Quel avenir pour le PTZ ?

Le PTZ, un crédit gratuit qui aide les familles à faire construire, sera modifié l’an prochain. Quels sont ces changements ? Comment profiter dès aujourd'hui de ce coup de pouce qui peut atteindre 138.000 euros ?

Le PTZ ou prêt à taux 0 %, c’est un crédit gratuit qui aide les familles modestes ou moyenne à acheter ou à faire construire leur première résidence principale. Attribué en fonction des ressources des bénéficiaires et de l’adresse de la nouvelle maison, il représente 40 % du projet de construction dans les grandes agglomérations, en Ile-de-France, dans le Genevois français, sur une partie de la Côte d’Azur (zones A et B1 du dispositif), secteurs dans lesquels il dure jusqu’à fin 2021. Dans les villes moyennes et les secteurs ruraux (zones B2 et C), il compte pour 20 % du projet mais il s’arrête au 31 décembre 2019. Ceux qui comptent faire construire sur ces adresses n’ont plus que huit mois pour  profiter du PTZ.

Bâtir un patrimoine. Dans les zones B2 et C, il n’y aura plus d’aides pour ceux qui souhaitent s'offrir une maison neuve dès 2020. « Si les pouvoirs publics persistent dans leurs choix, ils devront assumer politiquement le blocage du parcours résidentiel de dizaines de milliers de familles », pointe Patrick Vandromme, président de LCA-FFB, la principale organisation professionnelle du logement neuf. Lequel d’appeler « au maintient du PTZ, notamment dans les zones B2 et C, mais aussi au rétablissement de l’APL Accession, qui a été supprimée dans le neuf depuis janvier 2018. Ces mesures permettraient à des milliers de ménages souvent modestes de bâtir un patrimoine durable, tandis que l’Etat et les collectivités locales percevraient de substantielles recettes fiscales ».

Emploi et territoires. La Fédération française des constructeurs de maisons individuelles (FFCMI) demande elle aussi le maintien du PTZ neuf en zones B2 et C à partir de 2020. « Sur ces secteurs, l’aspiration des Français reste l’accession à la propriété dans le neuf et la maison individuelle est une forme de logement qui correspond à leurs attentes », estime Gérard Lebesgue, président de cette organisation. « Les finances publiques s’y retrouveront largement par la TVA engendrée, l’emploi créé ou préservé, la revitalisation des territoires et la satisfaction d’une large partie de nos concitoyens. » Reste à savoir si ces professionnels seront entendus. Le gouvernement a reconnu que la suppression de l’APL Accession était une mauvaise mesure. Mais il ne l’a pas rétablie pour autant.

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