Chauffage : la pompe à chaleur s'impose

Les chauffages électrique et à bois baissent au profit de la pompe à chaleur. Si elle est plus chère à l'achat, elle offre un bon niveau de confort et surtout un retour rapide sur investissement. Une notion importante pour les acquéreurs.

Les villages-expositions sont un bon observatoire des tendances. Les constructeurs sont au contact de la clientèle et y décèlent leurs souhaits en matière architecturale mais aussi pour l'équipement de la maison. Fort de cette relation privilégiée, Domexpo, leader des villages de maisons d’exposition en Ile-de-France, présente les résultats de son Baromètre Energie. Les tendances laissent apparaître des évolutions rapides dans les habitudes des Français.

Le chauffage et la production d'eau chaude évoluent. « Le gaz naturel et la pompe à chaleur (PAC) sont de plus en plus plébiscités : sur le marché français de la construction de maisons individuelles, les deux solutions de chauffage et production d’eau chaude sanitaire par pompe à chaleur (PAC) ou gaz, peu présentes en 2010 (un quart des installations seulement) par rapport aux solutions électriques (effet Joule) et bois (deux tiers des installations), ont poursuivi leur progression pour représenter les deux tiers des installations en 2016 (+3% par rapport à 2015) », note Jean Grizel, président de Domexpo.

La PAC s'impose. Parmi les grandes tendances de cette nouvelle édition, la pompe à chaleur reste le système de chauffage favori des candidats à la construction, et plus particulièrement la pompe à chaleur air/eau. Elle est choisie par 37% des personnes interrogées. Ce système séduit d'abord par son potentiel de retour sur investissement. « C’est plus cher à l’achat, mais on s’y retrouve en consommation », note le baromètre.

Dépendance au réseau. Si globalement en 2016, la solution PAC représente 50% des solutions de chauffage et la solution gaz 18%, cette dernière reste très dépendante du maillage du réseau de distribution de gaz naturel (GrdF). Lorsqu'il dessert la commune, le choix devient alors évident. Ainsi pour la région Ile-de-France, très bien desservie en gaz naturel, cette énergie dépasse les 25% d’utilisation.

Bois et électricité en baisse. Parallèlement les solutions dites historiques comme l'électricité (les spécialistes l'appellent effet Joule) et le bois ont très fortement baissé (un quart en 2016). Au-delà du respect de la réglementation thermique 2012. Si le bois n'est pas pénalisé par la Réglementation thermique, la quasi-disparition du chauffage électrique s'explique par les freins qu'impose la RT. Pour s'équiper il faut en effet renforcer l'isolation. 

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