Crédit immobilier : des taux encore attractifs

En septembre, après un mois d'août marqué par la stabilité, quelques banques ont à nouveau baissé leurs taux de crédit. Une période propice pour les emprunteurs qui peuvent espérer de bonnes conditions de financement. Décryptage.

Si pour de nombreux Français la rentrée a rimé avec effervescence, sur le front du crédit immobilier en revanche, l’ébullition est loin d’être de mise. Les taux d'intérêt restent globalement bas, en-dessous de la barre symbolique des 2% (1,60% sur vingt ans selon l'observatoire Crédit Logement).  En outre, si certaines banques ont déjà largement rempli leurs objectifs de production, elles ne comptent pas pour autant fermer le robinet. Le mois de septembre reste donc une période favorable pour emprunter, « avant une fin d’année qui pourrait être plus compliquée en raison des incertitudes et des enjeux qui se dessinent pour l’année 2018 », selon le réseau de courtier Vousfinancer.

Quelques baisses en septembre. « Les barèmes reçus sont stables ou en baisse, de 0,05 à 0,15%, en fonction de la durée d'emprunt », signale Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux.com. « Ce sont les premières baisses depuis quatre ou cinq mois. » Un fléchissement lié notamment au recul des taux d’emprunt d’Etat selon la porte-parole. Mais pas seulement. Un dossier immobilier prenant trois mois à être bouclé, septembre est donc la dernière fenêtre de tir en 2017 pour capter de nouveaux clients ou conserver les parts de marché que les banques ont acquises ces derniers mois… « Pour les emprunteurs, c’est un moment opportun pour obtenir de bonnes conditions » analyse Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer.

Des objectifs atteints. D’autant que les établissements bancaires après avoir beaucoup prêté en ce début d’année (certains dépassant même leurs objectifs annuels), comme en témoigne les chiffres de la Banque de France (194 milliards d’euros de nouveaux crédits à l’habitat cumulés à fin juillet 2017, soit une production qui devrait atteindre un nouveau record à près de 300 milliards d’euros), devraient commencer à prévoir 2018.   

Des profils favorisés. Se plaignant de marges émaciées sur les prêts immobiliers, elles pourraient décider de les distribuer au compte-goutte  dans les mois à venir. « Elles pourraient être plus sélectives, elles feront la fine bouche en essayant d'attirer un public au profil potentiellement plus rentable », souligne Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer.  Et de préciser : « dans ce contexte, les primo-accédants peuvent tirer leur épingle du jeu. Mais des dossiers plus atypiques du point de vue des banques, comme les CDD ou des revenus un peu justes, pourraient être pénalisés ».

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