Un crédit très sécurisé

Pour financer votre projet de construction, vous pouvez bâtir un crédit sûr, qui s’adapte aux aléas de la vie comme de la conjoncture. Les explications de Sandrine Allonier, directrice de la communication du courtier Vousfinancer.

La crise de la Covid-19, l’état d’urgence sanitaire et le confinement ont remis en avant l’une des qualités majeures des prêts immobiliers d’aujourd’hui : leur grande sécurité. Ces financements vous permettent en effet de faire face à une baisse temporaire de vos revenus. Et puis les banques restent rigoureuses dans leurs conditions d’octroi des prêts. Elles comptent bien limiter les risques d’impayés et n’accordent des crédits qu’à ceux qui peuvent les rembourser. Au résultat, le taux de défaut français sur les crédits immobiliers est le plus bas d’Europe. Le point sur la sécurisation des prêts et les conseils de Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer.  

Construiresamaison.com : sécuriser un prêt immobilier, ça commence par quoi ?
S. Allonier : La priorité, pour l’emprunteur, c’est de ne pas se mettre en difficulté. Il choisira une mensualité raisonnable, qui lui permettra de continuer à vivre normalement. Pour rappel, l’échéance de remboursement doit représenter, au maximum, 33 % des revenus mensuels de l’emprunteur autres charges incluses, mais il vaut mieux rester un peu en dessous de ce plafond.

Respecter cette règle de 33 %, c’est suffisant pour blinder le prêt ?
L’emprunteur veillera à l’argent qu’il lui reste une fois la mensualité payée. Ce reste à vivre doit être suffisamment important pour assurer les dépenses du foyer. Les banques, en général, le chiffrent à 1 500 € par mois pour un couple plus 500 € par enfant à charge. Ce critère joue un rôle de garde-fou : si le reste à vivre n’est pas suffisant, les banques refusent le crédit même si la règle des 33 % est respectée. 

Faut-il garder une marge de manœuvre financière ?
Bien sûr ! D’abord parce que c’est plus prudent puisque cet argent permet de faire face à d’éventuels imprévus. Mais aussi parce que de plus en plus de banques l’imposent pour accorder un prêt. Pour elles, cette marge de manœuvre doit représenter entre trois et six mensualités du crédit.

Le crédit peut-il s’adapter à l’évolution des revenus de l’emprunteur ?
Oui. Il choisira ainsi des échéances modulables. Elles peuvent être réduites de 10, 20 ou 30 % pendant un an. De quoi continuer à rembourser en cas de baisse temporaire des revenus. Autre possibilité : les mensualités reportables. Les paiements sont suspendus pendant un ou deux trimestres (sauf l’assurance) et sont reportés en fin de crédit. Attention : réduire ou reporter des échéances allongent la durée du prêt et augmentent son coût.

Un dernier conseil pour sécuriser le financement ?
Réaliser le projet en signant un Contrat de construction d’une maison individuelle ou CCMI-loi de 1990. Avec lui, l’emprunteur bénéficie d’une garantie de livraison à prix et délais convenus. Une maison qui sera forcément terminée sécurise l’emprunteur, mais aussi les banques puisque ce bien garantit le crédit. Ce n’est pas un hasard si la plupart des prêteurs ne financent que des projets sous CCMI !

Assurance emprunteur : l’autre sécurité
Pour accorder un crédit, les banques imposent la souscription d’une assurance décès-invalidité. Elle prend en charge tout ou partie des remboursements en cas d’incapacité de travail ou de décès. Tarif : dans les 0,30 % du capital emprunté. Une somme souvent vue comme un coût mais qu’il vaut mieux considérer comme un investissement dans la sécurité. Si un coup dur survient, la famille peut rester dans la nouvelle maison !

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