Pompe à chaleur : louer plutôt qu’acheter ?

Les particuliers qui font construire ou qui envisagent de changer leur système de chauffage pourraient dans quelques années payer un droit d’usage pour leur pompe à chaleur au lieu de l’acheter. Cette somme inclurait l’installation, la maintenance et le remplacement de l’appareil, une piste explorée par l’Afpac.

Voiture, photocopieur, machine à café… Le point commun entre ces produits ? Ils peuvent être loués et non plus achetés ! L’économie de l’usage également appelée économie servicielle se développe selon un modèle économique qui privilégie la fourniture de l’usage de l’équipement et le maintien de sa performance plutôt que sa vente. L’Afpac, organisation professionnelle qui regroupe les fabricants de pompes à chaleur et l’ensemble des acteurs de la filière Pac planche sur cette thématique.

Service inclus. Selon cette formule, l’utilisateur doit s’acquitter d’un droit d’usage, incluant l’ensemble des prestations : installation, mise en service, entretien, dépannage et renouvellement à terme. Ce droit d’usage est comptabilisé sur la base « d’unités d’usage » mesurables et facturables selon divers indicateurs : consommation d’énergie, coefficient de performance, température de confort produite. 

Une pompe à chaleur entretenue. Cette économie de la fonctionnalité présente plusieurs avantages. La maintenance de la pompe à chaleur étant incluse dans le loyer, l’appareil serait régulièrement entretenu. Ce qui n’est pas toujours le cas ! Une prestation qui, d’ailleurs, ne serait pas sans conséquences pour les industriels comme le rappelle Jean-Pascal Chirat, vice-président de l’Afpac : « si nous devons intervenir régulièrement chez le particulier, la conception de la pompe à chaleur doit nous faciliter sa maintenance. Les produits devront disposer d’un « indice de réparabilité » plus élevé qu’actuellement ». Plus facilement réparables, ces installations qui peuvent, dans certains cas, nécessiter le remplacement de quelques pièces verraient leur durée de vie prolongée. « Nous nous inscrivons dans l’économie durable », explique Jean-Pascal Chirat. 

Des économies d’échelle indispensables. Si ce nouveau marché s’inscrit dans une démarche de développement durable, encore faut-il que le prix de ce service soit accessible financièrement aux particuliers. Les industriels comptent sur le remplacement accéléré de nombreuses chaudières anciennes par des pompes à chaleur dans les prochaines années pour faire baisser les coûts des matériels et celui de la nouvelle prestation. « La stratégie bas carbone définie par la France contribuera au développement des équipements utilisant des sources d’énergie renouvelables », précise Jean-Pascal Chirat. « Ce qui fera progresser les ventes de pompes à chaleur. » 

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