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Matériaux de couverture : un choix limité

Un choix encadré par les règles d'urbanisme

Si vous disposez en théorie d'un large panel de solutions, le choix est relativement encadré. Les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les plans d'occupation des sols (POS) définissent en effet une famille de tuiles qui peut être choisie selon la localisation de la parcelle.

Le choix sera encore plus restreint si la future construction sort de terre dans un secteur dépendant de l'Architecte des Bâtiments de France. Les ABF vérifient que toute nouvelle construction ou rénovation, située à proximité d'un bâtiment classé, respectera l'architecture locale.

Ce professionnel peut alors imposer le matériau de couverture et la couleur. Ce qui génère la plupart du temps un surcoût.

Un choix limité par les règles de construction

Outre les règles d'urbanisme, le choix de la tuile doit respecter la pente du toit. La pose des éléments de couverture devra être conforme au DTU qui définit les règles de l'art. Ce travail se fait d'ailleurs de plus en plus rapidement. Les industriels ont en effet créé des tuiles à pureau variable qui compensent les éventuels défauts de la toiture. Il est ainsi possible de la décaler sur la longueur ou sur la largeur. Ce pureau variable évite aussi les découpes sur le chantier.

Tuiles : attention au règle d'urbanisme

© Armat

Lors de la pose, le couvreur utilisera un écran de sous-toiture. Imposé réglementairement dans les secteurs de montagne pour empêcher la neige poudreuse de pénétrer dans les combles, ce produit est de plus en plus répandu, comme le rappelle Pierre Jonnard : « l'écran contribue à l'isolation de la toiture. Un toit mal isolé est à l'origine de 30 % des déperditions thermiques d'une maison. L'isolation de cet ouvrage est la plus facile à réaliser et la moins chère ».

Placé entre le matériau de couverture et l'isolant, l'écran protège les combles des variations de température. Mais ce n'est pas son seul rôle ! L'écran évite aussi qu'une infiltration d'eau, occasionnée par une tuile cassée, imbibe l'isolant et pénètre dans les murs ou le plafond. L'écran ramène en effet l'eau à la gouttière. « La performance d'un isolant est réelle si ce dernier est sec, précise Pierre Jonnard, président de la Fédération des fabricants tuiles et briques (FFTB). Une laine de verre ou de roche qui serait imbibée perd 80 % de ses performances. » L'écran augmente aussi la résistance du toit à l'arrachement lors des tempêtes. Les rafales de vent très violentes qui ont sévi dans l'Hexagone en 1990 ont rappelé tout l'intérêt que pouvait représenter cet équipement peu coûteux.

J. Augereau © construiresamaison.com - 1 juil. 2009 - Contacter la rédaction

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