Comment sécuriser votre crédit

Protection-revente, assurance emprunteur, mensualités modulables ou reportables : autant de solutions qui sécurisent votre prêt. Mode d'emploi pour bien vivre vos remboursements.

Une formule de sécurisation gagne du terrain en matière de crédit immobilier : la protection-revente. Comment ça marche ? En cas de vente prématurée de la maison liée à des évènements inattendus, vous, en tant que propriétaire, subissez une baisse de prix. Celle-ci est compensée par la protection-revente. Une garantie accordée sous conditions. La durée de couverture est limitée (de deux à neuf ans selon le courtier Cafpi). Le montant représente jusqu'à 20% de différence avec le prix d'achat avec des plafonds variables (20 000 € chez le courtier Immoprêt). La garantie ne joue que dans des cas limités (naissance de jumeaux, perte d’emploi à l’initiative de l’employeur, ou encore mutation professionnelle à plus de 100 km du domicile). Le tarif varie de 200 à 1 000 € en fonction de l’étendue des prestations proposés. Un prix qui peut toutefois être inclus dans le financement voire dans le contrat, comme c‘est le cas chez le constructeur Maisons d’en France, qui propose cette garantie depuis des années.

Un financement bien assuré. Le financement de votre projet est assorti d’autres sécurités. Lorsque vous empruntez, la banque vous impose la souscription d’une assurance décès-invalidité. Elle prend le relais des remboursements si vous ne pouvez plus travailler pour cause de maladie, d’accident ou de décès, par exemple. Le coût : dans les 0,30% du capital emprunté si vous optez pour l’assurance de la banque (ce que l’on appelle le contrat groupe). Si vous choisissez un assureur extérieur (délégation d’assurance), comme les lois Lagarde, Hamon et Bourquin le permettent, vous pouvez diviser la facture par deux ou par trois. Surtout, vous devez considérer cette assurance emprunteur comme un investissement. Si un accident provoque une incapacité de travail, vous et votre famille gardez la maison. Ce que vous ne pouvez pas faire si vous êtes locataire.

Des remboursements sur-mesure. Autre sécurité : les mensualités modulables ou reportable. En cas de baisse de vos revenus (perte d’emploi par exemple), vous pouvez diminuer le montant de votre échéance de prêt pour faire face à cet aléa. Toujours en cas de difficultés temporaires, vous pouvez reporter plusieurs mensualités en fin de crédit. Attention : moduler les mensualités à la baisse et/ou les reporter en fin de crédit allonge la durée de remboursement et augmente les intérêts à payer. Mais ces possibilités sont plafonnées (par exemple, vous ne pouvez pas baisser votre échéance de plus de 30%), ce qui limite ces frais. Notez par ailleurs que ces souplesses de fonctionnement font perdre tout intérêt à l’assurance perte d’emploi. Chère (jusqu’à 0,8% du montant emprunté) cette dernière ne prend en charge qu’une partie des mensualités en cas de chômage et ne peut être mise en œuvre qu’après le respect de délais de carence et de franchise.

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