Une première maison E+ C- en Nouvelle Aquitaine

Cette réalisation remarquable relève un double défi : être autonome en énergie tout en étant bas carbone. Découvrez comment cette demeure écoresponsable servira sans doute de modèle aux constructions de demain.

Bienvenue à Saint-Quentin-de-Baron. Cette petite commune située en région bordelaise vient d’accueillir une maison innovante signée IGC. Cette réalisation de presque 90 m² est la première de la région Nouvelle Aquitaine à obtenir le label Energie Positive & Réduction Carbone (E+ C-). Elle a été certifiée par Promotelec Services.

Une double certification. Ce label est particulièrement exigeant puisqu’il cible deux éléments distincts d’une construction dite écologique. Il faut d’abord que la maison soit à énergie positive, c’est-à-dire qu’elle consomme moins d’énergie qu’elle n’en produise. Mais il faudra également que toute la construction de la maison se place dans une démarche dite bas carbone, autrement dit que l’impact environnemental du bâti soit le plus faible possible.

Autonomie d’énergie. Concrètement, la maison IGC affiche une excellente performance énergétique notamment grâce à la qualité des équipements, des matériaux et de sa conception adaptée aux conditions climatiques de la région. Mais en plus, elle produit elle-même sa propre énergie grâce aux panneaux photovoltaïques placés en toiture. L’électricité captée alimente le réseau domestique de la maison et le surplus sera stocké dans les batteries pour être utilisé plus tard.

Bas Carbone. La construction de la maison a été réalisée dans le cadre d’une démarche écoresponsable visant à diminuer au maximum son empreinte carbone. Cela se traduit par des actions précises. IGC a favorisé un approvisionnement de matériaux en circuit court, c’est-à-dire via des distributeurs se trouvant à proximité du chantier afin de limiter les transports et les émissions à effet de serre. Ainsi les briques et le béton ont été fabriqués à moins de 20 kilomètres.

Un air pur. Mais pour être vraiment écologique, une maison doit également se soucier du bien-être et de la santé de ses occupants. C’est pourquoi la qualité de l’air fait l’objet d’une grande attention dans cette demeure. Elle accueille ainsi des capteurs de CO2 qui mesurent le taux de dioxine de carbone présent dans l’air. Les résultats sont visibles sur un smartphone ou une tablette. Et si le taux devient trop élevé, on pourra accélérer la puissance de la ventilation mécanique par insufflation (VMI) ou encore ouvrir la fenêtre de toit motorisée. D’autre part, les plaques de plâtre qui constituent les cloisons sont capables de capturer la grande majorité des polluants qui rentrent dans la maison, ce qui diminue allergies et autres expositions à des substances toxiques.

La maison en bref. Cette demeure de plain-pied de 89,2 m², avec un plan en V, se compose d’une pièce à vivre de 35 m² et de trois chambres. Pour le chauffage, elle est équipée d’une pompe à chaleur air/air gainable. L’eau chaude est assurée par un chauffe-eau thermodynamique. L’installation de panneaux photovoltaïques s’étend en toiture sur 19,6 m². Elle comprend un ondulateur et une batterie. Une VMC hygroréglable et une VMI s’occupe du renouvellement de l’air. La domotique permet de contrôler et de suivre les consommations énergétiques de manière précise. Les menuiseries utilisent un vitrage à faible émissivité pour améliorer les performances de la maison.

Le projet Comepos. Cette demeure a été réalisée dans le cadre du projet COMEPOS. Cette expérience menée par plusieurs acteurs majeurs du monde de la construction a pour ambition de mesurer l’impact énergétique et environnemental des usages des résidents d’une maison à énergie positive. A terme les retours d’expérience seront précieux pour contribuer à la future réglementation thermique et environnementale de 2020. 

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