3 idées reçues sur la maison saine

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Les préjugés ont la vie dure. C’est du moins ce qui ressort du dernier observatoire des Français et la pollution intérieure. Avez-vous bien conscience des produits dangereux dans votre foyer ? Rappel des gestes indispensables pour vous protéger à la maison.

Le troisième Observatoire Maison Verte des Français et la pollution intérieure vient de paraître. En pleine crise sanitaire, les questions liées à la santé dans l’habitat apparaissent plus que jamais essentielles. Pourtant l’étude prouve que dans l’Hexagone, la population n’a pas encore adopté les bons gestes pour une maison saine. Pire, certains ont du mal à se débarrasser de certaines croyances autour des polluants intérieurs. Retour sur ces idées dangereuses pour notre santé.

43 % des Français pensent que l’air de leur foyer est moins pollué que l’extérieur

C’est faux ! En réalité, l’air intérieur est jusqu’à huit fois plus pollué que l’air extérieur. Et cette pollution représente un vrai danger pour notre santé. L’observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) impute ainsi au moins 20.000 décès par ans à la pollution intérieure. L’OMS va plus loin en affirmant que certaines substances nocives entraineraient quelques formes de cancers et d’AVC.

En maison neuve sachez qu’une nouvelle réglementation RE 2020, entrera en vigueur au 1er janvier 2022. Elle devrait renforcer les contrôles notamment au niveau de l’entretien de la ventilation, pilier indispensable de la qualité de l’air dans votre maison. N’oubliez pas non plus d’aérer régulièrement votre maison en ouvrant les fenêtres tous les jours et au moins 10 minutes. Fait étonnant révélé par l’étude : si 79 % des personnes interrogées adoptent ce geste, ce chiffre est en baisse de 5 points depuis 2017 ! Preuve que malgré la crise sanitaire, tous les Français n’ont pas encore conscience de la nécessité de l’aération pour leur santé.

57 % des Français pensent que l’utilisation de javel a un impact positif sur notre santé.

Attention. Si la javel assainit la maison en la débarrassant de certains virus et bactéries, son utilisation n’est pas sans conséquence sur la santé des individus. Pourquoi ? Elle contient du chlore, une substance irritante pour la peau, les yeux et même les voies respiratoires. Sa toxicité a également un impact sur l’environnement. Sachez aussi que les agents désinfectants à base d’ammonium quaternaire peuvent créer des résistances bactériennes. C’est-à-dire que les bactéries finissent par muter et devenir plus résistantes. Enfin leur sur-emploi risque de favoriser le développement d’allergies.

Quelles alternatives ? L’observatoire recommande le recours à des désinfectants à base d’acide lactique. Cet acide d’origine végétale, produit naturellement également par notre corps, a des propriétés de désinfection puissante et efficace et le tout sans vous faire courir le moindre danger. 

Seuls 18 % des Français savent ce que sont les perturbateurs endocriniens

La bonne définition. Ces substances contenues dans certains cosmétiques et pesticides utilisés dans notre alimentation peuvent perturber l’action de nos hormones et créer des troubles (puberté précoce, fertilité, maladie thyroïdienne, obésité…) et favoriser des maladies (malformations, cancer, dysfonctionnement immunitaire…). Les perturbateurs endocriniens pénètrent dans notre organisme par ingestion, inhalation ou simple contact de la peau.

Mieux s’informer. Les Français ont entendu parler des perturbateurs endocriniens et souhaitent s’en protéger mais ils ont encore du mal à les identifier sur une étiquette. Le Bisphenol A, le plomb et les parabènes font partie des substances les plus connues. Mais le Téflon et les composants fluorés passent souvent entre les mailles du filet. L’observatoire insiste également sur le fait que l’acide lactique et le bicarbonate de soude n’en contiennent pas contrairement à ce que pense encore une partie de la population (15 % pour l’acide lactique et 6 % pour le bicarbonate).