Maisons : où font construire les Franciliens ?

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La crise sanitaire a bouleversé le comportement des acquéreurs. La dernière étude Domexpo, qui compte six villages expositions en Île-de-France, met en lumière l’appétit de verdure et d’espace des Franciliens.

En 2020 près de 7 000 Franciliens qui ont demandé une autorisation de construire une maison. L’année dernière a été exceptionnelle à tous points de vue. Une petite révolution qui a influencé durablement le comportement des acquéreurs. Pour la nouvelle édition de son Baromètre, Domexpo s’intéresse aux zones géographiques choisies par les Franciliens.

2020 une année atypique. Les deux confinements ont mis en lumière le besoin d’espace et de verdure et le télétravail s’est généralisé. Certains ont franchi le pas et choisi de s’éloigner délibérément de Paris. L’éloignement et son corollaire le temps transport ne sont plus un critère rédhibitoire. « La région Île-de-France reste atypique dans son fonctionnement : un Francilien sur trois choisit de s’en éloigner, alors que dans le reste de la France, les ménages préfèrent rester dans leur région d’origine », ne manque de préciser Daniel Lair-Lachapelle, président de Domexpo

Les chiffres du marché francilien. En 2020, 6 999 ménages originaires de l’Île-de-France ont demandé fait une demande de permis de construire. Parmi eux, 4 824 ont fait construire en Île-de-France, soit 69 %. Le trio de tête des départements où les ménages ont fait le plus construire est : la Seine-et-Marne (77), les Yvelines (78) et l’Essonne (91).

L’Ouest attire. Parmi ceux qui ont choisi de faire construire en dehors de l’Île-de-France, près d’un tiers ont choisi un département de la bordure Atlantique et particulièrement la Bretagne, 12 % un département de la bordure méditerranéenne et 23 % un département limitrophe à la région. « Avec la crise du Covid-19 et la généralisation du télétravail, les particuliers font le choix de s’éloigner de la région parisienne, tout en y conservant une activité professionnelle, et de profiter, avec famille et amis, d’une maison avec jardin », commente Daniel Lair-Lachapelle.

© Domexpo

Marché de report. « Ceux qui choisissent de faire dans des départements limitrophes (majoritairement dans l’Oise-60, dans l’Eure-et-Loir-28 et dans l’Eure-27) », ajoute Daniel Lair-Lachapelle. Et de préciser : « Des chiffres qui pourraient probablement évoluer dans les prochaines années avec le développement du télétravail ». Ces départements se positionnent plutôt comme des marchés de report où l’offre foncière est abondante et surtout financièrement beaucoup plus accessible. Un critère essentiel pour les primo-accédants.