Financement : le PTZ prolongé !

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Le PTZ va durer un an de plus et sera clos au 31 décembre 2022. Une bonne nouvelle pour des milliers de familles qui chaque année posent leur première pierre grâce à cette aide à l’accession à la propriété.

Sa fin était programmée pour le 31 décembre 2021. Mais le PTZ (prêt à taux 0 %) durera un an de plus. Lors des débats sur le projet de loi de Finances pour 2021, le gouvernement a introduit un amendement qui prolonge cette aide à l’accession à la propriété d’un an. Le PTZ sera donc clos au 31 décembre 2022. Ses conditions ne changent pas. A une exception près : les revenus à prendre en compte pour l’obtenir seront désormais calculés sur les revenus de l’année en cours et non plus sur ceux de l’année N-2. Pour décrocher un PTZ en 2020, il fallait se baser sur les revenus de 2018.  

Coup de pouce bienvenu. Cette prolongation est la bienvenue. Le PTZ est le seul dispositif de soutien à l’accession à la propriété reconnaît le gouvernement. Chaque année, il permet à des dizaines de milliers de familles aux revenus modestes et moyens de faire construire. Sur les 91.518 PTZ distribués en 2019, 51,4 % ont servi à financer des maisons neuves contre 49,1 % en 2018 selon la Société de gestion du fonds de garantie à l’accession sociale (SGFGAS), l’organisme public qui gère tous les financements réglementés.

Des atouts en nombre. Dans la mesure où il est gratuit (il n’y a pas d’intérêts à payer), le Prêt à taux 0 % permet aux familles bénéficiaires de faire des économies sur leur financement. Autre avantage : une partie du PTZ se rembourse après le crédit principal auquel il est associé. Ce qui fait baisser la mensualité. Dès lors, le bénéficiaire respecte plus facilement la règle des 33 % (l’échéance de prêt ne peut pas dépasser le tiers des revenus) et il a davantage de chances de décrocher son crédit.  

Soutenir le bâtiment. Si le gouvernement a décidé de prolonger le PTZ, c’est aussi parce qu’il constitue « un outil de soutien indirect à la construction de logements, une activité durement éprouvée par la crise », lit-on dans l’exposé des motifs de l’amendement. Selon les professionnels du neuf, un logement construit permet de créer ou de maintenir deux emplois. Rappelons aussi que les maisons neuves sont soumises à TVA et qu’elles permettent à l’Etat d’engranger chaque année des millions d’euros.

Conditions d’obtention. Le PTZ est réservé aux primo-accédants (ceux qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale pendant les deux années qui précèdent l’émission de l’offre de prêt). Ce crédit gratuit est accordé sous conditions de ressources. Pour en bénéficier, une famille de trois personnes vivant dans une ville moyenne (zone B2 du dispositif) ne doit pas gagner plus de 45.900 € par an. Près de 80 % des Français peuvent obtenir un PTZ. Pour en savoir plus, voir notre dossier sur le PTZ.

Jamais seul avec le PTZ. Le prêt à taux 0 % finance 20 ou 40 % du projet (selon l’adresse de la maison). Il doit donc être associé à un autre crédit, qu’il s’agisse d’un emprunt du secteur libre ou d’une formule réglementée comme le Prêt à l’accession sociale (Pas). Le PTZ peut aussi être complété par d’autres formules comme le prêt Action Logement. Ce dernier vient d’être amélioré : son montant peut désormais atteindre 40.000 € et son taux est ramené à 0,5 % brut (hors assurances).

Respecter les critères bancaires. Dans la mesure où le PTZ s’ajoute à un autre crédit, il faudra respecter les conditions des banques pour décrocher le financement. Mieux vaut disposer d’un apport personnel d’environ 10 % du prix du projet. Les comptes devront être bien tenus (pas de découverts, pas d’incidents de paiement, etc.). Mieux vaut emprunter en couple avec au moins un CDI. La règle des 33 % doit être strictement observée. Pour tout savoir sur cette question qui compte, voir Les critères des banques.