Maisons : construisez parasismique

La France n'est pas à l'abri des tremblements de terre. Face à ce risque, les pouvoirs publics ont mis en place une réglementation qui allie information du public et règles de construction parasismiques. Explications pour bâtir solide et résistant.

1.500 : c'est le nombre de séismes qui chaque année touchent la France. L'immense majorité d'entre eux est de faible intensité et la plupart du temps, personne ne les remarque. Certains se font plus fortement ressentir. Témoin ceux enregistrés en Vendée en février 2018 (magnitude 4,8), en Martinique en septembre 2018 (magnitude 6) et bien-sûr à Montélimar le 11 novembre 2019 (magnitude 5,4).

Tremblements de terre. Les secteurs les plus sensibles au risque de tremblement de terre : Les Antilles, la Réunion, les Pyrénées, l'arc alpin et le territoire de Belfort. D'ailleurs l'un des séismes les plus catastrophiques à l'échelle historique a eu lieu à Bâle en 1356 et avait une magnitude de 6,7 ou 6,9 ! Il est même devenu le tremblement de terre de référence. La Vendée, l'Alsace et une partie du Massif Central sont eux elles concernées, mais dans une moindre mesure.

© Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement

Construction sous protection. Face à ce risque, la loi est claire. Lorsqu'un un projet de construction est envisagé dans une zone sismique, il doit se conformer aux normes de construction parasismiques. Issue de l’application des règles européennes dites Eurocode 8, elle divise la France en cinq zones, de 1 (séismicité très faible) à 5 (séismicité forte). « 60 % des communes françaises sont situées en zones de séismicité 2 à 5 » explique le ministère de la Transition écologique et solidaire. Les constructeurs ont l'obligation de s'y conformer sous peine de poursuites et d'amendes. Il n'y a aucune dérogation possible.

Parasismique : les formalités. Lors de la demande de permis de construire pour les bâtiments où des mesure d'adaptation sont obligatoires, une attestation établie par le contrôleur technique doit être fournie. Elle spécifie qu'il a bien fait connaître au maître d’ouvrage son avis sur la prise en compte des règles parasismiques au niveau de la conception de la maison. A l’achèvement des travaux, le maître d’ouvrage doit fournir une nouvelle attestation stipulant qu’il a tenu compte des avis formulés par le contrôleur technique sur le respect des normes parasismiques.

Maison : une conception spécifique. Toute la structure de la maison est concernée par les mesures préventives. Les fondations devront être liées entre elles par un système de longrines, tandis que les murs d'élévation seront chaînés verticalement et horizontalement. La charpente sera solidaire de la structure. Quant aux ouvertures, elles seront insérées dans des encadrements en béton armé.

Combien ça coûte ? Le surcoût est estimé entre 1 et 2% du prix total de la maison, ou 4% du gros œuvre. Une somme modique au regard des réparations que provoquerait un séisme. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site gouvernementale d'information sur les risques naturels et technologiques (www.georisques.gouv.fr) et le site officiel de la prévention des risques sismiques (www.planseisme.fr).

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