Maison : anticiper les erreurs d'implantation

Un dépassement de quelques dizaines de centimètres sur le terrain du voisin ou une implantation trop basse ne permettant pas l'évacuation gravitaire des eaux usées peuvent coûter très cher.

Un mur qui empiète de quelques dizaines de centimètres sur le terrain du voisin, une maison implantée trop bas ne permettant pas l’évacuation gravitaire des eaux usées vers le réseau de ville, une construction non alignée au regard des exigences d’urbanisme… ça n'arrive pas qu'aux autres !

Pour y voir plus clair, l'Agence qualité construction vient d'éditer une plaquette pour éviter ces désagréments lourds de conséquences. À partir de constats effectués par des experts construction, des professionnels ou des assureurs, cette plaquette recense les principaux types de sinistres liés à l'implantation de la maison.

La maison n'est pas au bon endroit. Les experts recensent régulièrement les erreurs de planimétrie. Cela va de l'empiétement de la maison sur le terrain du voisin à la construction trop proche d'un bâtiment existant entraînant des risques en matière de sécurité incendie en passant par l'implantation de la maison en dehors de la zone définie par le plan du règlement de lotissement. L'erreur de planimétrie peut aussi engendrer une pente trop forte pour le garage en sous-sol.

Erreur d'altimétrie. Si la maison n'est pas construite à la bonne altitude, les conséquences peuvent également être lourdes. Les eaux usées ne pourront pas s'écouler par gravité. Une implantation trop haute au regard des règles d'urbanisme pourra avoir des conséquences gênantes en matière d'ombre et de vue par rapport aux propriétés voisines.

Des conséquences souvent très lourdes. Dans le pire des cas et après décision de justice, ces erreurs peuvent entraîner la démolition partielle ou totale de la maison. Un permis de construire devra être déposé avec à la clef un retard de chantier important.

Pour le constructeur ces erreurs ne sont pas sans conséquences non plus puisque ses primes d'assurance de responsabilité augmenteront, sans compter une mauvaise image.

Les bonnes pratiques. Pour éviter ces désagréments, l'AQC préconise une vérification sur place par un géomètre du bornage du terrain ainsi que ses limites. L'AQC invite aussi à utiliser les derniers plans indicés et à rédiger un PV d'implantation. Enfin vérifiez avec votre assureur si vous êtes garanti contre ce risque. 

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