Maison : matériau innovant

Un bloc béton qui intègre une mousse de ciment, pour un mur à la fois porteur et isolant : c’est la solution Airium mise au point par Lafarge-Holcim. Comment ça marche ? Combien ça coûte ? Les réponses de Julien Guiganti, directeur business Unit pour Airium.

Lancés sur le marché fin 2017, les blocs Airium de LafargeHolcim produits par Alkern, Fabemi et Seac gagnent du terrain dans le monde de la construction de maisons. Près d’un million de ces parpaings de nouvelle génération ont été vendus. Retour sur ces débuts constructifs avec Julien Guiganti, directeur business Unit pour Airium.

Construiresamaison.com : le bloc Airium, comment ça marche ?
Julien Guiganti : C’est un bloc béton rempli d’une mousse de béton appelée Airium (développée par LafargeHolcim). Entièrement minéral, il affiche de hautes qualités d’isolation tant matière de thermique que d’acoustique. 100% recyclable, produit localement, il émet très peu de CO2, le principal gaz à effet de serre. Grâce à ses bonnes performances en matière de réduction de son empreinte carbone, il cadre avec la prochaine réglementation environnementale, la RE 2020.

La pose est-elle compliquée ?
Nous proposons trois gammes. La première s’assemble avec un mortier ciment traditionnel, les deux autres étant posées sur joint mince avec un mortier-colle qui permet un gain de 30% à la pause. Les artisans, les entreprises de bâtiment sont rôdés à ces méthodes de travail. Dans tous les cas, un isolant est ajouté, ce qui permet d’obtenir facilement une performance très élevée. Il est par exemple possible d’atteindre le niveau du bâtiment passif. Les blocs peuvent recevoir tous les types d’enduits et sont conçus pour limiter considérablement les risques de fissures.

Un bloc Airium, c’est cher ?
Notre bloc d’entrée de gamme (coefficient de résistance thermique R* de 0,6) permet de bâtir des maisons adaptées aux budgets des jeunes familles modestes. Le milieu de gamme (R de 1) est au même niveau que la brique et le haut de gamme (R de 1,8) est moins cher que le béton cellulaire. Avec ce bon rapport qualité/prix et ces bonnes performances environnementales, nous comptons bien augmenter notre part de marché. Nous allons bâtir trois nouvelles usines en 2019 et 15 unités de productions seront en service d’ici 2021. De quoi passer de 400 chantiers en 2018 à plus de 5.000 chantiers !

 *Le coefficient R mesure la résistance thermique d’un matériau. Plus il est élevé, plus les capacités d’isolation sont importantes. Pour les maisons conformes à la norme actuelle, la RT 2012, le coefficient R des murs varie de 3,5 à 5 (avec pratiquement toujours une isolation rapportée) en fonction de la zone climatique et des caractéristiques bioclimatiques de la maison. Un niveau deux fois plus exigeant que celui de l'ancienne réglementation, la RT 2005.

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