Les maisons neuves au crible

Les maisons qui sortent de terre sont majoritairement équipées d’un chauffage central alimenté par une pompe-à-chaleur qui fournit aussi l’eau chaude sanitaire.

Une habitation de 105 m² construite en parpaings et dotée d’une pompe-à-chaleur pour son chauffage… C’est le portrait-robot d’une maison neuve conforme à la réglementation thermique, la RT 2012 dévoilé par l’observatoire technique du marché du neuf réalisé par EDF/ Les constructeurs et aménageurs de la Fédération française du bâtiment. Ce dernier a en effet passé au crible pas moins de 88 633 maisons.

Surface stable. La surface habitable des maisons qui sortent de terre est relativement stable d’une année sur l’autre. Elle s’élève en effet à 105 m² en moyenne, un chiffre qui connait une faible amplitude. Les plus grandes habitations offrant 114 m² quand les plus petites disposent d’une superficie habitable de 97 m².

Un succès béton. Avec une part de marché de 47 %, le béton s’impose comme le premier matériau de construction dans l’habitat individuel. Economiques et faciles à poser, les parpaings en béton font partie des produits de construction les plus utilisés depuis plusieurs décennies par les entreprises du gros œuvre dans la plupart des régions de l’Hexagone. Les nombreuses unités de fabrication réparties sur l’ensemble du territoire -800 sites sont répertoriés par la Fédération de l’industrie du béton (FIB)- permettent aux constructeurs d’être par ailleurs livrés très rapidement.

La brique en dauphine. Seule exception à la domination du béton : le Sud-Ouest où la brique est reine représentant environ 80 % des maisons neuves. Une hégémonie logique car cette région qui a accueilli par le passé de nombreuses briqueteries a adopté ce matériau pour son patrimoine architectural. A l’échelon national, la brique représente 39 % des habitations neuves, l’ossature bois et l’ossature métallique arrivant loin derrière avec seulement 14 % des constructions.

La pompe-à-chaleur ne manque pas d’air. Avec près d’une maison équipée sur deux, la pompe-à-chaleur constitue le mode de chauffage incontournable en maison. L’obligation d’utiliser une énergie renouvelable a favorisé l’utilisation de ce produit qui dispose par ailleurs d’un bon rendement. Les pompes-à-chaleur utilisant les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau circulant dans le plancher-chauffant ou les radiateurs bénéficient en effet d’un coefficient de performance (COP) supérieur à 3. Ce qui signifie qu’un 1 Kw consommé restitue 3 Kw de chauffage !

L’outsider sort du bois. Le chauffage bois arrive en seconde position avec 23 % des constructions. Un chiffre quelque peu surprenant car la plupart des bureaux d’études thermiques chargés de réaliser les études thermiques notent plutôt une diminution du nombre de poëles à granulés installés. Si cette solution est moins onéreuse qu’une pompe-à-chaleur, elle est en revanche moins confortable à l’usage car il faut recharger régulièrement l’appareil en granulés. La température obtenue n’est pas non plus homogène sauf à installer un système de distribution de chaleur, une rareté dans le neuf. Le gaz occupe quant à lui la troisième place avec une part de marché de 22 %. Technologie éprouvée, la chaudière gaz à condensation occupe toujours une bonne place dans l'habitat individuel neuf.

L’eau chaude à la pompe. La pompe-à-chaleur est plébiscitée pour la production de l’eau chaude sanitaire ! Le chauffe-eau-thermodynamique (CET) qui récupère les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau du ballon équipe déjà une maison sur deux. Et si on ajoute la pompe-à-chaleur double service qui assure le chauffage et la fourniture de l’eau chaude, on arrive à 92 % ! Outre l’obligation d’utiliser une énergie renouvelable, le succès du CET s’explique notamment par son coût d’investissement moins élevé que celui du chauffe-eau solaire thermique et son rendement nettement meilleur. La part de marché du solaire thermique ne représente plus que 2 % !  

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