Maisons : plus grandes et plus chères en Île-de-France

Quelle est la surface des terrains et des maisons neuves en Île-de-France ? Quel type de chauffage choisissent les acquéreurs ? Domexpo en collaboration avec Caron Marketing a mené l'enquête.

Avec ses quatre villages-expos en Île-de-France, Domexpo est un observatoire de premier plan. Selon le dernier baromètre de la maison neuve co-réalisé avec Caron Marketing, les acquéreurs franciliens construisent plus grand et plus cher.

Des terrains plus petits. En Île-de-France, les terrains sont presque deux fois plus petits que la moyenne nationale : 700 mètres carrés contre 1.200 m2. Pour Dominique Granseigne, président de Domexpo, « les différences entre la moyenne France et l'Île-de-France s’observent principalement sur le foncier. D’une façon générale, il y a en effet plus de foncier disponible en province, qu’en Île-de-France : le Baromètre Domexpo le montre bien puisque la moyenne France des terrains est quasiment 2 fois supérieure à celle de l’Île-de-France ».

Un foncier plus cher. Les constatations de Domexpo sont corroborées par la dernière analyse de l'Insee sur le prix des terrains à bâtir. En 2017, le prix moyen des terrains au mètre carré en Île-de-France est de 232 €/m2 (85 €/m2 au niveau national). Le prix médian s'établit quant à lui à 259 €/m2. Il peut même monter jusqu'à 364 €/m2 dans le dernier quartile. Des prix qui expliquent en grande partie la taille des terrains. Même si globalement les budgets des Franciliens sont plus confortables, le coût du foncier pèse aussi plus lourd dans l'enveloppe globale.

Des maisons plus spacieuses. Si les terrains sont plus petits, les maisons sont en revanche plus grandes ! Elles font en moyenne 126 m2 contre 121 m2 au niveau national. L'Île-de-France est même la région où l'on construit le plus grand. L'explication est à aller chercher du côté des revenus des acquéreurs. Ils sont tout simplement beaucoup plus confortables qu'ailleurs.

La pompe à chaleur s'impose. Enfin côté chauffage, les Franciliens sont 60% à opter pour une pompe à chaleur air/eau contre 51% pour le reste de la France. Cette distorsion est à aller chercher encore une fois dans l'enveloppe globale du projet qui est beaucoup plus confortable que partout ailleurs (185.500 € vs 165.500 €). Ce type de chauffage est étroitement corrélé aux revenus des acquéreurs. L'Insee ne manque pas d'ailleurs de préciser que 21% des ménages français ont opté pour un chauffage 100% électrique. Une solution technique beaucoup moins chère à l'investissement.

Le PTZ, un levier essentiel. Si l'enveloppe consacrée à la construction de la maison est plus élevée, les acquéreurs sont aussi plus nombreux à faire appel au Prêt à taux zéro. Ils sont 56% (51% au niveau national). Ce prêt sans intérêts peut atteindre en Île-de-France jusqu'à 40% du prix de la maison.

Des différences qui vont s'accentuer
La suppression programmée en 2020 du Prêt à taux zéro en zones B2 et C (communes de 50.000 habitants à 250.000 habitants et secteurs  ruraux) devrait accentuer le fossé entre l'Île-de-France (zone A bis) et le reste de la France. Cet ajustement va exclure de facto un grand nombre de primo-accédants dans les secteurs ruraux et autour des villes moyennes.
En 2016, 60% des PTZ accordés pour l'achat d'un logement neuf l'ont été pour des opérations en zones B2 ou C. En dehors des Franciliens le choc risque d'être rude pour bon nombre d'acquéreurs… Les derniers PTZ dans les zones  B2 et C devront être souscrits avant le 15 novembre 2019 dernier carat. Après il sera trop tard.

 

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