obtenu l’agrément perméabilité à l’air accordé par le ministère du Développement durable. Du coup, toutes leurs maisons respectent par principe les exigences de la RT 2012 en matière d’étanchéité. Cet agrément n’est accordé qu’aux constructeurs qui s’engagent dans une démarche qualité dûment et régulièrement vérifiée.

Les autres obligations réglementaires. Entre autres nouveautés, la RT 2012 impose aux maisons de recourir a au moins une source d’énergie renouvelable (poêle à bois, chauffe-eau solaire, pompe à chaleur, etc.). Les baies vitrées doivent compter pour un sixième de la surface des murs au minimum. Les ponts thermiques doivent être spécialement traités. Les maisons doivent être équipées d’un système de comptage individuel de l’énergie.

RT 2012 : quelles formalités ?
La RT 2012 impose de respecter des formalités précises. Une attestation de prise en compte de cette nouvelle réglementation, basée sur une étude thermique réalisée par un bureau d’études, doit obligatoirement être jointe au dossier de permis de construire. Une fois le chantier terminé, un test d’étanchéité est réalisé. Il est intégré dans une nouvelle attestation qui garantit que la maison respecte bien la RT 2012. Ce document est indispensable pour obtenir le certificat de conformité. Attention : toutes les pièces justificatives doivent être conservées pendant cinq ans. Si la maison n’est pas conforme, elle devra être remise à niveau si c’est possible. Surtout, l’acquéreur risque jusqu’à 45.000 € d’amende. Dans ce cas, il se retournera contre le professionnel responsable. Il aura gain de cause puisque la RT 2012 est issue d’une loi que le constructeur a l’obligation contractuelle de respecter.
A noter : Dans le cadre du contrat de construction d’une maison individuelle, c’est le constructeur qui prend les formalités en charge pour le compte de l’acquéreur.

RT 2012 : bioclimatique obligatoire

Un projet de maison RT 2012 commence par la conception bioclimatique, c’est-à-dire par l’optimisation des apports naturels (soleil notamment). Et ce avant même de se pencher sur le mode constructif et les équipements de production d’énergie.

Orientation : forcément plein sud ? Dans l’idéal, les grandes ouvertures, celles des pièces à vivre, sont placées au sud ou au sud-ouest. En hiver, les rayons du soleil, qui sont plus rasants, entreront dans la maison pour la chauffer. En été, des brise-soleil, des avancées de toiture limiteront les ardeurs de l’astre du jour. Les chambres seront orientées à l’est ou à l’ouest. Les pièces techniques (cellier, garage, couloirs, etc.) prendront place au nord. L’entrée est conçue comme un sas. « Nous créons ainsi une zone de transition entre l’intérieur et l’extérieur, ce qui limite les déperditions lorsque l’on entre ou que l’on sort de la maison », signale Guy Royole-Degieux, directeur des Maisons Babeau-Seguin, un constructeur du grand est.

La surface de baies doit représenter au moins un sixième de la surface des murs. De quoi récupérer le maximum d’apports solaires tout en privilégiant l’éclairage naturel. Maison ABCD+ réalisée par Maisons Cécile Robin.

Maison : des formes optimisées. La forme de la maison sera plutôt compacte. Avec une surface de paroi réduite, les déperditions caloriques seront moins importantes. Autre atout : des coûts mieux maîtrisés. Les murs d’une maison carrée sont moins longs que ceux d’une maison rectangulaire, ce qui nécessite moins de maçonnerie, d’isolants, etc. Sans compter qu’une villa compacte s’implante plus facilement sur son terrain. La RT 2012 impose une surface minimale de baies. Elles doivent compter pour un sixième au minimum de la surface des murs. L’idée : favoriser l’éclairage naturel et donc limiter le recours à l’éclairage artificiel. Les habitants y trouvent avantage puisque les intérieurs sont très lumineux.

Terrain : respecter la RT 2012. La nature de la parcelle (forme, pente, etc.) voire les règles d’urbanisme peuvent limiter l’optimisation bioclimatique. Mais les constructeurs ont trouvé la parade. « Nous avons créé des plans modulables, afin de placer les pièces en fonction de l’orientation note Denis Martel, dirigeant des Demeures de la Côte d’Argent (Groupe Geoxia), en Aquitaine. Nous pouvons ainsi nous adapter à n’importe quelle parcelle, même les plus compliquées, en sauvegardant le maximum d’apports naturels. »
La conception bioclimatique tient également compte de la pente du terrain, des vents dominants, ou encore de la végétation. Au nord, par exemple, des arbres à feuilles persistantes protégeront la maison des aléas climatiques. A l’ouest des arbres à feuilles caduques laisseront passer le soleil en hiver et modéreront les surchauffes en été.

La maison RT 2012 en dix étapes
1● Choix du terrain et examen de ses caractéristiques pour orienter la maison et optimiser les apports naturels.
2● Définition des souhaits de l’acquéreur (surface, nombre d’occupants, équipements, etc.). Prise en compte de la surface minimale de baies (un sixième de la surface des murs).
3● Conception du projet (avec choix des matériaux et des équipements). Réalisation d’une pré-étude thermique par le bureau d’études thermiques du constructeur. Premier calcul des coefficients Bbio, Cep et TIC.
4● Réalisation de l’étude thermique définitive. Fixation des coefficients. Signature du Contrat de construction – loi de 1990.
5● Transmission de l’étude thermique aux services de l’Etat. Obtention de l’attestation de prise en compte de la RT 2012.
6● Intégration de cette attestation dans le permis de construire. Ce dernier est ensuite déposé en mairie.
7● Construction de la maison. Suivi rigoureux du chantier avec notamment le traitement des ponts thermiques et la réalisation de tests intermédiaires d’étanchéité.
8● Fin du chantier. Réalisation du test d’étanchéité final. Rédaction de l’attestation de prise en compte effective de la RT 2012. Cette dernière est transmise à la mairie.
9● Délivrance par la mairie du certificat de conformité de la maison.
10● Maison habitée. Suivi des consommations.

Comment construire une maison RT 2012 ?

La RT 2012 laisse une grande liberté en termes de modes constructifs. Ce qui tombe bien : la plupart des matériaux, à partir du moment où ils sont agréées par la réglementation via un avis technique du Centre scientifique et technique du bâtiment, permettent de satisfaire à ses exigences.

Solutions traditionnelles. La majorité des constructeurs mise sur des systèmes classiques. C’est ce que montre une étude réalisée par l’organisme certificateur Cequami sur 3.500 maisons labellisées Bâtiment basse consommation (le standard technique que la RT 2012 rend obligatoire). Selon ce document, la quasi-totalité de ces villas économes sont isolées par l’intérieur. 46% d’entre elles sont en parpaings, 43% en briques, le reste se partageant entre bois, béton cellulaire et ossature métal. « Pour nos murs, nous employons une maçonnerie en brique alvéolées collées et nous lui ajoutons un isolant classique par l’intérieur », explique Julien Depreux, le patron de Depreux Constructions, en Pays-de-Loire. Sa gamme de maisons RT 2012 affiche une perméabilité à l’air moyenne de 0,40 m3 par mètre carré de paroi et par heure, le Bbio est largement inférieur au Bbiomax et la consommation reste inférieure aux obligations réglementaires.

Les maisons bois se sont elles aussi adaptées à la RT 2012. A l’efficacité énergétique, elles ajoutent leur charme très naturel. Maisons Ami Bois.

Nouveaux systèmes constructifs. D’autres constructeurs misent sur des solutions industrialisées astucieuses. Témoin Maisons Serge Olivier, en Languedoc-Roussillon, qui utilise un nouveau système constructif. « Nous avons réalisé une villa en dalles de béton de quatre mètres sur un qui renferment de l’isolant et qui sont collées les unes aux autres » explique Serge Nauges, dirigeant de cette société. « Les résultats : une perméabilité ramenée à 0,11 m3 par mètre carré de paroi et par heure, un gain de 47% sur le plafond de consommation réglementaire. » Des systèmes comme les blocs coffrants (du béton est coulé dans des coffrage de polystyrène) ou les ossatures industrialisées offrent eux aussi un très bon niveau de performance.

Du sol au plafond. Les planchers bas, en contact avec des fondations qui transmettent le froid, font l’objet d’un soin tout particulier. Un isolant (polystyrène expansé, fibre de bois, etc.) est emprisonné entre des poutrelles ou des caissons (hourdis ou entrevous isolants) et le tout est recouvert d’une chape de béton. Pour les maisons à étage, de l’isolant est placé entre des poutres de bois ou de béton.

Isoler la toiture. Sur les combles perdus, on souffle un isolant (laine minérale, ouate de cellulose, etc.). Il est également possible de poser des rouleaux ou des panneaux. Si les combles sont aménageables, la toiture pourra être isolée par l’intérieur ou, plus rarement, par l’extérieur. Outre l’isolant, elle accueille dans tous les cas une membrane pare-vapeur qui assure l’étanchéité.

Halte aux ponts thermiques ! La RT 2012 impose de traiter les ponts thermiques, ces entrées de froid qui nuisent à la performance de la maison. Par exemple, les poutrelles supportant les planchers accueillent, au point de contact avec les murs, des isolants qui les coupent de la structure, évitant ainsi les déperditions. Les prises de courant, les jonctions entre les murs et les menuiseries, les coffres de volets roulants subissent le même sort.

Ouvertures sous contrôle. Les fenêtres sont équipées de rupteurs de ponts thermiques. Elles adoptent un double vitrage peu émissif. Une couche de gaz est placée entre les deux vitres, ce qui accroît les capacités d’isolation. Les vitrages, eux, sont recouverts d’une couche de métal invisible. Ainsi, les infrarouges émis par le soleil sont piégés à l’intérieur ce qui réduit les besoins en calories. Même les portes sont spécialement étudiées pour maximiser l’isolation !

Combien ça coûte ?
Surisolées, étanches, bénéficiant de techniques de construction et d’équipements très performants, les maisons RT 2012 coûtent en moyenne 8 à 15 % de plus que celles qui relevaient de l’ancienne réglementation, la RT 2005. Concrètement, les villas conformes à la nouvelle norme démarrent aux alentours de 1 000 € du mètre carré TTC hors terrain et frais annexes, certains constructeurs parvenant à descendre plus bas. Ce prix doit être envisagé de façon globale : avec une maison RT 2012, le budget de l’acquéreur est sécurisé puisque les factures d’énergie se limitent à quelques centaines d’€ par an. Certaines banques intègrent une partie de ce gain dans le plan de financement. A noter : les maisons RT 2012 prendront davantage de valeur au fil du temps et se revendront plus facilement puisqu’elles sont conformes aux dernières normes.

Energie et ventilation : quelles solutions en RT 2012 ?

En matière de chauffage et de production d’eau chaude, la RT 2012 apporte nombre de nouveautés. La maison doit recourir a au moins une source d’énergie renouvelable. Et le chauffage électrique traditionnel (planchers ou panneaux rayonnants) n’est pas encouragé. Pour autant, les efforts des constructeurs et des industriels du bâtiment permettent de multiplier les solutions.

Mixer les énergies. Pour chauffer et produire de l’eau chaude, les maisons RT 2012 associent plusieurs solutions. Elles peuvent marier un poêle à bois ou une pompe à chaleur avec un chauffe-eau solaire, une chaudière à condensation à un ballon thermodynamique, entre autres exemples. Dans la pratique, le bureau d’études fournira une préconisation en fonction du choix du client et de son budget, le tout étant calculé pour respecter la réglementation.

Performances renforcées. Avec la RT 2012, l’électricité effet joule (chauffe-eau électrique, panneaux ou planchers rayonnants) est pénalisée puisqu’elle n’est pas considérée comme une énergie primaire (voir ci-avant). Plus exactement, ces solutions sont possibles mais le bâti devra être encore plus performant. « Notre système constructif fait de dalle de béton avec isolant intégré permet de chauffer la maison avec de l’électricité effet joule signale Serge Nauges pour l’eau chaude, nous ajoutons un ballon solaire. Résultat : la facture d’énergie d’une maison d’une centaine de mètres carrés est ramenée à 150 € par an. » Nombre de constructeurs adoptent cette stratégie, sachant que le surcoût en termes de construction est pour partie compensé par un investissement plus faible pour le chauffage. Cinq panneaux rayonnants coûtent 500 à 600 € un bon poêle à bois, conforme à la RT 2012, valant dans les 2.000 €.

La pompe à chaleur aérothermique récupère les calories de l’air extérieur pour chauffer efficacement et à frais réduit la maison.

De l’air ! Etanche, une maison RT 2012 doit être bien ventilée. Si ce n’est pas le cas, l’humidité s’accumule et la qualité de l’air intérieur en pâtit. Le plus souvent, on emploie une VMC de type hygro B (elle s’adapte au taux d’humidité de la maison). La VMC double flux (récupération de la chaleur de l’air sortant) se rencontre rarement. Très performante, elle reste pénalisée par un coût supérieur.Elle est très peu présente en construction neuve, où elle équipe essentiellement les maisons dites passives (elles peuvent se passer de chauffage).

Du neuf ! Une nouvelle solution se développe : la Ventilaton mécanique par insufflation ou VMI. Elle prélève l'air extérieur en un seul point de la maison, le filtre et le distribue à l'intérieur. Elle met la maison en légère surpression pour évacuer les polluants. De nouveaux systèmes quatre-en-un apparaissent sur le marché. Fonctionnant grâce à une petite pompe à chaleur, ils assurent en même temps chauffage, ventilation, rafraîchissement et production d’eau chaude.

Vivre dans une maison RT 2012
Les économies d’énergies promises par les maisons RT 2012 seront-elles au rendez-vous ? En fait, tout dépend du comportement des habitants. Il faut en effet savoir que la réglementation se base sur une température conventionnelle de 19°. Si l’on chauffe à 22 ou 23°, les 50 kWh par mètre carré et par an seront forcément dépassés. Autre point important : la ventilation doit fonctionner librement. Si on la modifie ou qu’on la bouche, l’humidité s’accumulera. Ce qui nuira à la qualité de l’air intérieur et risquera d’endommager la maison. Par ailleurs, il faut rappeler que souvent, un contrat de maintenance doit être signé pour le bon entretien des équipements de chauffage et de production d’eau chaude.

Pour en savoir plus
● Un livre très complet et très didactique : RT 2012 et RT existant, par D. Molle et P.-M. Patry, Editions Eyrolles, 12 €. www.eyrolles.com
● Le site Internet www.rt-batiment.fr. Mis en place par les pouvoirs publics, il donne de nombreuses informations sur la RT 2012. A consulter également : transitionenergetique.org, ecocitoyens.ademe.fr, www.developpement-durable.gouv.fr, www.anil.org...
● Les sites des constructeurs et des industriels du bâtiment.

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