Maison : les Français repensent l’habitat de demain

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Une récente étude décrypte les attentes des particuliers en matière d’habitat individuel. Entre considérations environnementales et impératifs de confort, force est de constater que la maison de demain constitue déjà l’actualité d’un grand nombre de constructeurs.

Passés les épisodes de confinement et les turpitudes économiques de ces derniers mois, les Français clament avec force leur attachement à l’habitat individuel. Si la crise a indéniablement consacré la fonction refuge du logement, elle a aussi et surtout mis à jour de nouvelles attentes dessinant en creux la maison du futur. Lise Brunet, directrice conseil de Sociovision, Institut spécialisé dans le suivi et l’anticipation des valeurs, des modes de vie et de consommation, l’assure, « 2020 aura été une année de grande remise en question. Le regard des Français sur leur logement a changé et créé des besoins durables. Maison écologique, modularité des espaces de vie, pièces extérieures à vivre et à cultiver... ils sortent de cette crise avec plein de projets dans la tête ». Une ferveur « bâtisseuse » loin d’être restée à l’état embryonnaire, puisque sur le premier quadrimestre de 2021, les constructeurs observent une augmentation de 61 % des ventes par rapport à la même période de 2020 et de 17 % par rapport aux quatre premiers mois de 2019.  « L’ambition des Français à réinventer leur logement constitue indéniablement une opportunité supplémentaire pour les professionnels de l’habitat », conclut la directrice.

Une maison durable et économe. Interrogés sur leur rêve de maison idéale par Sociovision pour l’Ameublement français, les Français se montrent sensibles aux problématiques environnementales.  Ils souhaitent une construction durable qui sait vivre en harmonie avec son environnement. Autant de critères que le neuf sait satisfaire, en ajoutant un habitat très économe en énergie (les maisons neuves sont forcément classées A ou B sur le diagnostic de performance énergétique). A noter la prochaine réglementation environnementale, la RE 2020, qui entrera en vigueur en janvier 2022, va imposer un bâti encore plus performant et la décarbonation des énergies et des matériaux.

Confort et bien-être. Le confort, mais aussi l’aménagement d’espaces dédiés au télétravail ou aux loisirs figurent également parmi les souhaits des Français. La maison redevient un véritable lieu de vie pour toute la famille, avec plus d’équipement, plus de bien-être et davantage de loisirs. Confortable mais aussi et surtout personnalisable, voire sur mesure, la maison neuve constitue une réponse adaptée à la gestion et à l’optimisation de l’espace. Certaines pièces se veulent ainsi multifonctionnelles permettant de s’adapter aux différents besoins des habitants ou aux modifications à venir de la cellule familiale.

Place au jardin. Autre enseignement, l’extérieur est devenu un critère indispensable pour nos concitoyens. « Jamais terrasses et jardins n’auront été aussi investis et choyés », confirme Lise Brunet. Et de poursuivre : « Après plusieurs mois de confinement, le retour des beaux jours résonne en effet de manière plus intense ». Disposer de son propre carré vert ... Voilà justement ce qui pousse majoritairement les particuliers à acquérir une maison neuve. Selon une enquête l'Unep-les entreprises du paysage, nous serions un sur cinq à considérer qu'il constitue la pièce la plus importante. Signe qui ne trompe pas, la part du budget consacrée à son aménagement n'a cessé de s'accroître et représente en moyenne aujourd'hui 10 à 15 % du prix de la construction.

Mobilier made in France. Cet engouement pour la maison se traduit par une envie de s’équiper en meubles révèle l’étude. Là aussi les attentes sont fortes. 80 % des Français jugent important une fabrication à partir de matériaux naturels (bois, pierre…) et 76 % plébiscitent le « made in France » en achetant de préférence des produits fabriqués localement. Autre critère d’achat décisif, la transparence sur les modes de fabrication. 79 % estiment ainsi qu’il est primordial de savoir d’où proviennent les produits qu’ils achètent. Pour autant, seulement 18 % sont prêts à payer plus cher pour du local. « Le défi de la fabrication française dans les années à venir sera de prouver qu’elle est accessible au plus grand nombre », analyse Lise Brunet.