Piscines : quel dispositif de sécurité choisir ?

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Attention : une piscine de rêve peut vite tourner au cauchemar si elle ne respecte pas les règles de sécurité fixées par la loi.

Les quatre systèmes de sécurité normalisés

Depuis le 1er janvier 2006, tous les bassins privés, petits ou grands, doivent être équipés d'un dispositif de sécurité normalisé marque NF et homologués par l'Association française de normalisation (Afnor). Il en existe quatre :

  • les barrières de protection (norme NF P90-306). Souples ou rigides, elles doivent être posées de manière à empêcher le passage d'enfants de moins de cinq ans sans l'aide d'un adulte ;
  • les alarmes (norme NF P90-307). Elles se déclinent en deux catégories : le modèle à immersion qui détecte l’entrée dans l’eau de quelqu’un ou de quelque chose et le modèle périmétrique qui signale le passage de quelqu’un ou de quelque chose à proximité du bassin ;
  • les couvertures (norme NF P90-308). Il s’agit de véritables couvercles rigides, à ne pas confondre avec les bâches souples flottantes utilisées pour maintenir la température dans l’eau. Les couvertures de protection doivent être construites de façon à empêcher l'immersion involontaire d'enfants et doivent résister au franchissement d'une personne adulte ;
  • les abris (norme NF P 90-309). Une fois fermés, ils rendent impossible l’accès à la piscine. Précisons bien que, quel que soit le système de sécurité, rien ne remplacera la vigilance d’un adulte. Il ne faut jamais laisser un enfant accéder seul à une piscine, ni le quitter des yeux, même quelques instants, lorsqu’il se baigne. Un danger est toujours trop vite arrivé. 

Soyez vigilant ! « Seuls les produits homologués par l'Association française de normalisation (Afnor) répondent aux exigences de la loi », rappelle la Fédération des professionnels de la piscine qui met en garde les consommateurs « contre l’arrivée sur le marché français de produits étrangers qui ne répondent pas aux normes nationales ».

Quelles sont les piscines concernées par la loi ?

Les dispositifs de sécurité s'appliquent aux piscines privées de plein air, dont le bassin est totalement ou partiellement enterré. Ils ne concernent pas les piscines des établissements de natation qui font l'objet d'une surveillance par un maître nageur, les piscines non enterrées (gonflables ou démontables) et les piscines closes.

Un conseil : ne vous croyez pas au-dessus des lois. Car vous encourrez une amende conséquente (jusqu’à 45.000 €) et des sanctions pénales en cas d’accident.