em>« D'une façon générale, l'offre foncière est suffisante en Bourgogne comme en Franche-Comté, mais le terrain reste cher », explique Patrick Barbier. Disponibilité et prix varient bien entendu selon les départements et la proximité des agglomérations.
Bourgogne : un foncier hétérogène
© Gardavaud Habitations
Sur le terrain bourguignon, les parcelles, en tissu rural, hors lotissements, font entre 1.000 et 1.500 m2. Près des villes les surfaces rétrécissent nettement : de 500 à 600 m2. Les zones rurales se vendent à 50 ou 60 € le mètre carré, et certains secteurs à très bas prix : en Saône-et-Loire, des terrains partent à 6 € le mètre carré... Ce n'est pas le cas de la région d'Auxerre, dans l'Yonne. « Avant, à 15 km d'Auxerre, on trouvait des terrains pas trop chers, maintenant ils peuvent atteindre 60.000 € », souligne Didier Perrot, directeur commercial de la maison Lenac et Erbat. Côté ville, Dijon tient le haut du pavé, en Côte-d'Or, avec ses lots qui se vendent à 60.000 ou 70.000 € (250 € le mètre carré). « Certains constructeurs me disent qu'à Dijon le foncier vaut presque le coût de la maison », répercute Patrick Barbier. Les villes de Saône-et-Loire sont plus abordables : entre 100 et 120 € le mètre carré pour Mâcon et Châlon-sur-Saône.
Franche-Comté : le grand écart
Dans le Jura, le foncier n'a pas augmenté. Nicolas Fidon, gérant des maisons Constructions de Tradition, l'observe et ajoute : « mais il y a peu d'offres, peu de terrains en diffus, et les lotissements ont du mal à suivre. En campagne, il faut préserver les zones agricoles, et ceux qui veulent construire en dehors des villages se voient souvent opposer un refus de certificat d'urbanisme. Tout cela a une incidence sur le foncier, évidemment ». Les parcelles ont tendance à se réduire, ce qui n'est pas dans la culture des locaux, habitués aux grandes surfaces. Le prix moyen du terrain en zone rurale est très raisonnable, 30 € le mètre carré, et peut descendre à 20 €. Une exception, à l'autre bout de l'échelle : la zone frontalière avec la Suisse, où les tarifs flirtent avec les 180 € le mètre carré. Même constat sur le marché frontalier de Lionel Jacquet, directeur de HDCB Haut-Doubs Créer Bâtir : « le foncier y augmente : 150 € le mètre carré vers Pontarlier ou Morteau. Et plus on monte en altitude, plus les prix grimpent... ». Mais dans ce département également, dès qu'on s'éloigne de la frontière, la valeur des terrains peut être divisée par deux, voire davantage.
© Maisons CT
Dans le secteur rural du Haut-Doubs, des villages se développent, dépassant les deux mille habitants. « On y trouve des crèches, des écoles, des collèges, des services de proximité. Les gens sont attirés par ces communes, au foncier accessible ; c'est un marché en progression », continue Lionel Jacquet. Dans les grandes villes, les prix sont élevés. À Besançon, où une gare TGV a été inaugurée le 11 décembre 2011, le prix du foncier est de 150 € le mètre carré viabilisé. En première couronne, il descend à 95 €. Et vingt kilomètres plus loin, à 45 €. Fanny Moyse, responsable de l'aménagement foncier au groupe Moyse, n'est pas convaincue par la politique de densification urbaine. « Pour une personne qui travaille à Besançon, il peut être plus intéressant d'habiter à 10 km de la ville, mais du bon côté par rapport à son lieu de travail, plutôt que dans la ville mais de l'autre côté, avec les encombrements, et la série de feux rouges sur le trajet. C'est logique, il suffit de regarder une carte. Et ce n'est pas moins écologique. » De nombreux constructeurs s'interrogent, comme elle, sur le bien-fondé de cette densification urbaine volontariste.
Les constructeurs en
Maisons Batidur
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Phenix
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Maisons Clair Logis
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Les Maisons Aura
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Maisons Omega
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I.g.c.
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Demeures de la Cote d'argent
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Alpha Constructions
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