Objets connectés : ça marche ?

Les objets connectés font le buzz. Mais les Français sont-ils prêts à payer pour s’offrir ces bijoux de technologie censés faciliter la vie ? Pour répondre à ces questions, le baromètre Qualitel/Ipsos a sondé 3.400 personnes. Et les résultats sont surprenants.

Les Français sont loin d’être réfractaires aux objets connectés. Mieux : pour le baromètre Qualitel/Ipsos, qui a sondé 3.400 personnes, ces équipements « génèrent une vraie appétence pour le consommateur ». Mais tous ne sont pas logés à cette même enseigne de la popularité. Ce sont surtout les équipements dédiés à la sécurité des personnes et des biens qui ont la cote. En revanche, certains services ou applications ont du mal à percer, sans doute parce qu’ils sont encore un peu nouveaux et/ou pas encore entrés dans les mœurs.

Priorité à la sécurité. 46 % des 3.400 personnes interrogées dans cette vaste étude sont prêtes à acheter des services d’alertes fuite d’eau, gaz ou incendie, 42 % misant sur les systèmes anti-intrusion. Le compteur intelligent n’est pas forcément honni. 41 % des sondés sont prêts à s’offrir cet équipement controversé. Les capteurs dédiés à la surveillance des personnes âgées ou handicapés sont appréciés par 40 % des sondés. Au bout du compte, plus des trois quarts des personnes interrogées jugent que ces services/applications sont utiles dans la vie quotidienne.  

Assistants vocaux : ça coince ! A l’heure où la qualité de l’air intérieur devient un enjeu majeur, seuls 23 % des Français souhaitent acheter un capteur qui surveille CO2 et composés organovolatils. Les sondés sont encore prêts à se lever pour fermer les volets : 21 % comptent s’offrir une commande à distance. L’électroménager intelligent séduit 19 % des Français, un chiffre qui descend à 16 % pour les assistants vocaux et à 14 % pour les enceintes connectées. Le bonnet d’âne revient au réfrigérateur connecté (11 % des suffrages). Et oui : nous sommes encore nombreux à regarder dans le frigo pour savoir ce qu’il faut acheter !

Les craintes des Français. Si les objets connectés ont du mal à percer, c’est parce qu’ils « soulèvent encore des interrogations » estime le baromètre. Première crainte : « sept personnes sur dix craignent que leurs appareils ne tombent en panne et que plus rien ne fonctionne. » 50 % des Français « ont peur de perdre la maîtrise de leurs équipements » et 48 % « craignent de devenir dépendants de la technologie et de ne plus savoir comment faire sans ». Comme le soulignait récemment l’Observatoire Promotelec des mutations dans l’habitat, « les marques doivent encore faire des efforts pour convaincre pleinement les utilisateurs potentiels de l’utilité des objets connectés ».

Avenir constructif. Pour les objets connectés, le salut pourrait venir de la maison neuve. Les constructeurs proposent, en équipement de base, des systèmes de commande des volets, de la porte de garage et une alarme. Une offre qu’ils complètent avec des packs (sécurité, gestion du confort et de l’énergie, etc.) qui permettent de s’équiper à bon compte. Des dispositifs d’aération automatique permettent de renouveler l’air intérieur sans compromettre les économies d’énergie. La production et la consommation d’électricité photovoltaïque sont gérés par des systèmes intelligents, les « smart grids ». Bref, la maison neuve est déjà entrée dans l’ère de l’habitat connecté. De quoi convaincre les habitants des autres types de logements ?

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