Les sols vinyles donnent le ton

Effets de matières et de couleurs, imitation parquet ou carrelage, les revêtements PVC réinterprètent leurs gammes pour habiller vos sols… sans fausses notes !

C’est l’un des succès de cette rentrée. Véritable challenger du carrelage et du stratifié,  le PVC ou polychlorure de vinyle se place en troisième position des ventes sur le segment du revêtement de sol. Simple à poser, facile à entretenir, peu onéreux, le vinyle offre une excellente résistance à l’usure, aux chocs, aux rayures et à l’arrachement.

Bref des qualités qui font de ce produit un revêtement tout terrain idéal dans une maison. D’autant que pour coller aux dernières tendances, les professionnels ont renouvelé le marché avec des décors bien plus actuels. Revêtements nouvelle génération, les sols dits modulaires se plient aujourd’hui à toutes les fantaisies scénographiques illustrant notamment notre engouement pour les matériaux bruts et naturels comme le béton, l’ardoise, la pierre, le cuir ou le métal. Décryptage d’une nouvelle tendance mode.  

Le décor Butterfly Elite Copper avec ses effets cuir vieilli et ses dessins en surimpression, apporte un relief de surface très chic, (existe également en version Dark et Gold) système de pose avec clic ou collée, 29,90 € et 23,90 € le m2 Informations lecteurs : 0810 1274 892 ou serviceconso@gerflor.com

Les atouts des sols en vinyle 

L’arrivée sur le marché des produits modulaires marque clairement l’évolution majeure des sols en PVC. Autrefois vendus en rouleaux, les sols en vinyle sont depuis proposés en dalles ou en lames et offrent une facilité de pose incroyable. « En misant sur le développement des lames et des dalles autoadhésives, les fabricants répondent aux préoccupations actuelles des consommateurs enclins à davantage de simplicité », confirme le groupe Gerflor. L’occasion rêvée, pour les différentes gammes de produits, de s’enrichir en termes de formats et de finitions. « Les dimensions sont plus contemporaines, adaptées à la décoration des intérieurs, les matières et les motifs sont reproduits de manière ultraréaliste, les finitions sont plus poussées, puisqu’elles reprennent, au toucher, les aspects du parquet, de la pierre ou encore du béton », détaille-t-on, chez Saint-Maclou.   

Mais les atouts de ce revêtement plastique ne s’arrêtent pas là. Comme l’explique les fabricants, « les capacités d’isolation thermique et phonique du PVC, pour peu qu’il soit doublé d’un envers mousse ou textile, en font un beau challenger du stratifié ou de la moquette ».  Enfin, antiallergique et antibactérien, sa surface reste à « isotempérature », en s’autorégulant selon les saisons. Il convient même aux logements chauffés par le sol, jusqu’à 28 °C. Leur seule limite connue étant leur piètre résistance au feu.

Un bel effet parquet vieilli, l'entretien en moins pour ce sol PVC, modèle fashion brera 10.99 euros le m2, www.leroymerlin.fr/

Un revêtement tendance

Les sols modulaires en vinyle bénéficient aujourd’hui d’une immense variété de décors qui mettent en exergue un bel éventail d’effets naturels, minéraux et organiques. « Notre modèle Pub Dark offre par exemple de profonds dégradés de bruns et affiche une
impression d’usure hyperréaliste », détaille Gerflor. « Dans le même esprit, nous avons travaillé sur un effet de cuir vieilli et ses dessins en surimpression plus vrai que nature. »    

Autre tendance, les grandes largeurs séduisent avec une imitation carrelage, pierre ciment ou béton combinant effets de surface et grainage. Les dalles s’orientent vers du 60/60 cm, voire 60/90 cm, tandis que le standard 40/40 cm est boudé par les acheteurs. Les impressions terrazzo influencent aussi les intérieurs depuis quelques mois. Phénomène similaire pour les lames de parquet. Les motifs sont de plus en plus imposants, dans des formats en grandes longueurs (1,50 à 1, 80 m) et largeurs. L’esprit rustique, sombre ou cérusé a cédé sa place aux bois naturels, presque blanchis, s’inspirant de l’esthétique scandinave avec une belle veinure apparente. Dans la tendance du DIY (do it yourself), les sols en PVC ouvrent aussi la porte au calepinage. Cet exercice qui consiste à rendre chaque sol unique grâce à un subtil jeu de mélanges en insistant sur les contrastes prend de l’ampleur. Un exemple ? Un tapis en carreaux de ciment sous la table de la salle à manger, tandis que le reste de la surface au sol est habillé de lames imitation décor bois.

Forbo innove avec une nouvelle collection de PVC et une mise en œuvre rapide et propre sans colle ni adhésif, gamme Modul’up habitat à partir de 21 euros HT le m2 fourni-poséwww.forbo-flooring.fr

PVC ou vinyle ?
PVC ou vinyle, c’est la même chose, ce sont tous les deux des revêtements plastiques. Différenciés autrefois par le procédé de fabrication, ils sont aujourd’hui utilisés l’un ou l’autre sans faire de référence à la manière dont ils ont été fabriqués. À savoir : par enduction pour le vinyle, la matière première sous forme liquide est appliquée sur un support ou par calandrage pour le PVC, la matière première est aplatie entre deux rouleaux.

Une pose allégée

PVC ou vinyle, les sols souples se présentent sous forme de rouleaux, de dalles (format carré, 30 x 45 cm ou 45 x 45 cm) ou sous forme de lames (format rectangulaire, en moyenne 15 x 92 cm ou 15 x 94 cm). Si les premiers ont l’avantage d’assurer une belle homogénéité du sol (sans joints apparents), les secondes offrent la possibilité d’être remplacées individuellement en cas de souci. Si une trace indélébile ou un choc demeure, il suffit de changer la dalle concernée. Les lames sont quant à elles à privilégier pour créer un effet parquet. Souvent vécue comme un véritable casse-tête, la pose des revêtements de sols en vinyle a considérablement évolué. « La colle est de plus en plus souvent mise sur la touche », traduit le groupe Gerflor. Repositionnables, auto-adhésives, autoplombantes ou à clipser, les dalles et les lames assurent désormais un changement de décor en quelques heures, sans travaux d’envergure. La pose flottante est une pose facile à réaliser, même pour un novice. Les produits à coller existent toujours, principalement en rouleaux. Mais les dalles et les lames à clipser font un carton. Plus épaisses, elles offrent une meilleure tolérance d’absorption des irrégularités et une meilleure acoustique. Si vous craignez de faire vous-même les découpes et la pose de votre sol vinyle, n’hésitez pas à demander l’aide d’un professionnel.

La collection Starfloor Click Ultimate signée Tarkett propose une gamme de motifs bois et pierre qui grâce à une nouvelle méthode de grainage, ont le toucher et la chaleur des essences naturelles, www.tarkett.fr/

Un sol vinyle à quel prix ?

Bon élève concernant la variété des gammes et motifs proposés, premier de la classe sur les systèmes de pose, le sol vinyle passe aussi le test du prix haut la main. Chez Gerflor, les clients aux budgets serrés peuvent trouver des produits allant de 8 à 15 €/m2. « Notre gamme Texline, en rouleau, s’adapte à tout, se pose et se dépose sans difficulté. C’est l’exemple de la solution facile, robuste et sans préparation requise », précise le fabricant. « Pour des dalles et lames à l’esthétique davantage poussée et aux motifs variés, prévoyez entre 25,90 et 35,90 €/m2 », indique Saint-Maclou. Sur des gammes encore plus qualitatives, soit des dalles et lames à clipser, avec un effet décor bluffant, et d’une épaisseur de 5 à 6 mm, il faut prévoir une dépense comprise entre 20 et 65 €/m2, en moyenne. Pourquoi un tel écart de prix ? « Il s’explique en raison des critères d’épaisseur, de résistance à l’usure et au trafic (plus élevé dans une entrée que dans une chambre) ou encore au poinçonnement (marque des talons ou des pieds de meubles sur le sol) », justifie le groupe. Sachez que le pays dans lequel le produit a été fabriqué et ses composants ont également une incidence sur le montant du ticket de caisse. Autant d’éléments à prendre en compte avant de faire son choix.

Des lames à l’aspect brut et vieilli comme recouvertes de chaux apportent du cachet à ce très long couloir , système de pose collée ou avec clic vertical, décor Virtuo Crepato Clear, à partir de 29,90 € le mètre carré, Informations lecteurs : 0810 1274 892 ou serviceconso@gerflor.com

Se fier à la norme

En règle générale et comme pour tous les produits, les premières gammes de prix n’offrent pas une résistance suffisante. Il existe une classification des sols PVC, qui vous permettra de connaître avec précision le comportement de votre revêtement dans le temps. Évitez d’opter pour un modèle conçu pour un passage modéré si vous souhaitez une certaine tenue dans le temps. Pour un couloir ou une chambre d’enfant par exemple, privilégiez toujours un sol souple indiqué pour des pièces à passage intensif. « La norme NF UPEC est un bon repère », souligne le groupe  Gerflor. Elle permet de définir la résistance du sol selon plusieurs critères : sa résistance au passage (U), sa capacité à résister aux poinçonnements (P), sa résistance à l’eau (E), sa résistance aux détergents (C). Plus les chiffres sont élevés, plus les produits seront robustes et durables. Un sol PVC trouvera sa place sans problème dans une pièce humide. Il s’agit simplement de choisir un modèle adapté, en prenant en compte sa compatibilité avec ce type de pièce. •

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