Maison neuve : attention à la mérule

La mérule est un champignon qui s'attaque aux boiseries dans les bâtiments présentant un excès d'humidité. L'agence Qualité Construction rappelle que le risque n'est pas nul, même en maison neuve.

 

Rien de comestible concernant ce champignon également appelé « la lèpre des maisons ». Terriblement vorace, le ou la mérule s’attaque en effet aux boiseries dans les bâtiments présentant un excès d'humidité et met en péril la solidité de l’ouvrage. Sa présence a été identifiée dans plus d’une cinquantaine de départements en France. L’agence Qualité Construction dans une plaquette d’information rappelle l’essentiel des mesures préventives à adopter, notamment pour la construction neuve. Rappel des faits.

L’ogre des boiseries. La mérule consomme la cellulose pour assurer son développement et détruit de ce fait le bois et ses dérivés. Leur dégradation peut provoquer l’effondrement des charpentes, des planchers ou tout autre élément structurel. Difficile à diagnostiquer, ce champignon lignivore est par ailleurs difficile à éradiquer. Il ne « meurt » pas mais entre en période de latence et est prêt à se « réveiller » dès que les conditions d’humidité et de température sont à nouveau favorables.

Un véritable fléau. Si la mérule peut vouer un logement à la destruction, elle peut aussi infester des communes entières par le biais des bâtiments mitoyens. La contamination est en effet compliquée à endiguer d’autant que l’homme, le vent et les animaux sont des vecteurs qui permettent aux spores (se logeant dans les plinthes, les planchers, les cloisons et les plafonds) de proliférer à grande vitesse.   

Mesures préventives. L’idée est d’éviter la présence d’eau et d’humidité dans le bâti. Pour l’agence Qualité Construction, une attention toute particulière doit être portée à la ventilation tout comme à la présence de ponts thermiques. « La composition des murs doit éviter l’apparition d’un point de rosée au sein de la paroi extérieure, en particulier pour les constructions en bois ». Enfin, les concepteurs devront se montrer vigilants « dans la prescription d’emploi de bois naturellement résistants ou d’une durabilité conférée suffisante vis-à-vis du risque champignon au regard de la classe d’emploi selon la norme  NF EN 355 ».

Mérule : le saviez-vous ?
La mérule se développe dans l’obscurité et dans un espace non ventilé (derrière les plinthes, dans les plafonds, sous les revêtements de sols) et, souvent, ce n’est que lorsque le bois est complètement attaqué et tombe en poussière, que l’on s’aperçoit de sa présence. L’éradication de ce champignon est réglementée et seules des sociétés spécialisées peuvent intervenir.

 Pour en savoir plus : le site de l'Agence Qualité Construction, www.qualiteconstruction.com

Publié par
© construiresamaison.com -